Jusqu'au bout de l'Asie...

Inventaire non exhaustif de la petite urbanité Thaïlandaise

Publié dans Thailande

Du 3 au 10 février 2013 / Khon Kaen ; Phitsanulok ; Phayao ; Chiang Raï / Thaïlande

 

Chat se reposant à l'ombre d'un stuppa, nord de la Thaïlande.

 

Initialement, ce début de mois de février devait marquer notre retour au bercail. Et puis, pris de passion pour les trains bondés asiatiques (!), nous prolongeons un poil ; un gros poil ! Car le gâteau du retour est énorme, ressemblant à un vrai contre-la-montre, entre réservations de transports et obtention de visas.

Afin de nous mettre doucement en appétit, nous prenons le parti de passer notre dernière semaine en Thaïlande en effectuant quelques sauts de puce dans le pays. Nous partons ainsi à la rencontre de petites capitales provinciales, où la chaleur de l'accueil des habitants se marie à l'atmosphère, calme et reposante, de ces cités méconnues. Si ce trait de caractère évoque leurs ressemblances, elles ont néanmoins chacune leur personnalité, ce qui fera de ce road trip dans la Thaïlande profonde un moment ininterrompu de découvertes.

 

 

Khon Kaen, ville de taille assez importante, plate et étendue, bénéficie d'une place stratégique, car centrale, dans le nord-est Thaïlandais : L'Isan. Cette grande région frontalière du Laos, au nord et à l'est, du Cambodge au sud, et irriguée par les eaux du Mékong, renferme quelques trésors méconnus, comme la route des citadelles khmères, de nombreux parcs nationaux, et quelques villes authentiques sans activité touristique.

Carrefour de toutes les routes de la région, Khon Kaen doit son dynamisme à sa position géographique, et son activité semble se concentrer essentiellement sur le commerce, de gros ou de détail, le petit service et l'artisanat. Le visiteur y découvre, en se mêlant à la population, une atmosphère très locale, loin des standards aseptisés des îles du sud. Se joindre à la clientèle du petit marché matinal pour y déguster une soupe traditionnelle, observer la sympathique population étudiante élisant domicile au McDo du coin après les cours, discuter avec les employés du petit musée national pas avares de sourires, ou essayer des chemises dans une petite boutique du night bazaar, bien aidé par une adorable vendeuse. Pas grand chose d'autre à faire à Khon Kaen ! Mais prendre le temps d'observer le quotidien citadin d'un peuple, c'est déjà beaucoup, surtout quand il est aussi attachant !

 

Marché matinal de Khon Kaen

 

Khon Kaen n'est pas une jolie ville. Elle ne possède pas de célèbres sanctuaires bouddhistes. Mais elle a bien plus à offrir aux voyageurs : une étape agréable, où l'accueil et les sourires de ces habitants sont autant de cadeaux à offrir que le patrimoine architectural ou culturel de n'importe quelle ville-musée. 

   

Phitsanulok, elle non plus, n'est pas une ville-musée. Pour preuve, l'une de ses principales attractions touristiques, la fabrique de bouddha, ressemble plus à une décharge semi-couverte où tout s'entasse. On s'attend à une fabrique marchande, avec une partie visite pédagogique, et une partie charmante boutique. On se retrouve en fait au milieu d'un hangar au fatras incroyable et d'une boutique poussiéreuse ! Mais au moins, ça respire l'authenticité, et on ne se casse pas la tête davantage !

 

Coucher de soleil sur la rivière Nan à Phitsanulok

 

La ville, quant à elle, se situe à une heure de route du site archéologique de Sukhotaï (ancienne capitale du royaume de Siam), sur la voie de chemin de fer très empruntée "Bangkok / Chiang Maï". Profitant pleinement de la présence de la rivière Nan, les habitants se détendent sur l'agréable promenade aménagée le long du cours d'eau en y pratiquant des cours de gym, ou de petits footings, sérieux pour certains, à l'intérêt plus "ciblé" pour d'autres qui effectuent de véritables sprints en bombant le torse afin d'attirer l'attention de la gente féminine !  

Tiens ! Une tête qui dépasse de la foule des runners ! Une tête blonde !! Un "farang", équipé comme un pro de la tête au pieds, quand certains Thai courent en converse, voilà qui ne passe pas inaperçu !

 

  

 Bords de rivière sportifs à Phitsanulok avec de la gym collective et du footing !

 

Le night bazaar, dont la présence est incontournable dans la plupart des villes Thaïlandaises, étale également ses stands le long de la rivière. Cela nous donne une bonne occasion de flâner au milieu des boutiques, et de déguster une excellente cuisine locale accompagnée d'une bière bien fraîche, bercés par le lent écoulement du fleuve faiblement illuminé par les lumières des petits restaurants flottants sur la rive opposée. Les propriétaires, charmant couple d'âge mûr, nous réservent un accueil toujours plus enthousiaste à chaque fois que nous revenons, même en plein après-midi, alors que la boutique est déserte, pour nous rafraîchir à l'ombre du brûlant soleil qui inonde la ville de sa chaleur. Nous ne manquons pas, grâce aux écrans présents, le dénouement d'une passionante série tv thaïlandaise, dont le suspense de l'intrigue amoureuse semble ne pas avoir d'égal ! Qu'Hitchcock remballe ses navets !

Mais à Phitsanulok, on y vient essentiellement pour son temple, en tout cas les bouddhistes ! Ayant échappé au dramatique incendie de 1960 qui a ravagé la ville, le Wat Phra Si Ratana Mahathat est donc le dernier témoin du passé de la cité. Datant du XVème siècle, l'édifice est immense et renferme en réalité plusieurs temples et cheddis. La plus grande partie du site est calme, propice à une déambulation lancinante, alternant contemplation de bouddhas, pause à l'ombre de grands stuppas et déchiffrage des fresques ornant l'intérieur des temples.

 

Le temple de Phitsanulok est un lieu de pélerinage important pour les Thaïlandais.

 

   

Les traditionelles offrandes de fleurs au Bouddha.

 

Puis nous arrivons au Phra Buddha Chinara. L'une des représentations du Bouddha les plus vénérées de Thaïlande car il symbolise une importante victoire de guerre du royaume de Sukhotaï sur les Khmers ! Pas très bouddhiste tout ça, mais le temple qui l'abrite ne désemplit pas. Les Thaïlandais viennent de tout le pays, et de nombreux moines effectuent également le petit pélerinage.

Phitsanulok, malgré son nom un peu barbare (!), charme le visiteur grâce à un savant cocktail de sourires, de vie urbaine paisible, et de quelques sites (marché, temple et rivière) où flâner devient un art de vivre.

 

Sur les conseils de Céline et Jérôme, et de leurs 3 têtes blondes, voyageurs familiaux autour du monde (lien : www.leglobedes5.fr ) rencontrés au Laos, nous posons ensuite nos petites affaires à Phayao, capitale de la province du même nom, proche de Chiang Raï.

 

Vue du Lac de Phayao.

 

La première impression, qui ne sera jamais démentie, est celle d'un retour au Laos. Le calme extrême de cette cité, vaguement troublé le matin, de ci de là, par un camion de livraison ou un petit marché qui voit s'installer ses commerçants, ou le soir, par un cours de danse en plein air, en fait une étape plus reposante que les campagnes du sud-est asiatique où le silence est régulièrement percé par les aboiements stridents d'une meute de chiens ou le chant matinal beaucoup trop précoce d'une colonie de coqs ! Ici, le silence est roi, et il s'écoute avec attention le long de la rive du lac... phayao.

Cadre agréable pour une promenade diurne, nous contemplons le long de la rive de ce lac quelques scènes de la vie quotidienne : un pique-nique d'amoureux, un pêcheur au travail sur sa petite barque, quelques restaurateurs qui ouvrent leur gargotte. Les symboles bouddhistes sont omniprésents en ces lieux propices au recueillement et à la méditation à l'ombre d'un bananier : un bouddha sauvé des eaux et exposé sur une plateforme au milieu du lac, une sculpture de naga s'échappant des profondeurs, et rappelant sa présence à chacun afin de prévenir une éventuelle mauvaise action !

 

 

2 nagas s'échappant du lac et rappelant à tous leur présence...

 

C'est alors que des étudiantes Thaïlandaises nous abordent, sans doute curieuses de l'origine de ces farangs loin des spots touristiques. Comme à chaque fois, le visage s'illumine, les yeux pétillent, à l'évocation de la France. Quand on leur confie que nous habitions Paris, l'extase est proche ! En Asie, il y a encore de la magie qui envahit l'imaginaire des gens quand on leur avoue nos origines ! On ne leur parlera pas de l'existence du "syndrôme japonais" afin de ne pas gâcher cet instant de fierté nationale !  

Le soir venu, les lieux deviennent romantiques, le ciel se parant de divines couleurs, les reflets crépusculaires se mélangeant aux lanternes lâchées vers les astres, symboles de chance et de bonheur... Le tout arrosé d'une bière Thaïlandaise bien fraîche !  

Que serait Phayao sans ses temples ? Véritable complexe à l'animation permanente, ou petit sanctuaire à l'écart de l'agitation, les wat de la ville sont nombreux et les découvrir peut relever du hasard. 

Le Wat Sri Khom Kham est grand, tellement grand que des représentations du paradis et de l'enfer, à taille humaine, dans de petits jardins, nous laissent pantois ! Comment justifier, par exemple, la présence de ce dinosaure, à l'entrée du "jardin" des damnés ? Comment interpréter ces impressionantes représentations de ces anges de l'enfer, au physique à mi-chemin entre E.T et les avatars de James Cameron ? Troublant ! Tout comme cette cérémonie, musicale et joyeuse, qui s'avère être un enterrement ! Mais après tout, dans les textes bouddhiques, la mort n'est pas une fin, mais un recommencement, loin du jardin des damnés si le défunt a produit toute sa vie de bonnes actions.

 

Procession pour un enterrement, mais ici tout le monde rit, chante et nous fait "coucou" !

 

Juste en face le Wat Sri Khom Kham, de l'autre côté de la grande route, se dresse un immense escalier de pierre, au milieu de la végétation, et gardé par 2 longs nagas s'étalant comme de véritables rampes tout le long des marches. Nous commençons l'ascencion. Il fait chaud, et c'est haut ! Mais en arrivant, nous découvrons un petit sanctuaire au milieu des pins, gardé par un vieux moine assis en tailleur, et que nous tirons bien involontairement de sa méditation. Très gentiment, il nous salue et nous remercie pour notre présence. Ici, pas d'enfer, pas de gai enterrement, juste un grand stuppa doré censé renfermer de vieilles reliques de hautes personnalités du bouddhisme de la région. Un grand auvent abrite un buddha et ses gardiens. Le silence est presque déstabilisant. Nous nous asseyons, apprécions les lieux un moment, puis sortons en remerciant notre vieux moine, le laissant dans sa quête de l'Eveil.

 

Après une rude montée, ce temple de Phayao récompense tous nos efforts.

 

Nous regagnons les rives du lac, sous l'intense chaleur de la Thaïlande, conscients que nos 2 mois dans le pays s'achèvent, nos 5 mois en Asie du Sud-Est également.

 

Nous continuons vers le nord, et bouclons la boucle Thaïlandaise. Chiang Raï fut notre première étape il y a 2 mois, elle sera aussi notre dernière.

Le plaisir n'est pas moins fort quand il ne s'agit pas de découvertes, mais de retrouvailles. Nous avions bien aimé cette ville, son ambiance. A la fois relaxante et dynamique. Elle semble de taille parfaite. Nous goûtons une dernière fois aux saveurs culinaires de la Thaïlande sur la grande place du marché de nuit, nous nous perdons dans la périphérie où les sourires des gens, une fois de plus, illuminent leur visage et égayent notre journée, nous rattrapons des oublis de notre précédent séjour, comme la visite de l'incontournable white temple, à l'architecture extérieure extravagante, et aux fresques intérieures... déroutantes, où superman croise la route de batman, et où les attentats du 11 septembre semblent avoir été commis par un démon tout droit sorti des livres bouddhiques, le tout dans un style moderne et très coloré !

 

Comme si nous n'étions pas assez chargé, et comme si nous prenions l'avion le lendemain pour rentrer au pays, nous faisons l'acquisition de quelques souvenirs de taille respectable, notamment un bouddha en bois ! Peu favorable à l'idée de les trimballer pendant 1 mois et demi dans divers transports asisatiques, je me résouds finalement à l'indispensable achat face à l'enthousiasme immodérée de Lucy qui pense déjà comment agencer ces discrètes figures bouddhiques dans un futur salon !

 

Et voici le temple le plus original de Thaïlande, entièrement blanc et aux fresques ultra-modernes !

Une fin en beauté, car désormais, les temples, CA SUFFIT !!

 

10 février : alors que des pétards ont explosé toute la nuit (les restes jonchent le sol des rues de la ville qui semble s'être parée de rouge) afin de célébrer le nouvel an chinois et le passage à l'année du serpent, nous nous réveillons avec de petits yeux, réalisant que nous sommes arrivés à l'avant dernier jour de notre visa Thaïlandais. Nous sautons dans un bus en direction de Chiang Khong, ville frontalière du Laos. Une nouvelle traversée du Mékong en barque (voir l'article : http://jusquauboutdelasie.uniterre.com/234250/Laos++Tha%C3%AFlande%2C+d%26%23039%3Bun+monde+%C3%A0+l%26%23039%3Bautre.html) et quelques formalités plus tard, nous revoilà, pour quelques jours, au "pays du million d'éléphants".

 

 

Ci-dessus et ci-dessous, offrandes aux esprits pour le nouvel an chinois, Chiang Rai.

 

 

 

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Publié à 04:08, le 11/02/2013 dans Thailande, Phitsanulok
Mots clefs : phayaophitsanulokkhon kaenurbanité thaïlandaisechiang raïwatnight market


Commentaire sans titre

Publié par Aude, le 19/02/2013 à 00:05
Encore un super article, emprunt de mélancolie sur votre route du retour...
Et si la joie de vous retrouver bientôt (quelques semaines de patience) se fait de plus en plus intense, je ne peux m'empecher de me demander : qui donc nous fera rêver quand nos deux globe-trotters à la plume si précise et si drôle auront lâché leurs sacs a dos?...
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Hello

Publié par Brice et Anne, le 19/02/2013 à 21:47
C'est ouf ce temple blanc, on dirait de la chantilly! Bon vous allez bientôt retrouver nos églises à nous, vous en faites point...sans les nagas par contre. Bises à vous deux
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Commentaire sans titre

Publié par Mayette, le 21/02/2013 à 10:25
Retrouvailles avec Chiang Rai en passant par le beau Wat blanc, moderne et éclatant, les impressionnants nagas du lac
phayao, le coucher de soleil sur la rivière Nan,, et toujours vos écrits intéressants avec de belles photos les accompagnant.
bisous à tous les deux.
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Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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