Jusqu'au bout de l'Asie...

Au coeur de la civilisation khmère

Publié dans Cambodge

Du 12 au 17 novembre 2012 / Temples d'Angkor

 

Les Apsara sont des danseuses venues des cieux pour chercher les héros morts au combat.  

 

Durant plus de 600 ans, entre le 9ème et le 15ème siècle, la cité d'Angkor fut le coeur du puissant empire khmer et l'une des plus grandes villes au monde avec son million d'habitants. Perpétuellement en guerre avec ses voisins du Siam (thaïlande), des Annamites (Vietnam) et de Chine, son histoire est ponctuée de déclins et renaissances, avant qu'elle ne tombe dans l'oubli lors de la chute de l'empire : vaincu par les puissants Siamois du royaume d'Ayuthaya, les khmers fuyèrent Angkor et fondèrent une nouvelle capitale à Phnom Penh, plus éloignée du Siam. Il faudra attendre 1860 pour que l'expédition menée par Henri Mouhot (cocorico!) redécouvre les lieux, et en fasse un site archéologique de première importance.

 

Puissante cité possédant un réseau de canaux d'irrigation très élaboré, Angkor est exclusivement connue pour ses temples. La raison est simple : il ne reste rien de la ville car tous les édifices administratifs et toutes les habitations étaient en bois. Seuls les temples rendant hommage aux dieux étaient construits en pierre et ont ainsi résisté aux ravages du temps.

 

 

 

Le complexe est immense, il ne peut raisonnablement pas se visiter à pieds. C'est donc sur 2 vélos d'époque Angkorienne (!) que nous commençons notre première journée d'exploration.

A chaque visiteur sa stratégie. En ce qui nous concerne, nous optons pour une montée en puissance progressive :

- une première journée consacrée aux temples se trouvant à l'est et au nord du complexe. Certains très célèbres, comme le fameux Ta Prohm ayant servi de décor au film Tomb Rider, d'autres beaucoup plus modestes et méconnus. Si nos calculs sont bons, nous devrions passer devant Angkor Wat et Angkor Thom, les 2 principales attractions, en fin de journée, alors que le soleil sera couché. Nous ne devrions donc les apercevoir que dans la pénombre, éventuellement éclairés par la lune.

- une deuxième journée débutant par un lever de soleil sur Angkor Wat, le plus célébre de tous les temples, que nous souhaitons découvrir lors d'une majestueuse mise en scène, la lumière matinale de l'astre reflétant le temple dans les bassins alentours et illuminant de tous ses rayons la nature environnante envahie de rosée nocturne. Puis le gros morceau : la visite d'Angkor Thom.

- une troisième journée consacrée à ce que nous n'aurons pas eu le temps de voir. Voilà pour la théorie !

 

Entre les temples, la ballade se fait dans un cadre charmant. 

 

 

Enfourchant nos montures dans la matinée, nous arrivons sur le site après une dizaine de kilomètres depuis Siem Reap, petite ville devenue grande grâce au phénomène Angkor. A l'entrée du parc, le Tonlé Sap (grand fleuve Cambodgien) s'écoule lentement et les bois qui le bordent donnent une ambiance reposante au lieu. La route de l'est que nous empruntons est peu fréquentée et la vie locale y demeure : écoliers en uniforme se rendant à l'école à vélo, paysans accompagnés de leur buffle, nous rappellent des scènes de vie observées maintes fois dans le pays. Comme si aucun bus de touristes ne parvenait à troubler les modes de vie ancestraux !

 

 

 

Après quelques coups de pédales appuyés, nous parvenons jusqu'au Prasat Kravan, notre dépucelage Angkorien ! Modeste temple édifié en 921 pour le culte hindou, il ne reste aujourd'hui que 5 tours alignées et construites en brique. La tour principale, la tour centrale, rend hommage à Vishnou dont on peut admirer les 8 bras à l'intérieur.

 

 

 

 

 

  

   

Pre Rup / Banteay Srei 

 

Quelques hectomètres plus loin se dresse le Banteay Kdei. Il fut édifié en 1185 par le roi Jayavarman VII qui fut l'un des grands bâtisseurs d'Angkor. D'inspiration bouddhique, il est entouré par des murs d'enceinte en latérite entrecoupés de portes ornées de grandes têtes représentant des incarnations du bouddha. Comme beaucoup d'autres temples, le Banteay Kdei est envahi par la végétation, et notamment par de grands "fromagers", arbres sur lesquels ne poussent pas de fromages (!) mais dont les racines s'immiscent dans la moindre entraille de roche. 

 

Portes d'entrée aux 4 têtes de bouddha. Si certaines sont en bon état comme celle-ci, d'autres

ont malheureusement été complétement pillées. 

 

Petit détour vers l'ouest, avant de poursuivre notre grande boucle de l'est, nous rejoignons Ta Prohm. Surtout célèbre pour avoir servi de décor au film Tomb Raider, ce grand temple dédié au culte bouddhiste et à la famille du roi fut édifié en 1186 par Jayavarman VII. Peu de restauration et une jungle envahissante donnent un attrait particulier au site. D'énormes racines s'incrustent absolument partout, engageant une longue bataille dans le temps contre la pierre. Ta Prohm attire les foules, et les files d'attente s'accumulent pour prendre LA photo à côté de LA racine ! 

 

 

   

Vues de l'intérieur du Ta Prhom.

 

Nous avalons les kilomètres pendant que les temples défilent sous nos yeux. Selon leur époque de construction, ils sont tantôt hindous, tantôt bouddhistes, et nous offrent des architectures diverses et variées où l'influence khmer est de plus en plus présente au fur et à mesure que les siècles s'écoulent. Dans ce grand ensemble verdoyant, les édifices font face à des champs cultivés, des petites cabanes ou des bois. 

 

La fin de journée approche, et nous pensons terminer par le Neak Pean. Alors que le ciel devient menaçant, Lucy descend de son vélo pour demander la route. Le sol est irrégulier, défoncé, les nids de poule pullulent.... Et krâââââââââck ! C'est la cheville ! Inévitable entorse, heureusement pas trop grave, car la cheville enfle peu, mais qui nécessite, normalement, quelques jours d'immobilisation. Dans l'immédiat, comment rentrer ? Nous nous trouvons à l'extrême nord du complexe, et notre hôtel est au sud de Siem Reap, soit une bonne quinzaine de kilomètres. Pendant ce temps, le ciel devient toujours plus menaçant. Les temples ferment dans 20 minutes, et le jeune gardien du Neak Pean où nous nous trouvons propose de ramener lucy en scooter à l'hôtel. Il dépose le vélo dans un petit restaurant tout proche. De mon côté, j'enfourche ma bicyclette et slalomme entre les premières gouttes qui font leur apparition. Très vite, c'est un véritable déluge qui s'abbat sur les lieux. Une délirante tempête de pluie qui nous trempe jusqu'aux os en quelques secondes. C'est à cet instant choisi bien involontairement que je passe devant des constructions immenses et majestueuses que je crois percevoir dans la pénombre. La nuit est tombée, la pluie redouble, et je devine les visages bouddhistes agrémentant les entrées d'Angkor Wat et d'Angkor Thom qui me surveillent de leur vieil oeil. Entre inquiétude pour lulu, qui file sur un scooter à travers les grosses gouttes de cette pluie saisonnière, et émerveillement de l'instant, rendu magique par ces 2 mythes masqués par la pénombre, mon esprit tangue. 

 

Puis j'accélère. Je sors du complexe en suivant la longue file de tuk-tuks qui ramènent les touristes à Siem Reap. Profitant de leur phare, je tente d'éviter les trous. La ville approche, puis la rue, puis l'hôtel. Le sympathique personnel m'accueille tout en s'excusant pour notre mésaventure. Lucy est bien arrivée.

Le lendemain, je tente de lui trouver des béquilles ! Peine perdue : taille maximale, 1m76 ! Une "géante" occidentale au pays des "petits" indochinois !!

 

Lucy ne résistant pas à l'appel d'Angkor, je me mets en quête d'un tuk-tuk pour le lendemain matin. Notre homme est à l'heure, il est 4h50. Nous prenons place parmi le bon millier de personnes présentes au sein de la grande esplanade d'Angkor Wat venu assister au lever du soleil. Il fait encore nuit. Les minutes passent, les premières lueurs apparaissent ! Lucy est assise, je lui assène mes premières consignes de prudence. A son grand dam, quelques milliards d'autres suivront lors des prochains jours...

Le soleil est à peine levé et nous réalisons que l'instant fatidique des premiers rayons révélant les majestueuses tours du temple est passé. Le spectacle est somptueux. Angkor Wat apparaît !

 

 

Lever de soleil sur Angkor Wat. 

 

D'abord Hindou et dédié à Vishnou, puis bouddhiste, il fut construit par le roi Suryavarman II au début du XIIème siècle comme temple d'état au sein de la grande capitale Angkorienne. Il est aujourd'hui le plus grand complexe religieux au monde, et est considéré comme le bijou architectural khmer.

 

 

    

Sur le site d'Angkor Wat. 

 

Une fois le soleil levé, les lieux se vident. Beaucoup de groupes retournent à Siem Reap prendre le petit déjeuner. Nous profitons de 2 heures de visite entre touristes indépendants avant que la meute ne revienne vers 8h30 ! La visite de l'intérieur du temple est tout aussi remarquable que l'extérieur. De nombreuses frises gravées dans la pierre ornent les murs et représentent diverses légendes et tranches d'histoire de la civilisation khmère. Des statues de bouddha et quelques fidèles se cachent dans quelques recoins du temple toujours utilisé comme lieu de culte. Les immenses couloirs reliant les différentes tours nous permettent de nous perdre au sein de l'édifice. Un ravissement, malgré la cheville meurtrie de Lucy qui n'est pas ménagée.  

 

Frise en bas reliefs sur les murs d'Angkor Wat. 

 

Les foules sont de retour, et nous partons pour Angkor Thom, à quelques centaines de mètres d'Angkor Wat.

 

Une partie du grand complexe d'Angkor Thom. 

 

Angkor Thom est le coeur du complexe, siège de l'ancienne grande cité royale, construit entre la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème. Entourée d'un imposant rempart entrecoupé de 4 portes surplombées par d'imposantes têtes représentant chacune l'un des 4 rois du panthéon hindouiste, Angkor Thom est constituée de nombreux édifices religieux tels que le Bayon et le Baphuon, d'un gigantesque palais royal, et d'un ingénieux système hydraulique composé de bassins récupérant les eaux usées et de nombreux canaux irriguant la cité. C'est ce système d'irrigation qui permit à Angkor de devenir l'une des cités médiévales les plus puissantes et prospères en favorisant des récoltes de riz abondantes plusieurs fois l'an. C'est également ce qui contribua à sa perte en provoquant un épuisement prématuré des sols.

La mi-journée approchant, la fatigue commence à se faire sentir. Il fait chaud, il y a beaucoup de monde et la cheville souffre. Cela fait déjà plus de 7 heures que nous sommes sur les lieux, le temps d'un repos réparateur est venu.

 

Je m'efforce de convaincre Lucy de soulager sa cheville quelques jours en l'immobilisant. il me semble plus sage qu'elle fasse abstraction de la 3ème journée de visite.

Je m'élance donc en solo à la découverte des quelques temples que nous n'avons pas vu. Pour se consoler, Lulu "s'offre" un repas à base de baguette typiquement française et de fromage !

Après m'être persuadé que j'ai croisé Barack Obama à bord de sa berline aux vitres teintées (il était effectivement présent sur les lieux ces jours-ci), avoir découvert quelques temples et fait réparer la roue crevée de mon vélo, je m'élance vers Preah Khan, mon coup de coeur. Construit à la fin du XIIème siècle en pleine nature, la jungle a envahi les lieux. Accessible depuis une majestueuse allée bordée de bustes en pierre, l'enceinte est un savant mélange de ruines bordéliques envahies d'insectes, d'ensemble de façades toujours debout résistant tant bien que mal aux attaques du temps, et d'une flore luxuriante et envahissante s'immisçant au sein du moindre recoin accessible. A l'heure où j'effectue la visite (entre midi et 2) il y a peu de touristes. Je peux contempler paisiblement les restes de l'édifice encore sur pieds, arpenter de vastes couloirs s'entremêlant, admirer les frises murales représentant de divines apsaras, et imaginer la magnificence du lieu à l'époque de sa grandeur.   

 

Majestueuses ruines du Preah Khan.

 

Malgré la célébrité du site, sa grande fréquentation et son exploitation commerciale (loin d'être excessive au point d'en hôter son charme), la visite des temples d'Angkor reste un grand moment de notre voyage au Cambodge. Plongés dans l'histoire d'une très grande civilisation, nous en ressortons ébahis !

 

Tandis que la cheville meurtrie de Lucy se remet lentement, notre rendez-vous à Vientiane avec Camille se rapproche. Nous décidons de nous rendre directement au Laos. Nous laissons derrière nous Angkor, ses mystères et ses fantômes, persuadés que la cité, trop belle pour disparaître, restera encore debout de longs siècles.         

      

 

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Publié à 16:21, le 2/12/2012 dans Cambodge, Angkor Vat
Mots clefs : empire khmertemples d'angkorangkor thomsiem reapangkor watarchitecturecivilisation khmèreapsara


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Publié par leo, le 5/12/2012 à 22:23
c est impressionnant tout ca!!!!
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Publié par Aude, le 5/12/2012 à 23:29
Je pense que ce sont les images que j'attendais avec le + d'impatience... C'est absolument magnifique, bluffant, incroyable... Merci de nous faire partager tout ça, avec vos photos mais également vos explications et anecdotes! C'est toujours un ravissement! Ma pauvre Lulu, j'espère que tu te remets doucement, fais attention à toi... Je pense très fort à vous... Moins de deux semaines maintenant ! :-D Avez-vous vu mon mail? Bisous
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Publié par Mayette, le 6/12/2012 à 10:09
Angkor !, c'est tellement gigantesque !
Tant vos récits vont à l'essentiel et nous incitent à les lire et à les relire , que je veux rester le plus longtemps possible dans mon 'imaginaire de ces lieux magiques et mystérieux.
Impressionnantes photos...
.bisous à vous deux
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Yo!!

Publié par Brice et Anne, le 8/12/2012 à 21:06
Salut! merci beaucoup pour votre carte postale, et bon rétablissement à Lucy. Le site a l'air ééénnoorrmmmee!! Bises
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Pauvre LULUUUUUUUUU

Publié par Véro, le 12/12/2012 à 10:03
Impressionnant tout ça! ça donne envie d'y aller!
Ma pauvre Lulu! j'espère que ta cheville va mieux...Je vois que Landry s'occupe bien de toi, c'est rassurant.
Je pense bien à vous! et continuez comme ça avec le BLOG c'est tellement SUPER!
Moment de pause au travail pour lire vos aventures, c'est tellement dépaysant.
MERCI pour ça.
bisous
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Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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