Jusqu'au bout de l'Asie...

Savoureuse cuisine Vietnamienne

Après plus d'un mois passé au Vietnam, voici venu le temps des bilans ! Côté cuisine, le bilan est plus que positif.

Au menu, des plats sains et équilibrés, sans jamais entamer les saveurs, si diverses. Impossible bien sûr d'être exhaustif. J'ai donc choisi de vous relater cette expérience gustative riche en couleur en la résumant aux trois éléments qui m'ont le plus marqué : en entrée, les milles et un nems ; comme plat de résistance, les produits de la mer ; et pour le dessert les fruits exotiques !

 

    

 

1/ L'art de préparer des rouleaux dans une galette de riz :

 

Au Vietnam, on peut savourer des "nems" ou des "rouleaux de printemps" (ce n'est pas le nom qui leur est attribué ici) sous des formes aussi diverses que variées : le classique nem frit aux vermicelles, aux légumes et au porc, mais aussi des rouleaux au poisson, aux crevettes, au poulet, tantôt cuits, tantôt crus, et parfois un peu des deux !

Dans cette gamme, nous avons particulièrement apprécié la spécialité de Hué. C'est une crêpe chaude et croustillante fourrée, le plus souvent aux crevettes et aux légumes. On la coupe en 6. Puis chaque convive doit se préparer lui même son rouleau : sur la galette de riz on étale un morceau de cette préparation chaude, et on ajoute des ingrédients crus : pousses de soja, herbes fraîches et salade. Roulez, trempez dans du Nuoc'mam, c'est prêt !

 

 

La crêpe de Hué peut heureusement se déguster dans tout le pays. 

 

Lors de notre séjour à la baie d'Halong, nous avons pu suivre un petit cours de cuisine sur la fabrication des "nems traditionnels", et oui, ceux que nous connaissons tous. En meilleur quand même ;)

Pour les lecteurs qui souhaitent s'y essayer, je vous ai pris la recette, à lire ci-dessous accompagnée de quelques conseils pratiques. 

Voici les ingrédients pour 12 personnes, à diviser donc si vous le faites à la maison !

- 700g de viande hachée de porc

- 2 carottes

- 6 petits oignons nouveaux avec leur tiges

- 1 petit saladier de champignons noirs asiatique

- 1 petit saladier de vermicelles de riz cuits

- 2 oeufs

- Nuoc-Mam et  poivre

 

   

 

Tout d'abord, il faut hacher menu tous les ingrédients (raper les carottes, couper en fines lamelles les champignons, les herbes, et les oignons, trancher les vermicelles en petits morceaux d'un demi cm environ). Ensuite, les mélanger jusqu'à former une farce homogène.

Ensuite vient l'étape la plus délicate : le roulage. Il faut mettre un peu de farce dans un "coin" de la galette, puis commencer à rouler. A mi-chemin, rabattre les deux côtés restés sans farce vers l'intérieur, pour "fermer" le rouleau. Enfin, terminer de rouler sur toute la longueur du nem. Pour éviter qu'il ne s'ouvre, humidifier la pâte avec vos doigts mouillés sur une petite bande, ça colle ! 

 

    

 

Voilà le résultat  de notre travail de groupe, pas mal non ? Il ne reste plus qu'à les frire, et bien sûr à les MANGER !!!!

 

 

2/ Des produits frais venus de la mer (ou de la rivière) ;))

 

Lorsque l'on regarde une carte du Vietnam, on dirait un peu une longue langue de terre longeant la mer. Et bien la cuisine s'en ressent, et c'est tant mieux ! Poissons et crustacés n'ont eu de cesse de venir embellir nos assiettes grâce une pêche locale de petite échelle, et en plus pour un prix modique. On aurait tort de s'en priver ! Ces produits de la mer sont cuisinés en soupe, en rouleau, en sauce (plus rare), ou encore simplement grillés au feu de bois. La saveur est alors rehaussée avec le fameux Nuoc'Mam, lui aussi issu de la mer puisque c'est une sauce à base de poisson fermenté dans de la saumur. Sinon, on apprécie aussi le poivre gris local qui est l'un des plus réputés au monde !

 

 

Poisson grillé à intégrer à notre rouleau de printemps. 

 

 

3/ Les fruits exotiques

 

Un des petits plaisirs du quotidien au Vietnam, lié à sa situation géographique tropicale, est de pouvoir déguster de bons fruits exotiques un peu quand bon vous semble. D'abord c'est sain, ensuite c'est excellent ; franchement il ne fait pas bon comparer une pomme de supermarché chez nous et une mangue de marché tout court ici... Au marché justement, les vendeurs épluchent et découpent leurs fruits pour pouvoir les déguster sur place ou tout en marchant. En plus, c'est l'occasion de lier un peu le contact avec les vendeurs, parce qu'on repart rarement avec un kilo de poisson sous le bras ;)

En salade, en "fruit shake" (ressemble un peu au smoothie), ou nature, mangue, papaye, banane et ananas font notre bonheur à toute heure. On a aussi pu découvrir de nouvelles saveurs comme le Ramboutan, petit fruit à poils rouges qui appartient à la famille du lychee, ou encore le fruit du dragon : une gros boule rose à l'extérieur, mais blanc à points noirs à l'intérieur. Sa texture est celle du Kiwi !

 

 

Le rambuttan 

 

 

Vendeur d'ananas sur les rives du delta. 

    

Mais rappelons que c'est la variété qui fait aussi le charme de la gastronomie vietnamienne. Brochettes, nouilles, viande grillée, épices par milliers, plats en sauce, etc. Il y a beaucoup à découvrir, alors venez goûter !!

 

 

Citrouille, porc, patate douce, nems, abats de poulets, sauce au soja ou au citron vert, il y en a pour tous les goûts ! 

 

 



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Publié à 04:27, le 10/11/2012 dans Vietnam, Vietnam
Mots clefs : cuisine du vietnamfruits exotiquesnuoc-mamnemsvietnambaguettesfruits de merpoisson


L'île de Phu Quoc

Du 25 au 29 octobre 2012 / île de phu quoc / Vietnam

     

Elle symbolisait notre récomprense. Après 5 mois d'effort, de transpiration et de transports bondés sur le continent asiatique, on méritait bien nos 3 jours sur l'île paradisiaque de Phu Quoc ! Certains la comparent à Phuket il y a 40 ans : beauté des paysages, faible fréquentation touristique, accueil chaleureux de la population... 

 

 

On révait de se reposer de tous ces mois de vacances ;) 

 

Afin de rejoindre Phu Quoc depuis le delta du Mékong, nous faisons une courte étape à Rach Gia, à l'extrême sud-ouest du Vietnam. De là, il est possible de prendre un bâteau pour Phu Quoc, qui se trouve au large des côtes cambodgiennes. Nous nous rendons à l'embarcadère au petit matin avec la ferme intention de prendre celui de 8h30. Peine perdue ! Il est plein ! Ce sera pour 13h30. 5h00 à tuer. Qu'est ce que Rach Gia peut bien offrir aux visiteurs comme distraction particulière ? Réponse : Au moins 2 temples, qui s'avèrent remarquables grâce à leur richesse architecturale et leur originalité spirituelle. Dans la pagode de Tam Bao, Lucy détecte les premières influences khmères, le peuple cambodgien ayant toujours été très présent dans la région du delta. Teintée d'influences indiennes et indonésiennes, la culture khmer nous rappelle qu'au delà des frontières physiques actuelles, les pensées, philosophies et religions ont tracé leur propre chemin à travers les âges, au gré des pérégrinations des peuples.

 

    

Décorations de la pagode Khmère, aux influences très indiennes et indonésiennes.

 

Le temple caodaïste surprend davantage. Le caodaïsme est une religion née au Vietnam il y a moins d'un siècle. Visant l'amélioration de l'homme, elle s'inspire du taoïsme, du confucianisme et du bouddhisme, mais aussi du christianisme. A ce titre, une représentation de Jésus est présente dans le petit temple. De même qu'une représentation de Victor Hugo ! En effet, cette religion inclut la notion de guides spirituels. Choisis pour leur oeuvre, leur dévouement pour les peuples, leur exemplarité ou leur héroïsme, certaines personnalités ont eu droit à titre posthume à cet honneur, dont notre célèbre écrivain.

 

 

Les trois saints du caodaisme : le docteur Sun Yat Sen, Victor Hugo et Nguyen Binh Khiem.

   

Finalement, nous embarquons, et après 2h30 de traversée, nous atteignons l'île. Riche d'une végétation dense et variée en son centre, de plages sauvages aux eaux claires sur les côtes, et d'une petite capitale dynamique, l'île présente un large choix d'activités de nature et de loisirs. Nous descendons à un petit hôtel (Lien Hiep Tanh que l'on recommande; merci Emilie et Mathieu pour le tuyau!) avec quelques bungalows en briques rouges au sud du centre ville. La plage est effectivement superbe. Plusieurs hôtels occupent déjà les lieux mais ils ne gâchent en rien le paysage. Voici un bel exemple de construction de complexes touristiques qui se marient harmonieusement avec la nature. Depuis la plage, on devine les petits bungalows des différents établissements. Ils se dissimulent joliment sous les arbres. Le temps, splendide avec grand soleil et forte chaleur, est propice au farniente et à la baignade. D'autant que les aventures de Wayne Tedrow et Dwight Holly dans le dernier volume de la trilogie de James Ellroy, me tiennent en haleine. Une véritable incitation au squattage de transat ! Malgré cela, pendant que Lucy cède effectivement à cette envie de rien, je rejoins le centre ville par le bord de mer. Je découvre Duong Dong, petite capitale de l'île, populaire et charmante. Son marché, situé dans une rue centrale, vaut le détour autant pour l'ambiance d'un petit marché vietnamien d'une cité insulaire, que pour le bordel incroyable causé par l'afflux de scooters dans cette petite rue. 

 

Vente de poissons sur le marché de Duong Dong. 

 

Ballet de scooters au marché de Duong Dong. 

 

Les 36 heures qui suivirent furent... je n'ai pas de mots ! Dégustation de jus de fruits frais, bières fraiches, rouleaux de printemps; baignade, lecture et sieste à l'ombre. Nous en profitons pour laisser divaguer nos pensées et spéculer sur notre retour. En effet, comment allons nous rentrer en France ? S'il n'est toujours pas question de prendre l'avion, les plans initiaux sont en train d'être revus. Bah, nous verrons bien ! Puis vint le coucher du soleil. Une petite balade en bord de plage s'impose. L'eau qui caresse nos pieds en arrivant sur le sable, devient plus chaude que l'air ambiant. Le ciel explose en une multitude de tons de bleus et de roses qui se reflètent dans les quelques nuages garnissant le ciel. Et pendant que le soleil rejoint tranquillement Morphée, la lune commence à nous apporter sa claire lumière. Nous atteignons Duong Dong. La ville s'endort déjà alors qu'il n'est même pas 19 heures. Voilà le rythme de l'asie du sud-est imposé par la lumière : on se lève tôt, on se couche tôt. Nous partons découvrir le marché de nuit. Plus qu'un marché, c'est en fait un gigantesque magasin de souvenirs à ciel ouvert, ou de nombreux restaurants terrasses proposent des fruit de mer et poissons grillés. L'ambiance n'est pas Vietnamienne, elle est plutôt touristique, mais calme malgré tout, la haute saison n'ayant pas encore commencé. Nous ne nous attardons pas pour autant, et nous mettons à la recherche d'un restaurant local, que nous trouvons en bordure de route. L'accueil charmant et si chaleureux du personnel me fait vite oublier l'erreur de commande de mon plat ! 

 

 

La plage de notre "family Guesthouse". 

 

 

Coucher de soleil sur Phu Quoc. 

    

Notre troisième et dernier jour sur l'île, nous le passons à découvrir la côte du nord-est au guidon d'un scooter. Me prenant tantôt pour Billy, le héros d'Easy Rider (pour l'épopée incroyable que je crois faire!!) et Poncherello, celui de chips (pour le look ultra moderne qui me sied si bien!!), l'euphorie de l'aventure retombe vite grâce à Lucy qui m'interdit formellement de dépasser les 40 km/h !!! Une fois passé le chaotique marché aux légumes de Duong Dong, nous nous retrouvons d'abord sur des pistes rendues difficiles par les dernières pluies nocturnes, puis, quand enfin, nous trouvons la bonne direction, ce sont des routes asphaltées en parfait état et peu fréquentées, qui nous déposent aux abords de plages quasi désertes. Pause baignade, pause repas, pause noix de coco, pause photo. La journée est rythmée par nos bons vouloir et notre désir de liberté et d'indépendance à la découverte d'une île où l'on passerait volontiers plus de temps. Mais prudence ! L'aéroport international est presque terminé, beaucoup d'hôtels aux architectures plus anarchiques et moins harmonieuses avec la nature sont en construction, et un afflux plus important de touristes est attendu dans les prochaines années. Sur les traces de Phuket ?   

 

Première expérience en solo sur un deux roues. Quelques frayeurs (Landry ne vous a pas dit qu'il a failli écraser deux enfants ?) et beaucoup de plaisir. 

 

    

    

Paysages de l'île et activités sympathiques... 

 

Encore une plage paradisiaque, au nord de l'île ! 

 

Notre dernière nuit est marquée par la violente dispute d'un couple logeant juste à côté de nous. Au deuxième coup de gueule de ma part, silence total ! Ou comment mater les chieurs... que nous serons amenés à re-mater sur les routes nous menant au Cambodge. Car, en effet, il est temps que nous commencions à remettre le cap à l'ouest ! Du Vietnam au Royaume Khmer ! Première étape d'un lent retour programmé sur nos terres. 

 

 

A l'embarcadère du retour, le Vietnam, c'est fini ! 

  

Nous sommes un peu tristes de quitter le Vietnam. Pour son peuple d'abord. Il est à la fois fier et accueillant, pauvre mais travailleur, souriant et débrouillard, et un brin filou, ce qui le rend tellement charmant ! Pour son histoire également. 1000 ans d'occupations périodiques chinoises, 100 ans de présence française, une terrible guerre, et aujourd'hui, une volonté farouche de vivre dans le monde moderne de l'argent, de l'opulence et des technologies. Enfin, pour ses paysages, sa diversité géographique, des rizières humides du nord jusqu'à la fournaise de Saïgon, des plages de rêve du sud aux forêts tropicales du nord ouest, des jolies petites villes du centre aux nouvelles grandes métropoles affamées d'ambition. C'est sûr, ce pays vous marque un globe trotter au fer rouge !

 

 



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Publié à 05:33, le 7/11/2012 dans Vietnam, Duong Dông
Mots clefs : bâteau phu quocduong dongplage du vietnamlocation de scootersrach giaîle de phu quoc


La fabrication des vermicelles de riz

24 octobre 2012 / Can Tho / Delta du Mékong / Vietnam 

 

La delta du Mékong est le grenier à riz du Vietnam grâce à l'eau des milles et un bras du fleuve. mais aussi grâce au travail des hommes qui savent tirer le meilleur de cette terre depuis des centaines d'années.

 

Lors de notre ballade en bateau dans les environs de Can Thô, notre "guide" nous a emmené visiter une petite usine de fabrication artisanale de vermicelles de riz, aliment de base en Chine et au Vietnam

 

La première étape de cette fabrication est le trempage du riz dans l'eau. 

Puis le riz est moulu. La poudre ainsi obtenu est à nouveau mise à tremper dans un liquide permettant sa fermentation. Elle y restera pendant plusieurs heures.

 

 

 A gauche, cuve de trempage du riz ; au centre riz moulu ; en arrière plan la machine à moudre ; à droite cuve de fermentation.

 

Le liquide blanchâtre qui résulte de ces différentes opérations est utilisé comme une pâte à crêpe. Il est étalé et cuit en de grandes galettes. Une personne travaille sur deux plaques chauffantes dans un enchaînement permanent.

 

Cuisson des galettes de riz.

 

 C'est la coque du riz qui sert de combustible.

 

La galette cuite est récupérée par un collègue qui l'enroule autour d'un bâton en bois pour la poser immédiatement sur de grands étals en bambous.


 
 

 

 

Les galettes sont ensuite séchées en plein air.

 

Séchage des galettes de riz en plein air.

 

Une fois sèches (ce sont les mêmes galettes que pour les nems mais plus épaisses), elles sont découpées à la machine, et immédiatement regroupées et empaquetées pour la vente.

 

Découpage des galettes à la machine.
 
 
Regroupement avant empaquetage !

 

Très intéressant, mais un travail à la chaîne pour les ouvriers sous une chaleur de plomb. Les mouvements s'enchaînent. Rendement assuré, efficacité asiatique !! 



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Publié à 04:52, le 6/11/2012 dans Vietnam, Can Tho
Mots clefs : usine familialedelta du Mékongvermicelles de rizartisanat


La vie dans l'eau

Du 22 au 24 octobre 2012 / Delta du Mékong / Vietnam

 

Promis, nous ne vous parlerons pas de l'histoire du Vietnam dans cet article! Juste quelques histoires d'eau! L'eau du Mékong pour être précis, ce gigantesque fleuve asiatique qui irrigue 6 pays, et qui explose en une mutitude de bras et de canaux lors de son passage au Vietnam, juste avant de se jeter dans la turquoise mer de Chine.

 

Le Mékong pour les Vietnamiens, c'est un peu comme le fish and chips pour les Anglais ou la langue française pour les Québécois, c'est vital! Rendant la région d'une fertilité incroyable, on trouve de tout grâce au fleuve. Du riz bien sûr. Les habitants du delta se targuent de nourrir le nord du pays grâce à leur importante production. Des légumes évidemment, et des plantes aromatiques, qui rendent les mets vietnamiens si parfumés. De délicieux fruits exotiques, cela va de soi, nous sommes sous les tropiques! Mais aussi des plantes et des fleurs qui composent une nature tellement luxuriante. Et naturellement des poissons, ce qui permet d'admirer le balais des barques de pêcheurs au matériel si rudimentaire mais à l'efficacité prouvée, système D oblige! 

 

Des yeux sont dessinés sur les bateaux pour impressionner les esprits du fleuve.

 

Les lieux ne manquent pas pour s'imprégner de la vie du delta. Par conséquent, des choix s'imposent. Vinh Long et Can Tho remportent nos faveurs. 

 

 
 
Vue du delta du Mékong.      
 

3 petites heures de route depuis Saïgon pour rejoindre Vinh Long. Nous projetons d'aller dormir dans une homestay (comprenez : "chez l'habitant qui met à disposition des chambres pour les voyageurs!" C'est plus court en Anglais!!!!)  sur l'île de An Binh, juste en face de la ville qui présente peu d'intérêt. A notre descente du bus, Monsieur Ngoc Sang nous attend pour nous proposer sa homestay. Ce qui tombe très bien puisque nous comptions justement aller chez lui ! L'homme est fort sympathique et nous nous laissons guider. Le temps d'enfourcher des motos taxi pour nous rendre à l'embarcadère, et nous nous retrouvons dans la luxuriante île de An Binh, au calme particulièrement appréciable après l'agitation de Saïgon, et aux habitants forts accueillants.

 

Sur l'île de An Binh, canal en bas de notre homestay.

 

       

 

     

Quelques exemples d'une flore luxuriante sur l'île de An Binh 

 

Cadre idéal pour le farniente ;)

 

Dans ce cadre enchanteresque, nous dégustons un savoureux repas préparé par nos hôtes, en compagnie d'un couple tchèque en lune de miel, et d'un couple espagnol.

Mais pas question de lézarder! Réveil à 5h30 le lendemain pour aller, en barque, admirer l'activité du marché flottant de Cai Bè et sa région, en arpentant les méandres du Mékong. Ne tergiversons pas : la balade est décevante. Peu d'activités dans ce marché pourtant si réputé, et visite subie de 2 magasins de souvenirs. Mais ne chipotons pas non plus : le cadre est magnifique. Et le simple fait de découvrir la vie des habitants en totale communion avec ce fleuve suffira à notre bonheur. De nombreuses habitations ne donnent pas sur la rue, mais sur un cours d'eau. Du coup, le Mékong sert à tout : on se lave les cheveux, on fait la vaisselle et la lessive, on fait bouillir l'eau, et bien sûr on se déplace en barque. Il facilite la vie d'habitants aux moyens bien modestes. Ici, l'expression "eau courante" prend tout son sens! 

 

Pêcheur matinal près de Vinh Long.

 
Vie animée sur les rives du delta.

 

   Jeune pêcheur vietnamien.

 

Le temps de se faire ramener en barque familiale à Vinh Long, et d'avaler une pho au prix imbattable (12000 dongs, soit un peu moins de 0,50cts d'€!), et nous nous rendons à la gare routière. Fatigués des négociations perpétuelles, nous payons les 50000 dongs demandés pour effectuer les 35 kilomètres nous séparant de Can Tho. Et de toute façon, ils ne sont pas négociables ! En revanche, nos compagnons tchèques qui prennent le bus 2 minutes après nous ont du mal à encaisser la pilule ! Et les insultes en Tchèque n'y changeront rien ! Ce n'est pas négociable. Nous constatons que les locaux paient 18000!

 

Arrivés à Can Tho, nous trouvons rapidement un hôtel, et n'avons même pas le temps de chercher un plan pour parcourir le fleuve le lendemain. En effet, le sympathique et très professionnel gérant dudit hôtel nous le propose : pas mal de petits établissements de la ville ont des accords avec des bâteliers. Départ à 5h30 sur une barque rien que pour nous, et bien avant les gros bâteaux des agences. Idéal pour explorer les marchés, puis la végétation du coin. Aucun arrêt prévu dans des magasins de souvenir. Cela semble parfait. Et cela s'avère parfait ! 

 

   

Lever de soleil près de Can Tho.


Le départ est très matinal, mais quel spectacle ! Les pêcheurs sont à pieds d'oeuvre. Certains restaurateurs rentrent déjà du marché flottant de Cai rang où nous nous rendons. Un spectacle fluvial projeté sous une lumière matinale étourdissante. A 6h30, nous parvenons au marché. Très animé, il est le plus fréquenté de la région. Chaque barque marchande dresse un mât à l'avant de son embarcation avec, au bout, un exemplaire du ou des produit(s) vendu(s). Quant à nous, nous nous servons en...café! Et oui, il y a même des barques ambulantes qui proposent du café chaud. Quelle bonne idée à cette heure-là !

 

Marché flottant : on annonce les produits à la vente en accrochant un exemplaire au bout d'un bambou.

 

Café improvisé sur l'eau. Délicieux !

 

   

La vie au rythme des flots : ventes et sieste en hammac...

 

 

Vente d'ananas sur le marché flottant. 

  

  

Echange sur le marché flottant. 

 

Notre sympathique bâtelier nous emmène ensuite dans une fabrique familiale de vermicelles de riz, l'un des produits les plus consommés en Asie. Comme à chaque fois que nous avons l'occasion de découvrir les coulisses d'un artisanat, la visite nous enchante... Et nous vous en parlerons plus en détail dans un article à venir...

 

Nous terminons la matinée en parcourant un Mékong éclaté, dissipé, sous un soleil resplendissant. Le mercure frôle les 40. Il est à peine 9h ! Nous croisons des embarcations transportant des quantités incroyables de riz. D'autres transportant ciments et briques. D'autres encore divers produits achetés sur le marché et sans doute destinés à alimenter la carte de leur gargotte. Nous voyons des enfants jouer dans le Mékong, des mamans s'y occuper des tâches ménagères, des papas y bricolant leur bâteau dans ses eaux marrons. Tout se passe dans le fleuve, avec le fleuve et grâce au fleuve. 

 

Jeune vietnamien près de Can Tho.
 
 
 
Transport du riz par bâteau sur les eaux du Mékong.
 

 

Transport du bois. 

 

Puis nous pénétrons dans les faubourgs de Can Tho. Le béton reprend ses droits. Les rives du Mékong ne sont plus vertes, mais grises. Les habitations autour ne sont plus sur pilotis mais dressent bien haut leur sommet. Nous débarquons. Il n'est même pas 10 heures du matin, et nous avons déjà l'impression d'avoir passé une super journée. Nous remercions chaleureusement notre bâtelier, et allons avaler un petit quelque chose avant de prendre notre bâteau...euh, notre bus pour Rach Già à l'extrémité sud ouest du pays.

 

Fin de la ballade, retour vers la terre ferme.

 

 

 

 



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Publié à 07:06, le 3/11/2012 dans Vietnam, Mekong Delta
Mots clefs : homestaymarché flottant de cai rangmarché flottant de cai bédelta du mékongîle de an binhvinh longbalades en barquecan tho


Un bon massage, une bonne action

21 octobre 2012 / Saïgon / Vietnam

 

Un petit Tam Quat pour se détendre??

Bien entendu, et surtout s'il est effectué par un aveugle! En effet, nous avons tous entendu parler de la capacité des gens à qui il manque un sens de sublimer les autres. 

Le tam quat est un massage traditionnel asiatique combinant acupressure, chiropraxie et osthéopathie. On est supposé en sortir totalement décontracté. Non pas qu'on en ait urgemment besoin (encore que !), mais y'a pas de mal à se faire du bien. Surtout si notre modeste contribution permet à une association de faire rentrer un peu de sous sous dans les caisses.

En effet, l'association des aveugles de Ho Chi Minh Ville forme des aveugles de naissance (notamment suite aux conséquences de l'agent orange) au Tam Quat. Cela leur permet d'avoir un travail rémunéré, et à l'association de fonctionner.

 

Nous nous y rendons un soir, alors que le quartier s'anime dans ses bars et ses restos peuplés d'occidentaux. Nous trouvons  plus ou moins facilement l'adresse. Locaux spartiates, accueil froid. Nous payons nos 60 000 dongs (3$) en nous demandant où nous avons mis les pieds. Et puis tout se détend, à commencer par l'ambiance. Les masseurs fort aimables, sont très attentionnés et baragouinent suffisamment l'anglais pour créer le contact. Puis vient le massage en lui même. En bon professionnel, mon masseur joue tantôt au tortionnaire, tantôt au bienfaiteur. Cela dure 1 heure. Et on en ressort effectivement débarrassé de toutes les tensions corporelles accumulées depuis 4 mois. 

A l'image de l'association mongole ger to ger et de l'association vietnamienne sapa o chau (dont les liens sont sur le blog), voilà le genre d'initiatives que nous recommandons à tous les voyageurs. Un petit plaisir en plus d'une bonne action, c'est du tourisme responsable ! 

 

On vous file même leur adresse !!

Association des aveugles de HCM
185, rue Cong Quynh, Q1
HÔ CHI MINH-VILLE
Viêt Nam
Tél : (08) 383 966 97 



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Publié à 04:45, le 2/11/2012 dans Vietnam, Saïgon
Mots clefs : massage d'aveugleà faire à Saïgonconséquences agent orangesaïgonho chi minh villevietnam


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Qui suis-je ?


Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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