Jusqu'au bout de l'Asie...

Pour le meilleur et pour le pire, petit survol de la gastronomie Cambodgienne

Petit pays serré entre deux géants, le Vietnam à l'est et la Thaïlande à l'ouest, avec lesquels les invasions, mouvements de populations, échanges culturels en tous genres ont été nombreux, le Cambodge possède une gastronomie qui emprunte beaucoup à ses voisins.

 

Ainsi, toutes les cartes du pays proposent des currys vert ou rouge, des soupes, du poisson, ou encore des nems, le tout systématiquement accompagné de riz. Le riz est en effet la base de l'alimentation et de l'économie du pays. Bien que très proches de ce qui se fait dans les pays limitrophes, ces plats sont cuisinés "à la sauce Cambodgienne". Un exemple parmi d'autres : les nems frais ou frits se trempent dans un sauce proche du nuoc mam, mais à laquelle ont été ajoutées des cacahouètes pilées. Mmmm

 

canard grillé, salade de papaye verte et riz ! 

 

Mais le cambodge a aussi ses propres spécialités culinaires. Nous avons particulièrement apprécié les deux plats suivants :

- steack de boeuf grillé au Barbecue : d'abord parce que ça fait du bien de sentir le bon goût de la viande grillée et juteuse que l'on ne connaissait plus, et que celle-ci est particulièrement bonne. Ensuite parce qu'il est servi tranché en épaisses lamelles à saisir entre deux baguettes et à tremper dans une petite sauce, qui est à tomber par terre ! C'est un mélange de poivre fraîchement moulu (le poivre Cambodgien, comme le vietnamien, est particulièrement doux et goutu), de sel et de citron vert. Simple et délicieux ! Si l'envie vous en dit, essayez !

- le Lok-lak qui est un sauté de boeuf très épicé mais pas piquant. Oignons, ail, sauce d'huitres, sauce de poisson et sauce soja font partie des ingrédients principaux.

 

Pour un peu plus de folklore, sachez que les cambodgiens raffolent de serpents et d'insectes en tout genre. Les sauterelles géantes grillées et les araignées caramélisées sont parmi les plus couramment consommées. Il paraîtrait que cette coutume s'est dévelloppée pendant les années de guerre civile, ou la famine a touché le pays à de nombreuses reprises. On a pu lire à ce sujet que les khmers rouges brûlaient intentionnellement les récoltes pour pouvoir accuser les gêneurs potentiels et les éliminer avec un semblant de légitimité. Du coup, les cambodgiens se sont tournés vers les ingrédients qu'ils avaient à portée de main, et qui sont nutritionnellement très riches. De nombreux scientifiques préconnisent d'ailleurs la consommation d'insectes comme solution pour nourrir les 10 milliards d'habitants que la planète devra bientôt supporter.

 

Autre tradition peu ragoûtante pour nos palais d'occidentaux : consommer les oeufs de canard ou de poulet alors que l'embryon en est déjà à un stade de développement avancé. Le fin du fin paraît-il ! Si nous avions entendu parlé de cette habitude au Vietnam, il a malheureusement fallu nous y confronter de plus près au Cambodge. Comme les trajets en bus public durent longtemps puisque le bus passe plus de temps arrêté qu'à rouler à une allure ne dépassant de toutes façons pas les 30km/h, nous avons pris l'habitude de grignoter toutes sortes de petits mets locaux proposés par les vendeurs ambulants sur le bord de la route. Une expérience locale et sympa : nous faisons comme les autres. Au menu bien souvent, des mangues vertes à tremper dans du sel et du piment, des viandes grillées au feu de bois et présentées sur des morceaux de bamboo, du riz, des oeufs durs à tremper dans du poivre et du sel, etc. Sauf qu'une fois, surprise, en commençant à ouvrir l'oeuf dur, odeur nauséabonde, couleur grise... Comprenant assez rapidement qu'il vaut mieux s'arrêter là, nous remballons tout, direction la poubelle, sous le regard étonné de nos compagnons de route...

 

 

Mangue verte et piment dans le bus, on préfère ça ;) 

 

Pour finir, une habitude à laquelle on peut plus facilement se plier : les cambodgiens mangent très souvent depuis leur hammac. En pique-nique, à la maison ou au restaurant, on peut manger couchés ! Il faut savoir que le hammac n'est pas utilisé que pour manger, mais pour dormir, se reposer, bercer les enfants, attendre le client devant sa porte ou dans son tuc-tuc, etc.

 

 

 

Voilà de notre côté. Du votre, continuez à vous régaler également de raclettes et autres plats d'hiver bien gourmands !! 



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Publié à 04:26, le 8/12/2012 dans Cambodge, Cambodge
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Au coeur de la civilisation khmère

Du 12 au 17 novembre 2012 / Temples d'Angkor

 

Les Apsara sont des danseuses venues des cieux pour chercher les héros morts au combat.  

 

Durant plus de 600 ans, entre le 9ème et le 15ème siècle, la cité d'Angkor fut le coeur du puissant empire khmer et l'une des plus grandes villes au monde avec son million d'habitants. Perpétuellement en guerre avec ses voisins du Siam (thaïlande), des Annamites (Vietnam) et de Chine, son histoire est ponctuée de déclins et renaissances, avant qu'elle ne tombe dans l'oubli lors de la chute de l'empire : vaincu par les puissants Siamois du royaume d'Ayuthaya, les khmers fuyèrent Angkor et fondèrent une nouvelle capitale à Phnom Penh, plus éloignée du Siam. Il faudra attendre 1860 pour que l'expédition menée par Henri Mouhot (cocorico!) redécouvre les lieux, et en fasse un site archéologique de première importance.

 

Puissante cité possédant un réseau de canaux d'irrigation très élaboré, Angkor est exclusivement connue pour ses temples. La raison est simple : il ne reste rien de la ville car tous les édifices administratifs et toutes les habitations étaient en bois. Seuls les temples rendant hommage aux dieux étaient construits en pierre et ont ainsi résisté aux ravages du temps.

 

 

 

Le complexe est immense, il ne peut raisonnablement pas se visiter à pieds. C'est donc sur 2 vélos d'époque Angkorienne (!) que nous commençons notre première journée d'exploration.

A chaque visiteur sa stratégie. En ce qui nous concerne, nous optons pour une montée en puissance progressive :

- une première journée consacrée aux temples se trouvant à l'est et au nord du complexe. Certains très célèbres, comme le fameux Ta Prohm ayant servi de décor au film Tomb Rider, d'autres beaucoup plus modestes et méconnus. Si nos calculs sont bons, nous devrions passer devant Angkor Wat et Angkor Thom, les 2 principales attractions, en fin de journée, alors que le soleil sera couché. Nous ne devrions donc les apercevoir que dans la pénombre, éventuellement éclairés par la lune.

- une deuxième journée débutant par un lever de soleil sur Angkor Wat, le plus célébre de tous les temples, que nous souhaitons découvrir lors d'une majestueuse mise en scène, la lumière matinale de l'astre reflétant le temple dans les bassins alentours et illuminant de tous ses rayons la nature environnante envahie de rosée nocturne. Puis le gros morceau : la visite d'Angkor Thom.

- une troisième journée consacrée à ce que nous n'aurons pas eu le temps de voir. Voilà pour la théorie !

 

Entre les temples, la ballade se fait dans un cadre charmant. 

 

 

Enfourchant nos montures dans la matinée, nous arrivons sur le site après une dizaine de kilomètres depuis Siem Reap, petite ville devenue grande grâce au phénomène Angkor. A l'entrée du parc, le Tonlé Sap (grand fleuve Cambodgien) s'écoule lentement et les bois qui le bordent donnent une ambiance reposante au lieu. La route de l'est que nous empruntons est peu fréquentée et la vie locale y demeure : écoliers en uniforme se rendant à l'école à vélo, paysans accompagnés de leur buffle, nous rappellent des scènes de vie observées maintes fois dans le pays. Comme si aucun bus de touristes ne parvenait à troubler les modes de vie ancestraux !

 

 

 

Après quelques coups de pédales appuyés, nous parvenons jusqu'au Prasat Kravan, notre dépucelage Angkorien ! Modeste temple édifié en 921 pour le culte hindou, il ne reste aujourd'hui que 5 tours alignées et construites en brique. La tour principale, la tour centrale, rend hommage à Vishnou dont on peut admirer les 8 bras à l'intérieur.

 

 

 

 

 

  

   

Pre Rup / Banteay Srei 

 

Quelques hectomètres plus loin se dresse le Banteay Kdei. Il fut édifié en 1185 par le roi Jayavarman VII qui fut l'un des grands bâtisseurs d'Angkor. D'inspiration bouddhique, il est entouré par des murs d'enceinte en latérite entrecoupés de portes ornées de grandes têtes représentant des incarnations du bouddha. Comme beaucoup d'autres temples, le Banteay Kdei est envahi par la végétation, et notamment par de grands "fromagers", arbres sur lesquels ne poussent pas de fromages (!) mais dont les racines s'immiscent dans la moindre entraille de roche. 

 

Portes d'entrée aux 4 têtes de bouddha. Si certaines sont en bon état comme celle-ci, d'autres

ont malheureusement été complétement pillées. 

 

Petit détour vers l'ouest, avant de poursuivre notre grande boucle de l'est, nous rejoignons Ta Prohm. Surtout célèbre pour avoir servi de décor au film Tomb Raider, ce grand temple dédié au culte bouddhiste et à la famille du roi fut édifié en 1186 par Jayavarman VII. Peu de restauration et une jungle envahissante donnent un attrait particulier au site. D'énormes racines s'incrustent absolument partout, engageant une longue bataille dans le temps contre la pierre. Ta Prohm attire les foules, et les files d'attente s'accumulent pour prendre LA photo à côté de LA racine ! 

 

 

   

Vues de l'intérieur du Ta Prhom.

 

Nous avalons les kilomètres pendant que les temples défilent sous nos yeux. Selon leur époque de construction, ils sont tantôt hindous, tantôt bouddhistes, et nous offrent des architectures diverses et variées où l'influence khmer est de plus en plus présente au fur et à mesure que les siècles s'écoulent. Dans ce grand ensemble verdoyant, les édifices font face à des champs cultivés, des petites cabanes ou des bois. 

 

La fin de journée approche, et nous pensons terminer par le Neak Pean. Alors que le ciel devient menaçant, Lucy descend de son vélo pour demander la route. Le sol est irrégulier, défoncé, les nids de poule pullulent.... Et krâââââââââck ! C'est la cheville ! Inévitable entorse, heureusement pas trop grave, car la cheville enfle peu, mais qui nécessite, normalement, quelques jours d'immobilisation. Dans l'immédiat, comment rentrer ? Nous nous trouvons à l'extrême nord du complexe, et notre hôtel est au sud de Siem Reap, soit une bonne quinzaine de kilomètres. Pendant ce temps, le ciel devient toujours plus menaçant. Les temples ferment dans 20 minutes, et le jeune gardien du Neak Pean où nous nous trouvons propose de ramener lucy en scooter à l'hôtel. Il dépose le vélo dans un petit restaurant tout proche. De mon côté, j'enfourche ma bicyclette et slalomme entre les premières gouttes qui font leur apparition. Très vite, c'est un véritable déluge qui s'abbat sur les lieux. Une délirante tempête de pluie qui nous trempe jusqu'aux os en quelques secondes. C'est à cet instant choisi bien involontairement que je passe devant des constructions immenses et majestueuses que je crois percevoir dans la pénombre. La nuit est tombée, la pluie redouble, et je devine les visages bouddhistes agrémentant les entrées d'Angkor Wat et d'Angkor Thom qui me surveillent de leur vieil oeil. Entre inquiétude pour lulu, qui file sur un scooter à travers les grosses gouttes de cette pluie saisonnière, et émerveillement de l'instant, rendu magique par ces 2 mythes masqués par la pénombre, mon esprit tangue. 

 

Puis j'accélère. Je sors du complexe en suivant la longue file de tuk-tuks qui ramènent les touristes à Siem Reap. Profitant de leur phare, je tente d'éviter les trous. La ville approche, puis la rue, puis l'hôtel. Le sympathique personnel m'accueille tout en s'excusant pour notre mésaventure. Lucy est bien arrivée.

Le lendemain, je tente de lui trouver des béquilles ! Peine perdue : taille maximale, 1m76 ! Une "géante" occidentale au pays des "petits" indochinois !!

 

Lucy ne résistant pas à l'appel d'Angkor, je me mets en quête d'un tuk-tuk pour le lendemain matin. Notre homme est à l'heure, il est 4h50. Nous prenons place parmi le bon millier de personnes présentes au sein de la grande esplanade d'Angkor Wat venu assister au lever du soleil. Il fait encore nuit. Les minutes passent, les premières lueurs apparaissent ! Lucy est assise, je lui assène mes premières consignes de prudence. A son grand dam, quelques milliards d'autres suivront lors des prochains jours...

Le soleil est à peine levé et nous réalisons que l'instant fatidique des premiers rayons révélant les majestueuses tours du temple est passé. Le spectacle est somptueux. Angkor Wat apparaît !

 

 

Lever de soleil sur Angkor Wat. 

 

D'abord Hindou et dédié à Vishnou, puis bouddhiste, il fut construit par le roi Suryavarman II au début du XIIème siècle comme temple d'état au sein de la grande capitale Angkorienne. Il est aujourd'hui le plus grand complexe religieux au monde, et est considéré comme le bijou architectural khmer.

 

 

    

Sur le site d'Angkor Wat. 

 

Une fois le soleil levé, les lieux se vident. Beaucoup de groupes retournent à Siem Reap prendre le petit déjeuner. Nous profitons de 2 heures de visite entre touristes indépendants avant que la meute ne revienne vers 8h30 ! La visite de l'intérieur du temple est tout aussi remarquable que l'extérieur. De nombreuses frises gravées dans la pierre ornent les murs et représentent diverses légendes et tranches d'histoire de la civilisation khmère. Des statues de bouddha et quelques fidèles se cachent dans quelques recoins du temple toujours utilisé comme lieu de culte. Les immenses couloirs reliant les différentes tours nous permettent de nous perdre au sein de l'édifice. Un ravissement, malgré la cheville meurtrie de Lucy qui n'est pas ménagée.  

 

Frise en bas reliefs sur les murs d'Angkor Wat. 

 

Les foules sont de retour, et nous partons pour Angkor Thom, à quelques centaines de mètres d'Angkor Wat.

 

Une partie du grand complexe d'Angkor Thom. 

 

Angkor Thom est le coeur du complexe, siège de l'ancienne grande cité royale, construit entre la fin du XIIème siècle et le début du XIIIème. Entourée d'un imposant rempart entrecoupé de 4 portes surplombées par d'imposantes têtes représentant chacune l'un des 4 rois du panthéon hindouiste, Angkor Thom est constituée de nombreux édifices religieux tels que le Bayon et le Baphuon, d'un gigantesque palais royal, et d'un ingénieux système hydraulique composé de bassins récupérant les eaux usées et de nombreux canaux irriguant la cité. C'est ce système d'irrigation qui permit à Angkor de devenir l'une des cités médiévales les plus puissantes et prospères en favorisant des récoltes de riz abondantes plusieurs fois l'an. C'est également ce qui contribua à sa perte en provoquant un épuisement prématuré des sols.

La mi-journée approchant, la fatigue commence à se faire sentir. Il fait chaud, il y a beaucoup de monde et la cheville souffre. Cela fait déjà plus de 7 heures que nous sommes sur les lieux, le temps d'un repos réparateur est venu.

 

Je m'efforce de convaincre Lucy de soulager sa cheville quelques jours en l'immobilisant. il me semble plus sage qu'elle fasse abstraction de la 3ème journée de visite.

Je m'élance donc en solo à la découverte des quelques temples que nous n'avons pas vu. Pour se consoler, Lulu "s'offre" un repas à base de baguette typiquement française et de fromage !

Après m'être persuadé que j'ai croisé Barack Obama à bord de sa berline aux vitres teintées (il était effectivement présent sur les lieux ces jours-ci), avoir découvert quelques temples et fait réparer la roue crevée de mon vélo, je m'élance vers Preah Khan, mon coup de coeur. Construit à la fin du XIIème siècle en pleine nature, la jungle a envahi les lieux. Accessible depuis une majestueuse allée bordée de bustes en pierre, l'enceinte est un savant mélange de ruines bordéliques envahies d'insectes, d'ensemble de façades toujours debout résistant tant bien que mal aux attaques du temps, et d'une flore luxuriante et envahissante s'immisçant au sein du moindre recoin accessible. A l'heure où j'effectue la visite (entre midi et 2) il y a peu de touristes. Je peux contempler paisiblement les restes de l'édifice encore sur pieds, arpenter de vastes couloirs s'entremêlant, admirer les frises murales représentant de divines apsaras, et imaginer la magnificence du lieu à l'époque de sa grandeur.   

 

Majestueuses ruines du Preah Khan.

 

Malgré la célébrité du site, sa grande fréquentation et son exploitation commerciale (loin d'être excessive au point d'en hôter son charme), la visite des temples d'Angkor reste un grand moment de notre voyage au Cambodge. Plongés dans l'histoire d'une très grande civilisation, nous en ressortons ébahis !

 

Tandis que la cheville meurtrie de Lucy se remet lentement, notre rendez-vous à Vientiane avec Camille se rapproche. Nous décidons de nous rendre directement au Laos. Nous laissons derrière nous Angkor, ses mystères et ses fantômes, persuadés que la cité, trop belle pour disparaître, restera encore debout de longs siècles.         

      

 



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Publié à 16:21, le 2/12/2012 dans Cambodge, Angkor Vat
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L'art au service de la jeunesse

A Battambang, la solidarité n'est pas un mot anodin exprimé sous couvert de bonne conscience.

Bien au contraire ! Et de nombreuses initiatives le prouvent. On en a testé 2 !

 

Commençons par l'école de cirque de Battambang.

En 1994, 4 jeunes Cambodgiens reviennent d'un camp de réfugiés où ils ont appris plusieurs formes d'art. Il leur vient alors l'idée de créer le "Phare Ponleu Selpak", qui signifie "la brillance de l'art", une association offrant à des jeunes gens une autre voie que la pauvreté, en les formant au métier d'artiste professionnel. C'est ainsi que le cirque, la musique, le théâtre et les arts visuels sont enseignés à des jeunes issus de milieux sociaux désavantagés, tout en exigeant d'eux la continuité de leur scolarité. 

 

Expositions, mise en scène, acrobaties, compositions, la production bluffe le spectateur par sa qualité et son professionalisme. Les oeuvres présentées sont aussi engagées : grâce à un devoir de mémoire nécessaire, c'est toute l'histoire du Cambodge qui défile sous nos yeux.

 

Le monde ouvre ses portes aux artistes de la troupe. Phnom Penh, la Thaïlande, le Bangladesh, et même la France et le Canada, le succès est international ! Et des échanges ont lieu. Récemment, 2 artistes ont intégré le célèbre du cirque du soleil pour 2 ans.

 

Pour continuer son développement et ses bonnes actions, l'association a même ouvert en 2000 une école accueillant 1400 élèves, de l'école primaire au lycée, et une bibliothèque publique. 

 

Le développement de compétences artistiques, culturelles, éducatives et sociales pour la jeunesse de Battambang, voilà les priorités de Phareps.

Pour les voyageurs de passage à Battambang, toutes les auberges de jeunesse vendent des tickets de spectacle de cirque. Du financement pour eux, et un sacré bon moment pour vous ! 

 

    

 

 

2ème bon plan responsable : le gecko café de Battambang.

Ouvert par un Américain, il emploie des femmes de tout âge se trouvant dans une situation de grande précarité. Il leur apprend les métiers de la restauration, leur permet d'avoir un emploi stable et une rémunération correcte.

Pour ne rien gâcher, la cuisine, occidentale comme Cambodgienne, ainsi que les cocktails et fruit shakes, sont absolument divins.

 

Voici les sites internet de nos 2 bons plans :

l'école de cirque : http://www.phareps.org/

le gecko café : http://www.geckocafecambodia.com/ 

 

 



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Publié à 04:35, le 30/11/2012 dans Cambodge, Battambang
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Battambang, de surprises en émerveillements

Battambang / nord ouest du cambodge / du 9 au 12 novembre 2012

 

Sans trop savoir pourquoi, nous marquons une étape à Battambang. Peut être grâce à son nom? ça sonne pas mal, "battambang" ! Ou sa réputation de ville attachante et paisible ? On ne sait plus trop.


Paisible , elle l'est, quand nous arrivons après 5 heures inconfortables assis sur un coussin poussiéreux, dans un couloir de bus bondé ! On se la joue couleur locale, on le prend avec le sourire ! Et on se rend compte que tout passe tellement mieux.  En débarquant à 19h30, on a l'impression qu'il est déjà minuit. La ville est endormie, nous aussi, et perdus de surcroît. Guidés par un couple germano-cambodgien, nous trouvons un pied à terre qui ne nous ruinera pas. 

 

Une fois le soleil levé, et déjà brûlant, nous partons arpenter la ville. Peu de voitures, quelques prudents scooters et une ribambelle de tuk-tuks alternant recherche de clients et sieste en hammac ! Le marché central, avec ses produits frais et ses innimitables senteurs d'asie, est presque reposant ! Le panorama exposant ces maisons de style colonial en bordure du tonlé sap attise des envies de contemplation. Il est 9h du matin, le mercure a déjà allègrement atteint les 35 degrés. Chaude, elle l'est aussi !

 

Battambang regorge de petites ONG et associations. Les panneaux indiquant leurs locaux fleurissent aux coins des rues. Femmes cambodgiennes, enfants défavorisés et/ou non-scolarisés, minorités ethniques, faune et flore. Que de boulot pour les amateurs de volontariat. Nous jetons notre dévolu sur le gecko café qui deviendra notre QG. Formées aux différents métiers de la restauration, ces jeunes (et moins jeunes) filles issues des quartiers pauvres gratifient leurs clients de rires et sourires pour le moins communicatifs ! L'éternelle jovialité cambodgienne, à la fois rafraîchissante et attachante. 

  

 

 2 petits cambodgiens en route pour l'école

 

Les alentours nous offrent nos shoots de découvertes et de dépaysements. Depuis le temps, nous sommes dépendants. D'incorrigibles accrocs à la recherche de leur dose et pour qui la désintox sera rude ! Faut dire, les scènes se répètent mais ne lassent jamais, saupoudrés de différences propres aux lieux que nous traversons.

 

 

 Une joyeuse colonie qui traverse le fleuve

 

En toile de fond, une route goudronnée, puis poussiéreuse, longeant la rivière, et s'enfonçant petit à petit, dans un décor toujours plus verdoyant et tropical, où cocotiers, palmiers et bananiers abondent. Les villages sont de plus en plus ruraux au fil des kilomètres. D'abord en béton, les habitations se transforment rapidement en maisons sur pilotis, puis plus précaires, en cabanes faites de bois et de tôles. Les temples à l'architecture khmer se succèdent, plus ou moins grands, toujours paisibles. Une mosquée montre même le bout de ses minarets dans un village cham (peuple musulman présent au Cambodge et au Vietnam). La rivière draine son lot d'embarcations : du pêcheur au croisiériste, du livreur au simple villageois. Ce n'est pas le mékong, mais ça y ressemble.  

 

 

 

Les nombreuses embarcations sur le Tonlé Sap

 

Les protagonistes à présent. Paysans, pêcheurs ou écoliers. Se déplaçant à vélo, en scooter ou en barque. Partout, ils nous accueillent, sourires aux lèvres, prononçant à notre intention le "hello" de rigueur. Par leur simple activité quotidienne, ils nous procurent la joie de l'observation de scènes de vie intemporelles. Les couleurs éclatantes des sarongs portés par les femmes, les baignades des enfants dans la rivière, les hammacs rarement inoccupés, les travaux de bricolage, de pêches ou d'agriculture, tout cela en harmonie avec des horloges dont les aiguilles tournent au ralenti.     

Tandis que la chaleur s'accentue, que les litres d'eau filent dans nos gosiers en même temps que les kilomètres sous nos roues, nous progressons sans but dans la campagne environnante. Juste avec l'envie de découvrir, de connaître, de comprendre la vie des autres. Et grâce à eux, attachante, c'est sûr, Battambang l'est aussi. 

 

 

 

Les somptueux costumes colorés des cham 

 

Le jour suivant, c'est à bord d'un tuk-tuk que nous continuons à explorer les environs. Notre chauffeur s'appelle Chan, "comme Jacky Chan" juge-t-il utile de nous préciser. Chan nous confie qu'il a 34 ans et qu'il n'est pas marié. Cela fait désordre au Cambodge, et il se considère comme déjà vieux. Mais il ne manque pas d'ambition. Après ses journées comme chauffeur de tuk-tuk, il se rend dans une petite école de langue où il améliore son anglais. Conscient de la réalité d'un monde vers lequel son pays veut se tourner davantage, il sait que l'atout linguistique pourra lui ouvrir des portes.

Chan nous emmène d'abord à Prasat Banan. Ces vestiges d'un temple du XIème siècle perchés sur une colline rappellent l'architecture d'Angkor. Certains locaux, tout fiers, assurent même que c'est ce temple qui a servi de modèle lors de la construction d'Angkor Vat. 5 tours au sein d'un ensemble dont il ne reste pas grand chose, mais aux bas-relief de la tour centrale encore bien conservés. A l'image de ce que nous avons pu admirer à Oudong, le point de vue sur la campagne environnante est à couper le souffle. Cela valait bien l'ascension des 358 marches au milieu des singes ! 

 

L'ascension des 358 marches jusqu'au prasat banan 

 

 

Point de vue sur les alentours de Battambang 

 

Notre petite virée nous emmène ensuite à Phnom Sampeau. Là encore, l'ensemble de temples est perché sur une colline (Phnom signifie colline). Cette fois, nous effectuons la montée en scooter. Point de vue remarquable là-aussi, mais pas de ruines. De construction récente, ces temples sont un lieu de culte au bouddha. Les différents éléments représentant légendes et divinités, ainsi que les architectures des temples, se retrouvent, ou disparaissent, au fil des pays que nous traversons et des formes de bouddhisme pratiquées. Difficile de s'y retrouver dans toutes ces nuances et différentes croyances, alors nous laissons le plaisir des yeux agir, et nous promettons de nous documenter !

Battambang n'est pas très éloigné du complexe des temples d'Angkor. Les influences du berceau de l'empire khmer déchu sont très présentes ici, et se mélangent avec la pratique du bouddhisme. Un voyage mêlé de spiritualité et d'histoire pour les voyageurs que nous sommes.

 

La tour centrale du prasat banan, typiquement khmer. 

 

   

Représentations khmers 

 

L'histoire, nous la percutons de plein fouet lorsque nous atteignons les "killing caves", à mi-hauteur de la colline. De profondes crevasses rocheuses qui furent l'un des terrains de jeu préféré des khmers rouges, où ils perpétrèrent quelques uns de leurs pires massacres. Aujourd'hui, le site, peu fréquenté et étonnamment petit, est à la fois paisible et émouvant. Paisible car trône ici un grand bouddha allongé diffusant une bienveillante sérénité. Emouvant car le gardien des lieux, un vieil homme passant le plus clair de son temps à prier et à méditer, vous accueille dans son antre. Tout proche de lui est exposé une grande boîte en verre contenant les restes de nombreuses victimes. A la fois lieu de culte et de recueillement, l'endroit choque par le contraste entre la solennité présente et l'horreur passée.

 

 

Emouvante visite aux killing caves 

 

Maniant son tuk-tuk avec agilité à travers des chemins de campagne accidentés, Chan nous fait regagner nos pénates tandis que nos esprits divaguent quelque peu : un riche patrimoine architectural, un éclatant dévouement au bouddhisme, une pauvreté et une mendicité bien visibles et des sourires tellement attachants, Battambang nous remue, c'est sûr.  

 

   

 Du piment qui sèche au soleil et un "give me five" enfantin : la campagne de battambang

 

Cette ville arrivera même à nous surprendre. Persuadés que nous devons tirer un trait sur le fait de prendre le train au Cambodge, nous allons finalement parvenir à nos fins d'une bien étrange façon : en empruntant le bamboo train ! 

Ancienne voie de chemin de fer construite sous l'occupation française, le bamboo train a été reconverti en attraction touristique après avoir été brièvement utilisé pour transporter du frêt. Fabriqué à partir d'une planche en bambou directement posée sur un bogie, chaque petit véhicule peut transporter un maximum de 4 passagers. Malgré une unique voie,  deux "trains" peuvent se croiser ! Ou plutôt l'un peut laisser passer l'autre. Le moins chargé en fait ! Car il s'agit de démonter l'installation sur le bas côté et de tout réassembler ensuite. 30 minutes et quelques kilomètres, assis sur une planche en bambou en plein cagnard, nous empruntons notre unique trajet ferroviaire sur les lignes cambodgiennes. Mission accomplie !   

 

    

Le bamboo train ! 

 

 

Enfin, Battambang est culturelle! Amateurs de cirque moderne, nous étions un peu sceptiques, avouons-le, avant d'assister à la représentation de la troupe du phare ponleu selpak circus. Nous sommes certes motivés par l'envie d'encourager les bonnes initiatives, puisque l'organisation s'occupe de jeunes issus de familles pauvres qui ont des prédispositions pour l'art gymnique et/ou visuel. Mais tant au niveau de la mise en scène que des acrobaties, les doutes subsistent dans nos esprits quant à la réelle qualité du spectacle. 2 heures plus tard, la mine réjouie, nous pouvons enfouir nos doutes dans les méandres de notre mauvaise conscience, et simplement nous repasser le film du spectacle qui nous a tenu en haleine. "Sokha" raconte la vie d'une Cambodgienne à travers les décennies, depuis l'indépendance du pays jusqu'à notre épicurienne période moderne, en passant par les années khmers rouges illustrées dans de bouleversants tableaux. Superbe. 

 

 

Extraits de "Sokha"

 

    

 


Attachante et paisible, surprenante et culturelle. En fait, nous n'avons pas vraiment envie de quitter Battambang, charmés par la simplicité de la vie qui s'écoule, ici, si paisiblement. 

 

 

Au revoir battambang! 

 



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Publié à 08:48, le 25/11/2012 dans Cambodge, Battambang
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Phnom Penh, perle de l'Asie

Du 3 au 8 novambre 2012 / Phnom Penh / Capitale du Cambodge    

 

Moines priant devant le palais royal et l'image du défunt Sihanouk. 

  

Sihanouk est mort. Le King Father n'est plus et le royaume est orphelin. Dès notre arrivée dans la capitale, tout le monde nous en parle : du chauffeur de tuk-tuk à l'expat prof au lycée français, du réceptionniste de guesthouse au moine bouddhiste croisé dans un temple. L'esplanade du palais royal ne désemplit pas depuis deux semaines. Ils viennent de tout le pays se recueillir, faire brûler de l'encens ou pleurer la dépouille d'un des personnages les plus marquants de l'histoire récente du pays. Ambiance particulière donc, mêlant deuil et effervescence, pour découvrir une ville renaissante.

 

Devant le palais royal, on brûle des bougies à la mémoire de Sihanouk. 

 

Capitale d'un pays redevenu indépendant en 1953 après 1 siècle de présence française, subissant 2 décennies d'instabilité politique, la ville voit l'avènement en 1975 d'un des régimes les plus impitoyables que le monde ait connu : les khmers rouges. Exode urbain, esclavage, puis véritable extermination (2 millions de mort), le pays est à l'agonie quand débarque le "libérateur" vietnamien en 1979. Libérateur devenu envahisseur, le grand voisin ne quitte le pays que 10 ans plus tard. C'est l'ONU qui met de l'ordre au début des années 90 : désarmement, sécurisation de zones de mines et supervision d'élections. Le Cambodge nouveau, moderne, s'ouvre au monde ! Phnom Penh, sa capitale, en est la parfaite illustration : arrivée d'investisseurs étrangers, 2 premiers gratte-ciels qui sortent de terre, apparition d'une nouvelle bourgeoisie. Si les inégalités sociales sont grandes, elles ne sautent pas aux yeux dans la capitale. On travaille, on ne se plaint pas, et on garde le sourire, quoi qu'il arrive.

 

 

 La superbe "Pagode d'argent" renferme un bouddha d'émeraude et de nombreux autres trésors de la famille royale.  

 

Le sourire, nous l'aurons aussi pendant cette semaine à Phnom Penh. Grâce à Mylène, une amie de Lucy, nous prenons contact avec Fannette, professeur de lettres au lycée français. Très gentiment et sans même nous connaître, elle nous propose d'investir son appartement. Luxueux en comparaison de nos habituelles guest houses à 5 ou 10 USD la nuit, nous en profitons pour recharger nos batteries dans une joyeuse ambiance de colocation ! Après Hong Kong, nous revoilà dans le microcosme des lycées Français d'Asie. Et nous ne nous en plaindrons pas ! Fannette nous présente 2 de ses collègues, Fred et Thomas. L'occasion d'une bonne bouffe et d'interminables discussions sur le Cambodge et le quotidien des expatriés de Phnom Penh. Certains adorent, d'autres saturent, mais tous reconnaissent la grande qualité de vie qu'il ont ici. 

 

Entre deux cours, Fanette nous emmène  au marché !

 

Autre bonne bouffe, autres grandes discussions aux abords du quai Sisowath : nous retrouvons Alice et Clément, croisés à Chi Phat. Echanges sur l'état de la France, le plaisir des voyages, nos envies partagées d'indépendance et d'insouciance, nous refaisons le monde ! Un vent de liberté souffle dans nos esprits, doucement transmis par les calmes effluves du Mékong et l'ambiance cosmopolite et ouverte de la "perle d'asie".

 

 

L'ancienne prison "S21" était installée dans le lycée de la capitale. C'est désormais un musée

 

    

A gauche, les cellules des cadres du parti. A droite, les petites cellules des "opposants de droit commun".

 

 

Mélange d'histoire tragique et de culture bouddhiste, de restaurants branchés et de gargottes populaires, de temples à l'architecture khmer et d'immeubles de béton et de verres, Phnom Penh est harmonieuse et charme le visiteur. Mais pendant que certains enfants sourient, d'autres font les poubelles, pendant que certains businessmen deviennent très riches, certains commerçants quittent leur campagne en y laissant femmes et enfants pour tenter de gagner quelques deniers dans la capitale. Phnom Penh nous rappelle aussi que la situation du Cambodge reste fragile et que la pauvreté sévit encore. Face à un pouvoir en place corrompu, et l'arrivée d'un nouveau roi semblant manquer d'influence et de poigne par rapport à son célèbre père, autant que de pouvoir politique, la présence de nombreuses ONG et associations multipliant les bonnes initiatives demeurent une nécessité.

 

Nouvelle capitale, ancienne capitale, il n'y a qu'un pas. Ou plutôt 40 km, vers le nord. Sur la route de Battambang, nous nous arrêtons 24 heures à Oudong. Siège éphémère de l'empire khmer au XVIIème siècle, la petite ville, poussiéreuse et accueillante, garde quelques vestiges de l'époque, perchés sur une colline. Site charmant et présentant un point de vue exceptionnel sur la campagne environnante, ils sont nombreux à y implorer la bénédiction du bouddha ; handicapés victimes de mines ou mendiants, enfants quémandant quelques dollars ou petits vendeurs ambulants. 

 

 

 

 

 

 

  

Moine à l'ombrelle, Oudong.

 

Oudong est aussi le siège d'une importante communauté de moines, regroupés dans l'une des plus importantes pagodes du pays. De construction récente, l'ensemble de bâtiments occupe un vaste domaine. De superbes temples à l'architecture traditionnelle khmer et aux magnifiques fresques intérieures se dressent un peu partout sur le site. Des bassins joliment mis en scène apportant leur source de quiétude jaillissent entre les édifices. De nombreuses statues de héros mythologiques brahmanes, hindouistes ou bouddhistes complètent merveilleusement l'ensemble, en faisant des lieux un espace reposant et sans doute propice à une retraite spirituelle. Rythmée par les envoûtants chants des moines à l'heure du repas, la pagode est aussi un lieu de recueillement sur la dépouille exposée au grand public de l'ancien maître des lieux, décédé il y a quelques semaines. Un vieux moine parlant français nous confie que c'est lui qui a permis la construction de ce grand ensemble de temples. Comme à Phnom Penh avec Sihanouk, on célèbre ses héros à Oudong.  

 

 

Jeune fille à notre "station de bus", Oudong.

 

Charette à zébus, environs de Oudong.

 

Phnom Penh, on aurait envie d'y rester, d'y revenir, d'y faire un bout de chemin. Aussi attachante que sa population, la capitale Cambodgienne touche les coeurs et les esprits. Par sa glorieuse ou tragique histoire, par ses surprenants vestiges et son esthétique khmer et bouddhiste, par son ambiance accueillante et décontractée, la capitale Cambodgienne vous lance une flèche en plein coeur en vous exortant de ne pas l'oublier. Aucun danger !      

 

Garçon jouant devant un temple à Phnom Penh. 

 

 



Commentaires
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Publié à 08:57, le 20/11/2012 dans Cambodge, Phnom Penh
Mots clefs : bouddha d'émeraudepagode d'argentarchitecture khmertemples bouddhisteskhmer rougesoudongsihanoukphnom penhpalais royal


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Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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