Jusqu'au bout de l'Asie...

Déambulations sibériennes

Du 16 au 22 mars 2013 / Transsibérien / Entre Beijing et Moscou

 

A l'ombre de l'hiver Sibérien

 

16 mars 2013 / 23h00 / gare ferroviaire principale de Beijing

Fait rarissime en Chine, nous montons à bord d'un train quasiment vide ! A tel point qu'on a failli le rater en nous trompant de porte d'embarquement (je sais, c'est une gare, pas un aéroport, mais c'est la Chine!) en suivant la foule vers une mauvaise voie ! A la fréquence d'un seul train par semaine, le rater eût été fort dommageable !

Mais nous montons bien à bord, accueillis par une provinitsa d'âge mûr, au sourire timide et à l'anglais similaire à notre russe : inexistant !

Nous prenons nos quartiers, agréablement surpris par l'aspect tout à fait récent de notre compartiment, davantage en tout cas que celui du transsibérien que nous avions emprunté il y a de cela 9 mois.

 

Lire "Moskva-Pekin" et comprendre "Moscou Beijing" !


Le train se met en route à l'heure prévue, et entame son long périple de 6 nuits et 6 jours, à travers la Mandchourie et la Sibérie. Nous sommes samedi soir, et n'arriverons à Moscou que le vendredi suivant. Nous avons du mal à trouver le sommeil malgré l'heure tardive. En effet, beaucoup d'excitation agite nos petites cellules grises : de l'excitation, d'abord, pour le fabuleux périple qui s'annonce ; de l'excitation, également, pour le retour prochain à la maison ; de l'excitation, enfin, car nous réalisons tout ce que nous aurons accompli lors de ces 10 derniers mois. Comme on ne sait pas trop si l'heure est au bilan du voyage ou aux perspectives d'une nouvelle vie, on va se contenter de savourer la fin de l'aventure, rendue plus douce par le rythme régulier du train prenant son temps, qu'un retour en avion nous ramenant brutalement aux réalités de notre quotidien.

 

Une rivière où la glace résiste encore un peu au dégel.

 

17 mars.

Depuis quelques heures, les paysages sont très enneigés et les cours d'eau gelés. Les champs à la tristesse hivernale laissent de temps en temps place à de grandes cités industrielles, d'où sortent de terre de gigantesques tours d'habitation pas très esthétiques. Un parfait exemple de l'urbanisation vitesse grand V de la Chine, où l'on construit sans trop se poser de questions, mais simplement parce qu'on a besoin urgemment de loger des travailleurs sur le point d'arriver sur de nouveaux chantiers, dans de nouvelles industries, au fond de nouvelles mines... Beaucoup de ces tours sont déjà sorties de terre, beaucoup sont en train, beaucoup sortiront encore. Pas de crise du BTP en Chine ! Autre illustration de cette frénétique activité de construction : les autoroutes suspendues. Peu importe la région, peu importe le relief, partout, de gigantesques poteaux de béton s'élancent vers le ciel et soutiennent une route perchée à 10 ou 15 mètres au dessus du sol. La Mandchourie ne fait pas exception, et cela fait déjà plusieurs heures que nous en longeons une, tout près de nous, qui ne semble jamais se terminer.

A Haerbin, le train marque son premier arrêt un peu long, d'environ une vingtaine de minutes. Nous prenons le temps de descendre nous dégourdir les jambes sur le quai. Quelques voyageurs Chinois montent dans notre wagon, ainsi qu'un jeune occidental en manches courtes ! Je le prends pour un militaire Russe, Lucy pour un touriste... Il ne fait pas encore très froid, aux alentours de 5 degrés. Notre provinitsa en profite pour jeter le charbon consumé par le samovar dans une grande poubelle située sur le quai, et qui se met immédiatement à cracher un sombre nuage de fumée.

 

  

 

18 mars.

Dans le transsibérien, les horaires d'arrivée et de départ de chaque gare sont indiqués sur des feuilles collées dans les wagons. Après lecture attentive du document, nous constatons que nous sommes censés arriver à la frontière à 3h30 du matin, puis quitter le poste Chinois à 7h00. Un doux espoir m'envahit : sans doute n'y a-t-il rien d'autre de prévu qu'un simple stationnement sur les voies entre 3h30 et 6h00, heure à laquelle les employés des frontières doivent commencer leur journée pour tamponner les passeports ? A 7h00, tamponnage terminé, on repart, direction le poste Russe ? En réalité, un peu plus de temps semble nécessaire pour tamponner des passeports puisque nous sommes bien réveillés à 3h30 du matin par la douce voix de notre provinitsa. Mais malgré l'heure anarchique, les fonctionnaires Chinois, emmitouflés dans leur uniforme bien chaud, se montrent forts sympathiques, et ne s'émeuvent en rien de nos têtes hirsutes ! Nous récupérons nos passeports tamponnés à 6h30, et repartons, comme prévu à 7h00, vers le poste Russe situé à quelques kilomètres.

Tout le monde ne s'appelle pas Gérard D., et l'entrée sur le territoire Russe, en ce qui nous concerne, est assez impressionante. Pas de difficultés administratives à l'horizon (ça change!), mais un défilé initerrompu d'employés des douanes, de maîtres-chien, et sans doute d'huiles haut gradées surveillant avec attention les procédures, auscultent sans ménagement les recoins les plus improbables du train, comme les faux-plafonds, les supports en bois des tringles à rideau, les dessous des radiateurs, et que sais-je ? Aucune odeur suspecte ne semble interpeller le sympathique animal reniflant nos bagages, pas même celle de nos chaussettes !!


Une fois cette petite danse douanière terminée, on nous fait descendre du train. Les techniciens vont amener les wagons dans un hangar pour changer l'écartement des boggies, dont la taille diffère entre les chemins de fer Chinois et Russes. A peine avons-nous posé le pied sur le quai que nous comprenons que nous avons changé de climat. Il est réellement Sibérien : -14 au thermomètre, le choc est rude. Pas question de traîner. Nous prenons juste le temps de traverser les voies pour rejoindre les rues de la petite ville frontalière afin de changer de l'argent et acheter quelques victuailles. Elle est bien calme en cette matinée glaciale. Quelques courageux viennent de-ci, de-là, effectuer quelques démarches bancaires, acheter quelques bricoles, ou boire quelques vodkas. Nous observons tout cela avec curiosité, en prenant garde de ne pas glisser sur le bitume rendu dangereux, car extrêmement glissant, par le gel. Un petit vent se lève, et la température devient glaciale. Nous filons nous mettre à l'abri dans le hall de la gare en attendant patiemment que les 3 heures nécessaires au changement des roues s'écoulent.

 

Pause rafraîchissante à la frontière sino-russe. Il fait -14° !

 

Ce poste frontière Sino-Russe semble implanté au milieu de nulle part, dans une zone particulièrement inhospitalière, malgré les rayons resplendissants du soleil qui tentent, en vain, de réchauffer l'atmosphère. A perte de vue s'étendent des champs gelés, sans doute mis en jachère pour l'hiver. De temps en temps, quelque part dans cette immensité sans fin, au milieu de rien, une cloture encercle... visiblement rien. A un autre endroit, un imposant bâtiment s'impose comme le centre administratif des lieux, mais d'où ne part ni n'arrive aucune route.


Une fois la chose faîte, nous remontons à bord. Tandis que je me dirige vers les toilettes situées au fond du couloir, un homme m'interppelle : « Bonjourrrr, je m'appelle Alexandrrrre » ; moi : « Oh ! Vous parlez Français !!?? » ; lui : « Petit peu », et m'invite à le suivre dans son compartiment. Il invite également le jeune homme que je prenais pour un militaire Russe, et qui est en réalité un touriste Autrichien. Petit, la quarantaine, bien portant, blond aux yeux bleus et rasé de près, Alexander communique avec une étonnante facilité, malgré ses 2 mots de Français et 3 d'Anglais. Très volubile, il me fait ainsi comprendre qu'il connait une chanson en Français, de l'époque de son enfance : « 1 kilomètre à pieds, ça use, ça use... ». Après un éclat de rire collectif, même si notre ami Autrichien ne comprend pas tout, il est temps de passer aux choses sérieuses : « Russian tradition » déclame Alexander. Il dégaine la vodka, le corned-beef réchauffé au micro-ondes dans le compartiment des provinitsas, et le pain. Je ramène ce que je peux trouver dans notre sachet à provision, en tentant de ne pas réveiller Lucy qui récupère de sa courte nuit. Un paquet de cacahuètes, du jus de pommes et divers grignotages. Très vite, la première bouteille de vodka est vide. Celle de jus de pomme est toujours pleine ! Face à cet alarmant manque de munitions, Alexander nous emmène au wagon-restaurant. Un quatrième personnage se joint à nous, Kiril, dont les explosions vodkaïques semblent plus modérées que celle d'Alexander.


A partir de ce moment-là, les heures ont dû s'écouler, en même temps que quelques bouteilles de vodka ont dû glisser dans nos gosiers...


19 mars.

Je vais prendre des nouvelles de mes compagnons de la veille. Comme moi, David, l'Autrichien, ne se souvient plus de grand chose, mais attaque déjà sa journée en tentant de suivre le rythme imposé par Alexander. Il me confie que ce dernier en est à sa 6ème bière depuis le réveil. Il est 10h00 du matin. « Russian tradition » !

On s'aperçoit également qu'Alexander a réglé quasiment l'intégralité de la note : il nous a offert un repas, et a également payé 4 bouteilles de vodka. Il refuse catégoriquement qu'on lui rembourse le moindre kopek. « Russian tradition ».

 

Au passage d'un village Sibérien

 

A la mi-journée, notre train s'arrête à Oulan-Oude où il ne fait pas trop froid, vers -5. Tandis que mon corps se remet péniblement des excès de la veille, nous commençons à longer le lac baïkal. Difficile d'exprimer les émotions ressenties à ce moment-là. D'abord, de l'admiration pour ce divin paysage hivernal, où le lac, immense et complètement recouvert de glace et de neige, est encastré au milieu de petites collines blanches, et sur les rives duquel, parfois, quelques petites maisons en bois et colorées, fleurissent au sein d'un village Sibérien. La neige recouvre tout, les habitants sont emmitouflés dans leurs vêtements chauds, en même temps que le soleil continue à briller de mille feux. Spectateurs attentifs et admiratifs au sein de notre douillet compartiment, nous n'oublions pas de profiter de chaque arrêt en gare pour descendre sur le quai afin de s'imprégner de cette glaciale atmosphère Sibérienne. Du souvenir également, pour nos premières aventures asiatiques il y a 10 mois, et en particulier pour ce trek de 4 jours effectué autour du lac, en autonomie, et qui reste un moment fort de notre voyage. Lorsque le train s'arrête quelques instants dans la gare de Slioudianka, celle là-même qui marqua, l'été dernier, la fin de notre marche, et la reprise de notre périple ferroviaire en direction d'Oulan-Oude, le souvenir se fait plus fort, plus intense et nous rappelle à quel point ce fut dur !

 

Le lac Baïkal ressemble à une mer de glace.

 

En fin de journée, c'est à Irkoutsk que nous arrivons. Nous aidons nos voisins de compartiment, une adorable babouchka et son mari Chinois, à descendre leur impressionnante quantité de bagages sur le quai. David aussi nous quitte. Les adieux sont chaleureux, émouvants, après ces quelques jours faits d'échanges et de partage passés en toute intimité. Alexander, lui, est totalement ivre, ce qui désespère notre dame, qui ne renonce pas, malgré tout, à lui faire la leçon.

Tandis que nous restons quelques instants sur le quai avant que le train ne reparte, Alexander remonte dans son compartiment, afin, sans doute, d'attaquer un long processus de récupération !

Irkoutsk, également, réveille des souvenirs. L'été dernier, il y faisait chaud. Nous y vivions nos premières émotions de voyageurs, et y faisions nos premières rencontres : JB, le bloggeur d'uniterre, John, l'homme de châteauneuf-de-Gadagne, parti, à l'époque, pour un périple en solitaire et à vélo, à travers la Mongolie, 2 ambulanciers australiens au Liverpool, l'un des pubs de la ville... Aujourd'hui, nous y faisons juste un court arrêt en gare, dans l'autre sens, celui du retour. La boucle est bouclée. Il fait -12, le quai de la gare est désert, le train va bientôt repartir. Lucy demande à notre provinitsa si on peut la prendre en photo : « Niet » ! Décidément, ces Russes !

 

Notre train à quai, gardé par les provinitsas.

 

20 mars.

La nuit fut tout à fait tranquille, douce, et infiniment reposante. Au petit matin, Alexander a repris ses esprits, et s'apprête à descendre à Krasnoïarsk. L'homme est transformé, frais comme un gardon, et s'excuse auprès de Lucy pour les excès dont il se sent la cause ! Nous tentons de le rassurer. « No no no, aucune raison de t'excuser, et merci pour ta générosité ! » « Russian tradition » !

Le train se vide de ses voyageurs. Nous ne sommes plus que 4 ou 5 dans le wagon. Il semble que ce soit la même chose dans les autres. Tous les jours, nous croisons un transsibérien « classique », celui qui effectue la liaison Moscou / Vladivostock. Celui-là, en revanche, a l'air beaucoup plus fréquenté.

Le ciel est un peu moins bleu que les jours précedents, ce qui n'enlève point de charme aux paysages que nous traversons. Les villages, encastrés dans de petites vallées surplombées par des collines enneignées, se succèdent. Le vert, le bleu, le rose des maisons sibériennes, se font une petite place à travers ces épaisses couches de draps blancs qui les recouvrent.

L'activité ferroviaire du frêt est intense dans la région, illustrée par l'important trafic de container. J'aperçois ceux de la CMA CGM, l'armateur avec qui nous étions à 2 doigts de rentrer en cargo, via l'océan indien, la région du golfe persique et la mer Méditérannée. Sans doute un petit clin d'oeil du destin !

 

Les villages de Sibérie sont composés essentiellement de petites maisons en bois. Gla gla !

 

21 mars.

Après avoir traversé quelques grandes villes dont nous n'avons rien vu, comme Novossibirsk et Omsk, la nuit dernière, la gare qui retient notre attention aujourd'hui est celle de Iékaterinbourg. En effet, cette grande ville Sibérienne se trouve à l'extrême sud des Monts de l'Oural. Une fois dépassée, nous serons en Europe.

Les journées deviennent très calmes. Et malgré leur inhabituelle longueur, puisque nous retardons notre montre chaque jour, elles sont bien remplies de diverses activités : le paysage retient toujours une grande part de notre attention. Le manteau blanc qui recouvre le pays s'étend maintenant depuis plusieurs milliers de kilomètres, et sa masse ne semble pas faiblir. Les températures sont toujours glaciales, il faisait -8 à Iékaterinbourg, et nous sommes le 21 mars ! Drôle de printemps ! Lire, regarder des films, rédiger le blog, manger et boire... du thé. Tout cela remplit bien nos journées.

 

Coucher de soleil en Sibérie.


22 mars.

C'est le dernier jour à bord. Ce soir nous serons à Moscou. Il fait toujours aussi froid, il y a toujours autant de neige et le ciel est toujours aussi bleu. Le train ? Toujours aussi vide ! Mais nous avons à faire : terminer la rédaction de cet article, et sélectionner les photos que nous souhaitons mettre en ligne.

A l'aller, le voyage de 3 jours et demi, de Moscou à Irkoutsk, nous avait semblé très long. 10 mois plus tard, après des milliers de kilomètres à bord d'une multitude de trains, nous pourrions prolonger encore le voyage au-delà des 6 jours prévus. Prendre le temps, comme nous le voulions au départ, n'est pas chose aisée. Il faut croire que nous y sommes parvenus.

 

Une église orthodoxe aux bulbes bleus !



 



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Publié à 11:41, le 16/03/2013 dans Au fil des rails, Siberia
Mots clefs : vodkatransmandchourientranssibérienmoscourussiechinebeijing


Laos / Thaïlande, d'un monde à l'autre

Du 11 au 16 décembre 2012 / Du Laos à la Thaïlande / Pakbeng; Houay Xaï; Chiang Raï

 

 
 
Quitte à ne pas voir le bout d'un rail au Laos, nous décidons de boycotter les dangereuses routes du Nord, et prenons le temps de nous rendre à la frontière Thaïlandaise en remontant le cours du Mékong durant un périple de 2 jours.

 

Embarquement pour Cythère Pakbeng.

 

Depuis l'embarcadère de Luang Prabang, nous prenons ainsi place au sein d'un long et étroit bâteau à moteur où sont disposés une cinquantaine de sièges rappelant ceux des avions. L'embarcation est loin d'être pleine. En effet, le trajet est habituellement effectué dans le sens inverse, les voyageurs arrivant par avion à Bangkok, remontant la Thaïlande puis descendant le Laos grâce à ce moyen de transport.

 

Vue du Mékong avant l'arrivée à Pakbeng. 

 
 
Nous sommes supposés rejoindre Pakbeng, situé à mi-parcours, en 7 heures. Nous en mettrons 9 ! Les somptueux paysages et les pittoresques villages qui bordent les rives du fleuve deviendront plus difficiles à apprécier durant les 2 dernières heures. L'inconfort et l'ennui nous gagnent, en même temps que la fraîcheur des nuits du Nord Laos nous imposent de passer aux manches longues. Lorsque nous arrivons enfin, il fait nuit noire. Très vite, les éclairages des petits restaurants et bars au bord de la route principale illuminent la partie "touristique" du village. C'est autour d'un excellent barbecue que nous décidons de rester une journée complète à Pakbeng afin de prendre le temps d'explorer le coin. Pakbeng n'est pas qu'une succession de restaurants, guesthouses et bars sur une centaine de mètres suivants l'embarcadère.
 
La ville s'étend sur 2 ou 3 kilomètres le long de l'axe routier principal. Nous constatons en nous baladant que nous sommes les seuls touristes en ville, alors que la veille au soir, des dizaines de "farang" bullaient sur les terrasses des restaurants et bars. Les seuls ? Pas tout à fait. Nous finissons par croiser un motard au visage sérieusement amoché suite à un accident. Visiblement choqué et physiquement fatigué, notre aventurier compte bien reprendre la route dès le lendemain. Mais en dehors des voyageurs qui ont du temps, et de ceux contraints de se reposer, Pakbeng ne représente qu'une ville étape où passer la nuit avant de continuer un périple menant dans des contrées aux attraits touristiques plus évidents !

 

 

Rue principale de Pakbeng

 

De nombreux petits commerces et échoppes de bricolage, de tailleur, de couturier, rythment l'activité de la ville. Lucy en profite pour se faire confectionner un deuxième sarong pour le plus grand plaisir des autochtones présents en train de se désaltérer à autre chose qu'à l'eau au vu de leur enthousiasme empreint d'une légère teinte de sarcasme à l'encontre de cette grande farang se prenant pour une Laotienne !

Nous tombons sur 2 superbes temples bouddhistes qui nous ramènent à un brin de sagesse et de spiritualité. Les chiens présents ne se sont pas encore imprégnés de cette atmosphère au vu de leur agressivité ! Les moines très accueillants les calment vite. Ces temples surplombent la ville et nous offrent un superbe point de vue sur la campagne environnante. Alors que les moines vaquent à leurs occupations, nous tentons de repérer sur une fresque décorant un mur le clin d'oeil adressé à l'occident : un homme en costume de tweed portant un chapeau haut de forme et un parapluie ! L'image de l'occident aux yeux du bouddhisme du XIXème siècle a des forts traits de gentleman colonisateur !


Alors que la fin de l'après midi gagne la petite ville, les premiers bus et embarcations débarquent leur contingent de voyageurs venus passer la nuit à Pakbeng.

Le lendemain, nous repartons donc avec une toute petite partie d'entre eux en direction de Houay Xaï, à la frontière Thaïlandaise. 8 nouvelles heures le long du Mékong. Nous prenons le temps pour faire nos adieux (temporaires ?) au grand fleuve asiatique.

 

 
Nous faisons de fréquents arrêts pour embarquer des villageois et leur chargement.

  

Scènes de bord de Mékong... 

 
La Thaïlande se rapproche. Houay Xaï vit essentiellement de ces échanges frontaliers entre les 2 voisins. Si différents, et pourtant unis par un monde globalisé où les échanges internationaux deviennent prépondérants et transforment un petit pays endormi comme le Laos en carrefour stratégique entre 2 des acteurs majeurs de la région que sont la Thaïlande et le Vietnam. Alors Houay Xaï s'adapte. Beaucoup de guesthouses ont poussé afin d'héberger les voyageurs en transit, les commerçants de passage, et les apprentis businessmen flairant le bon coup dans cette région qui s'éveille.
 
Les formalités administratives sont ultra simples, d'un côté comme de l'autre. Pourtant, ce passage de frontière restera dans nos mémoires comme le plus insolite ! Après avoir connu le train, le bus et nos gambettes pour changer de pays, nous découvrons... la pirogue ! Décidément, le Mékong ne nous lâche pas ! A peine découvrons-nous chiang Khong, la ville frontalière Thaïlandaise, qu'il nous manque déjà ! Pour autant, pas question de s'attarder ici. Bangkok nous attend, et nos rendez vous amicaux et familiaux aussi. Nous repérons un arrêt de bus. On nous informe que le dernier en direction de Chiang Raï part dans une heure. En guise de bus, c'est un songthaew que nous empruntons. Sorte de pick up reconverti en transport public grâce à une large cabine ouverte à l'arrière, il peut contenir environ 10 ou 12 personnes. Au plus fort du trajet, nous serons 19 ! Dont un "homme-femme". Le premier que nous croisons en Thaïlande où cette "transformation"est courante et parfaitement acceptée par la société.

 

 

Traversée de frontière en pirogue ! 

 

  

Songthaew qui nous mène à Chiang Rai / drapeau de la Thaïlande.

 

Nous arrivons à Chiang Raï en soirée. Grand carrefour des transports de la région, nous arrivons dans un autre monde ! Ou plutôt redécouvrons le nôtre. Celui d'une activité urbaine intense, avec ses enseignes commerçantes lumineuses, son trafic automobile, son effervescence dans les rues encore fréquentées alors que la nuit est tombée, sa nourriture industrielle et ses fast food. C'est sûr, nous ne sommes plus au Laos ! Malgré notre court séjour, Chiang Raï s'avère agréable. Un bon échauffement avant de retrouver l'ambiance d'une mégapole comme Bangkok, que nous n'avons pas connu depuis Hong Kong. De nombreux et superbes temples nous rappellent que le bouddhisme est très présent en Thaïlande, de dynamiques marchés fleurissent aux 4 coins de la ville, et les premiers sourires Thaïlandais nous offrent une bonne introduction aux charmes du pays.

 

 

Vue de la Grande Horloge de Chiang Rai.

 

Bar rasta a Chiang Rai

 

Nous quittons Chiang Raï pour Lampang, plus au sud, afin de rattraper les chemins de fer Thaïlandais et de rejoindre Bangkok par notre moyen de transport de prédilection. En arrivant en début d'après midi, nous rejoignons directement la gare ferroviaire et achetons des billets de 3ème classe pour le train de nuit passant dans quelques heures par Lampang.
Aaaaaaah, la 3ème classe Thaïlandaise. Voyageurs recherchant confort s'abstenir ! Par chance, le wagon est quasiment vide. Nous pouvons nous étaler sur les bancs métalliques du wagon décrépi. Entre les lumières qui ne s'éteignent pas et les fenêtres qui ne se ferment pas, le sommeil est difficile à trouver.

 

En attendant le train, en gare de Lampang

 

  

 

Peu importe, nous arrivons au petit matin, enfin, à Bangkok, notre "bout d'asie", après 6 mois et demi de voyage !  

 



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Publié à 13:43, le 5/01/2013 dans Au fil des rails, Houay Xai
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Good morning Camboooodia

29 octobre 2012 / Départ du Vietnam / Arrivée au Cambodge

 

Difficile de rester fidèle à l'un des thèmes essentiels de notre voyage : le train ! En effet, aucune ligne de passagers ne circule au Camboge et au Laos. 

 

C'est en bâteau que nous quittons Phu Quoc pour rejoindre la ville frontalière de Ha-Tien. Retour sur le continent, et regroupement des touristes en partance pour le Cambodge. La petite agence de Marie-Rose (Vietnamienne francophone) s'occupe des formalités de Visa. Tiens, nous retrouvons nos 2 emmerdeurs de la nuit dernière à Phu Quoc (voir l'article sur phu quoc)...

 

    

Traversée du poste frontière entre le Vietnam et le Cambodge. 

 

Nous traversons la frontière à pied, une simple formalité. L'occasion pour nous de nous concentrer sur les visages radicalement différents des Cambodgiens. Beaucoup plus mats de peau, et aux yeux moins bridés que les Vietnamiens, ils appartiennent à l'"asie brune", au même titre que les Indiens, les Thaïlandais, les Malais ou les Indonésiens. Jusqu'à maintenant, nous étions en "asie jaune".

 

 

Cambodgienne portant le Krama, foulard à carreau typique du pays. 

 

La colonie embarque dans un mini-bus. Certains doivent descendre à Kep, d'autres à Kampot, d'autres encore (tels que nous) à Sihanoukville. Le but commun étant de prolonger le séjour au bord de l'eau sur la côte sud du Cambodge. Nous faisons la connaissance de Charles, un Français qui connait très bien le Vietnam, et qui compte bien venir y passer sa retraite en se faisant construire un petit bungalow à phu quoc. Dépêche-toi Charly, avant que les prix ne flambent sur la petite île !!

               

Puis, tout à coup, l'ambiance se réchauffe dans le van. Marie-Rose, notre Vietnamienne francophone au caractère bien trempé semble sérieusement se prendre la tête avec notre couple de la nuit dernière, dont nous tairons la nationalité! Petit portrait des intéressés : la trentaine ; lui, beau brun ténébreux au regard vaseux ; elle, blonde "délicate" dont le timbre de voix évoque davantage un marché aux poissons que la scala de Milan; 

Le sujet de la discorde semble être le suivant : ils ne comprennent pas pourquoi, en arrivant à Sihanoukville, le bus, que nous avons payé une bagatelle, ne peut pas faire un détour de 20km pour les déposer à leur hôtel.

 

Les premiers passagers descendent à Kep en se demandant comment tout cela va tourner. Marie-Rose se rapproche de nous et nous confie son antipathie pour les personnes venant de ce doux pays... Mmmm, genre de discours qui met l'interlocuteur pris à témoin bien mal à l'aise. "Voyons Marie-Rose, ne généralisons pas". "Ah mais si je vous assure, j'ai l'habitude ! Vous les Français, vous êtes généralement exigeants, mais corrects. Mais eux, ils sont infects dès qu'ils sont à l'étranger!". Bon, au delà du discours raciste, les Français en prennent aussi pour leur grade !! Elle prévoit l'apogée du drame lorsque l'heure du changement imprévu de transport à Kampot pour rejoindre Sihanoukville va arriver. En effet, nous devons troquer notre mini-bus pour un taxi privé qui est déjà réglé. Dure vie ! Prévision avérée, c'est l'esclandre ! La foule accourt pour assister à la représentation : "You're stealing our money, i've paid for a bus, i want a bus". De notre côté, nous avons gentiment embarqué dans le taxi, en attendant que tout cela se règle sereinement. Tout à coup, notre homme se dirige vers la portière restée ouverte et s'adresse à Lucy avec toute la finesse et le calme qui caractérise le personnage : "and you, you're a sheep ! why are you listening to her, why are you going into the car ? Are you happy about that ? She's stealing our money". Là, mon coco, c'est le coup de trop. Je me précipite hors du véhicule et fait comprendre au monsieur qu'il est en train de faire chier tout le monde pour rien, et qu'il a intérêt à se calmer et à ne pas nous parler sur ce ton avant que cela tourne mal. Les chauffeurs de taxi présents, sourire aux lèvres, savourent l'instant de grâce de la civilisation occidentale ! La confusion est à son comble. Marie-Rose qui continue avec ses délicats noms d'oiseaux, moi qui tente de retrouver un semblant de diplomatie afin de calmer notre couple "rebelle", et Charles qui sort de ses gonds : "you speak french ? Non ? Et ben tu me fais chier ! Tu comprends ça ? Tu fais chier tout le monde !" A mourir de rire ! Mais au moins, ça a le don de calmer notre bellatre et sa douce femme, qui finissent par obtempérer et monter dans la voiture. Marie-Rose, dans un dernier baroud d'honneur pas franchement glorieux, envoie un molard légendaire tout droit venu du fond des âges à l'attention du peuple entier de nos 2 tourtereaux. Bonjour l'ambiance dans la voiture jusqu'à Sihanoukville !

 

 

Premières images du Cambodge, rizières éclatantes et petites cases sur pilotis...

 

Après 2 heures d'intense fraternité, nous arrivons à destination. Camille, notre amie Marseillaise qui nous rejoint au Laos, nous a conseillé l'auberge des rougets, tenue par un copain à elle. Bien entendu, nous n'avons pas noté l'adresse. Nous demandons au chauffeur de taxi de nous laisser à un hôtel au hasard... C'est la fin d'après midi, nous n'avons pas un kopek et partons à la recherche d'un distributeur. Tiens, nous tombons sur l'auberge des rougets... fermée! Au distributeur, nous nous procurons... des dollars ! Ne laissant pas notre surprise nous désorienter davantage, nous nous adressons à un délicat touriste exposant sa bedaine à qui veut bien l'observer. Il nous explique que le dollar est la monnaie principalement utilisée au Cambodge, et qu'en général, on paye en dollars, et les commerçants nous rendent la monnaie en riels. Un peu de calcul mental ne nous fera pas de mal ! 

 

Apparemment, nous avons atterri dans l'un des quartiers touristiques de Sihanoukville. L'ambiance dans les rues n'est pas franchement à notre goût. Succession d'établissements (restaurants ou bars) fréquentés par de (très) jeunes Cambodgiennes prêtes à accorder leur faveur au premier sexagénaire bedonnant venu. Et le séxagénaire accourt, et se prend pour un prince charmant face à son harem qui n'attend qu'une chose : des dollars pour nourrir la famille. 

 

 

Une plage de Sihanoukville. 

 

Ambiance différente. Mais guère plus enthousiasmante. Après avoir constaté l'immense pauvreté qui touche une partie du peuple Cambodgien en nous baladant dans le marché local, nous mettons le cap vers les célèbres plages de Sihanoukville. Nous prenons quelques renseignements dans une petite agence de voyages / club de plongée concernant les possibilités qui s'offrent à nous d'aller passer quelques jours sur une petite île environnante. Un gros bus stationne devant l'agence, les gens vont et viennent, ça grouille d'activité touristique ! Tout à coup, 2 jeunes Américaines passent à côté de nous et nous encouragent à se joindre à elles. Elles rejoignent l'île demain et nous promettent la grosse ambiance pour fêter Halloween : Djs, alcool et plages de rêves. Les gecko et oiseaux locaux vont être ravis ! Et comme nous sommes déjà amis, elles espèrent "vraiment" qu'on viendra ! Même topo quand nous rejoignons les plages. Jeunes gens déguisés, se rafraîchissant joyeusement dans la succession d'établissements dont les transats envahissent la plage en faisant preuve d'une discrétion toute relative. "Party boats" au large qui crâchent une musique infecte. Pendant ce temps, d'autres jeunes gens, Cambodgiens, tentent de vendre leurs petits souvenirs, fruits, boissons fraîches ou service de tuk tuk.

 

Etonnant contraste entre un peuple, chez lui, qui cravache dur pour se nourrir, et qui en regarde un autre, totalement insouciant et à la limite de l'irresponsabilité, rechercher uniquement le plaisir de la fête. C'est décidé, demain, nous reprenons la route.

 



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Publié à 02:48, le 12/11/2012 dans Au fil des rails, Sihanoukville
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De shangri-la à sapa, descente vers les tropiques

Du 22 au 25 septembre 2012 : sur les rails (et surtout les routes) de Shangri-la à Sapa.

 

Notre périple chinois s'est terminé de la manière dont nous le souhaitions : en visitant le Yunnan. Des campagnes de Dali aux montagnes tibétaines de Shangri-la, nous en aurons pris plein les yeux pendant une semaine.

Peut être n'avons nous pas assez pris le temps de nous évader des grandes métropoles chinoises pour davantage parcourir les campagnes? Mais point de regret ! Ce périple demeurera un très bon souvenir, et déjà, dans nos têtes, surgissent des projets de prochaines visites du pays, davantage vers l'ouest!

 

Mais parlons du présent !  Et tournons-nous vers l'asie du sud-est. La 2ème partie de notre voyage. Les 4 derniers mois ! C'est par le Vietnam que l'aventure va commencer.

 

Par voie terrestre, la frontière se franchit à Hekou (côté chinois) / Lao Cai (côté vietnamien). Quitter la fraîcheur et l'humidité des montagnes pour retrouver la chaleur et... l'humidité des tropiques!!

 

Encore une fois par manque d'infrastructure ferroviaire, c'est en bus que nous quittons Shangri-la, afin de rejoindre Lijiang, d'où nous pourrons prendre un train de nuit pour Kunming. De là, et à nouveau en bus (suite à de graves inondations survenues il y a 2 ans, les lignes de chemin de fer sont coupées dans le sud de la province), nous pourrons rejoindre la frontière. Dans le bus urbain nous menant à la gare routière, nous faisons la connaissance d'un couple chinois de Hong Kong. Très gentiment, ils nous aident à acheter nos billets de bus, eux prenant le même.

 

Après 6 heures de route, nous arrivons à Lijiang en début d'après midi. 

Lijiang, dont la vieille ville est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'unesco, est l'une des places fortes du tourisme en Chine. Nous avions hésité à nous y arrêter, pour finalement y renoncer... Ces 5 heures forcées en attendant notre train de nuit seront largement suffisantes.

Du coup, nous passons la journée avec notre couple hong kongais, grâce à qui nous gagnons un temps fou. Après nous avoir aidé à acheter nos billets de bus à shangri-la, nous nous rendons avec eux à la gare ferroviaire de lijiang, très éloignée de la ville. Puis ils nous font visiter la vieille ville qu'ils connaissent déjà !

Nos compagnons sont charmants! Elle, est plutôt réservée, et ne parle pas anglais. Lui ne baragouine que quelques mots, mais est très volubile... Et facétieux. D'une manière assez inattendue, nous arrivons à passer un bon moment à Lijiang grâce à leur compagnie. 

 

Notre charmant couple de Hong Kongais

 

Lui, très facétieux, prend la pause!

 

La ville est très jolie, mais s'apprécie difficilement. Ce n'est plus du tourisme, c'est une véritable invasion de groupes. Avec tout le tralala qui va autour : cafés, restaurants et boutiques à destination de ces groupes. Ce n'est plus "Charlie" que l'on cherche désespérément, mais le charme et l'authenticité.

 

Après une dernière soupe de "nouilles sur le pont" (spécialité du yunnan), et de chaleureux "adieux" à nos amis du jour, nous embarquons pour une courte nuit dans notre train à destination de Kunming. Arrivés tôt le matin, nous en profitons pour mettre votre blog préféré à jour, et prendre quelques infos d'autres bloggueurs sur le nord vietnam que nous allons bientôt visiter.

 

Le lendemain matin, l'interminable trajet (une bonne heure) en bus urbain du centre ville de kunming jusqu'à la gare routière, est ponctué de notre 3ème accident de la circulation en 3 pays traversés. Une fois de plus, notre bus rentre dans une voiture (comme en mongolie!), et une fois de plus, le conducteur de la voiture n'a absolument pas regardé derrière lui en changeant de voie de circulation.

 

Engloutie!

 

Demi surprise pour nous ! Mais entière déception ! Cette "légère" perte de temps va nous contraindre à passer la nuit à la ville frontalière de Hekou avant de rentrer au Vietnam car notre arrivée sur place risque d'être tardive. 

 

En effet, après être enfin arrivés à la gare routière, nous obtenons 2 places pour un bus partant à 13 heures. Arrivée prévue à la frontière à 21 heures... Arrivée effective 22 heures. Cela fait bien longtemps que les bureaux ont fermé.

 

Ce qui n'est finalement pas pour nous déplaire! Nous retrouvons la chaleur de Hong Kong, et les brochettes sur le trottoir de Beijing! Ce sont nos dernières images de la Chine.

 

Le lendemain, sacs sur le dos, nous parcourons à pieds les quelques centaines de mètres qui nous séparent du poste frontière en nous demandant à quelle sauce nous allons être dévorés. En effet, ce poste précis est réputé pour son côté "pointilleux" : bagages fouillés, guides confisqués, suppléments à payer... Charmant!

 

En route pour la frontière

 

Pas encore au Vietnam (à quelques centaines de mètres près), et déjà les fameux chapeaux pointus!

 

 

Résultat : nous n'avons jamais passé une frontière aussi vite. Même à Berlin, il m'est arrivé d'avoir le visage osculté sous tous ses angles!!Ici, rien!! Quelques minutes auront suffi!

 

Après cette formalité nous rentrons donc dans la ville vietnamienne de Lao Cai, avec pour seul objectif de trouver un bus nous menant à Sapa, notre première étape vietnamienne. Après avoir "généreusement" rémunéré un chauffeur de taxi pour nous conduire à la gare routière, nous évitons de "couillonnement" surrémunérer des chauffeurs privés au minibus flambant neuf. C'est dans l'enceinte même de la gare (étant donné qu'il n'y a personne au guichet) que nous trouvons un minibus public sur le point de partir. Le chauffeur accepte de nous vendre 2 billets à un prix plus en rapport avec les prix indiqués dans notre cher routard (50000 dongs, soit 2 euros, pour 30000 indiqués, on s'en remettra!), mais restant sans doute supérieur au prix "vietnamien". 

A nous de nous y faire, c'est comme cela que tout fonctionne ici.

 

1 heure plus tard nous sommes à Sapa, notre petite virée vietnamienne peut commencer...



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Publié à 18:13, le 27/09/2012 dans Au fil des rails, Yunnan Province
Mots clefs : lao caihekoulijiangsapashangri-lakunmingchinetrainsbus


Et maintenant?

Du 9 au 14 septembre : de Hong Kong à Kunming

 

Notre départ de HK ne se fit pas de gaieté de coeur! 

D'abord parce que nous avons adoré Hong Kong.

Ensuite parce que la suite de notre périple est encore très flou : Tibet? Myanmar? Combien de temps restons nous encore en Chine? Quittons-nous la Chine par le Laos ou le Vietnam? De vrais problèmes quoi!

 

Nous nous rendons d'abord à Guangzhou, 2 heures au nord de Hong Kong, pour seulement 24 heures sur place, afin d'attraper un train pour Kunming, capitale du Yunnan, province que nous souhaitons visiter (sud ouest de la Chine).

Guangzhou, plus connu sous le nom de Canton en Europe, est un nouvel exemple de développement urbain accéléré. 12 millions d'habitants, et historiquement, une intense activité commerciale de par son emplacement stratégique. Pour nous, peu d'intérêt vu la brièveté de notre arrêt. Sauf un : une magnifique petite île au milieu de la ville qui échappe à l'assourdissante activité urbaine : nous nous y réfugions 24 heures. Au vu de l'architecture  des bâtiments de l'île, elle était également le refuge d'anciens colons.

 

 Façade coloniale sur l'île de Shamian à Canton

 

A la terrasse d'une maison d'époque devenue...  Un starbuck !!

 

Après 28 heures de train depuis Guangzhou, nous arrivons finalement à Kunming. La ville ne présente à priori pas beaucoup d'attractions culturelles ou architecturales. Pour ne rien gâcher... Le temps est éxécrable !

 

 

 En "hard sleep" sur le trajet Canton - Kunming

 

Premières images des cultures de riz du Yunnan

 

Peu importe. Cet arrêt nous permet de mettre à jour certaines démarches administratives et de découvrir une ville chinoise non touristique.

Nous commençons par amener nos passeports au consulat du vietnam afin de faire nos visas. Ils seront prêts dans 48 heures. Puis nous allons à la pêche aux informations sur les modalités d'entrée au Myanmar par voie terrestre... Les agences dans Kunming sont introuvables... ou le personnel ne parle pas anglais! Nous contactons donc une agence franco birmane basée à Yangon en espérant avoir des réponses à nos nombreuses questions. Aucune réponse! La Birmanie par voie terrestre s'éloigne.

 

Les réponses concernant le Tibet, nous les avons déjà. 

Nous savions que le Tibet était fermé en Juin. D'après toutes les agences ou auberges que nous interrogeons depuis notre arrivée en Chine, il est toujours fermé. En fait, nous apprenons par hasard qu'il a rouvert, mais que les conditions d'accès se sont durcies. Il faut être 5 personnes de la même nationalité, en tour organisé, et suivre strictement le programme prévu. 1 ou 2 agences sont en mesure de nous organiser cela.  Mais il semble que les délais d'obtention des permis d'entrée sont d'au moins 2 semaines, et les prix des tours et treks...au dessus de notre budget... Nous avons finalement la confirmation par mail qu'aucun permis ne sera plus délivré aux étrangers avant fin octobre. Difficile de connaître les véritables raisons des ces nouvelles restrictions. Au grand désespoir de lulu qui en rêvait, nous n'irons pas au Tibet cette année.

 

Le consulat du vietnam nous apporte nos dernières réponses quant à la suite de notre programme! En remplissant les formulaires de visa, nous avons indiqué le 20 septembre comme date possible d'entrer sur le territoire, pensant qu'il était valable 3 mois, comme tous les visas. Et bien non! Notre visa est valable du 20 septembre au 20 octobre! Nous n'avons donc que quelques jours à passer au Yunnan. 

 

C'est en arpentant les rues afin d'accomplir ces quelques démarches que nous découvrons un vieux quartier au sein duquel un grand marché nous donne l'occasion de faire l'acquisition de quelques souvenirs...  Nous en profitons pour acheter également nos billets de train pour Dali, cité du centre de la province.

 

 

 

 

Marché aux fleurs et aux oiseaux de Kunming, où se vend en réalité un peu de tout, y compris serpents et araignées

 

 Lulu très fière de ses souvenirs achetés au marché!

 

Une rue de la vieille ville à Kunming

 

Une rue populaire de Kunming où "tout" s'achète!

 

C'est donc le 15 septembre à 10h que nous embarquons pour 6 nouvelles heures de train à travers le Yunnan...  

 

 



Commentaires
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Publié à 14:16, le 12/09/2012 dans Au fil des rails, Kunming
Mots clefs : tibetmyanmarkunmingguangzhouhong kongchinevisatrain


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Qui suis-je ?


Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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