Jusqu'au bout de l'Asie...

Kaléidoscope culinaire !

Février / Mars 2013 / Chine

 

Côté table, rien à dire, la Chine est vraiment au top ! Si on a su apprécier la cuisine épicée et raffinée du Sichuan, réputée dans le monde entier, ce deuxième séjour en Chine confirme la mention particulière pour la cuisine des Hui, les musulmans de Chine, sa diversité et ses pâtes fraîches malaxées à la commande dans tout le pays. Exceptionnellement je vous propose un petit tour d'horizon en images, sans commentaire. Sauf un : VIVE LA CUISINE CHINOISE !


 

 

Le saviez-vous ? Si dans la cuisine chinoise les aliments sont toujours découpés en petits morceaux, c'est principalement à cause du manque de combustible qui a sévit dans le pays pendant très longtemps. Le peu d'énergie disponible était essentiellement utilisée pour le chauffage. Ainsi coupés, les ingrédients cuisent rapidement et à feu vif.  C'est aussi la raison de l'invention et de l'utilisation du Wok qui permet de saisir et de cuire rapidement les aliments en répartissant la chaleur sur une grande surface...

 

 


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Publié à 07:43, le 15/03/2013 dans Chine, Chine
Mots clefs : soupesnouilles chinoisesspécilités des huicuisine au wokcuisine du sichuanchinegastronomieriz


Au fait, que mange t-on dans le nord-ouest du Vietnam ?

Notre arrivée au Vietnam s'est accompagnée de nouvelles découvertes culinaires. Comme en Chine, il est possible de manger dans la rue pour un budget routard (plat entre 1 et 2 euros). En revanche, et sans doute parce que le nord ouest est une région pauvre, c'est beaucoup moins varié, plus simple mais bon. En effet, il n'y a plus trop de plats en sauce : les vietnamiens préfèrent la cuisine légère et utilisent plus de produits frais.

Tout d'abord, nous avons vu avec plaisir arriver dans nos assiettes de nouvelles saveurs, plus "tropicales" comme la menthe fraîche, le citron vert et les fruits exotiques !

 

    

 

Marchandes de fruits rencontrées sur le parcours du nord-ouest du Vietnam

 

Le plat le plus courant est la soupe PHO, spécialité du Nord qui s'est désormais répandue dans tout le pays. La base du plat est cconstitué par un bouillon d'os, de gingembre et de Nu'oc mam qui a mijoté pendant des heures ; on y ajoute des herbes fraîches (coriandre, basilic, menthe, ciboulette), de la viande (poulet, boeuf ou porc), des vermicelles de riz et un zeste de citron vert. Très frais, léger et copieux à la fois, on apprend avec le temps à différencier les bons des moins bons, et à apprécier les petites variantes introduites par le chef !

 

Soupe PHO, accompagnée de menthe et de citron vert.
 

Sinon, le riz blanc et parfumé est aussi très présent, servi accompagné de légumes bouillis, d'un peu de viande ou de nems. Et oui, les fameux rouleaux ont fait leur apparition ! Miam !

 

Riz blanc + nems maison + bananes vertes en sauce + épinards bouillis = miam miam ;)
  

Autre changement notable : au Vietnam on trouve du pain (à vrai dire la baguette est très répandue !), du bon café et des pâtisseries assez facilement et pour un prix correct. Imaginez notre plaisir quand nous avons mangé une excellente chocolatine, la première depuis 4 mois ! Pour en goûter une et consommer responsable, rendez vous au café-restaurant "Baguette et chocolat" à Sapa. C'est géré par l'association humanitaire Ecole Hoa Sua, qui promeut l'insertion des jeunes par l'apprentissage des métiers de la restauration et de la boulangerie-patisserie. On aime !!

 

"Baguette et chocolat" à Sapa, une adresse à ne pas manquer !

 

Nous quittons le nord-ouest du Vietnam enrichis de nouvelles expériences gustatives, mais en mettant le cap sur Hanoi, nous savons que nos papilles n'ont pas fini de se réjouir ;))


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Publié à 04:35, le 11/10/2012 dans Vietnam, Nord-Viêtnam
Mots clefs : nemsvietnamsapagastronomienouillesphorizsoupecuisine


La gastronomie chinoise : quand manger devient un art de vivre!

Chine / depuis le 4 août 2012


En arrivant à Pékin, nous avions presque oublié le plaisir de manger. Quelle surprise de constater, dès nos premiers pas dans  la ville, les mille et une petites gargotes  qui peuplent ses rues, les odeurs, les couleurs qui chatouillent nos sens du matin au soir !
Après bientôt 1 mois dans ce pays, c’est vraiment là que résident le dépaysement, l’émerveillement. A elle seule, la cuisine chinoise vaut le voyage. Il faudrait une vie pour en parler. Gardez donc à l’esprit en lisant ces quelques lignes que cet article peut seulement vous donner un infime aperçu de la diversité des saveurs de la cuisine chinoise.  Et encore faudra-t-il bien faire travailler votre imagination… !

 

 Une bonne soupe de nouilles aux légumes


Tout d’abord, la diversité. Il y a une quantité incroyable de mets et des spécialités différentes dans chaque région, et même dans chaque ville. Tout est coupé en petits morceaux, baguettes obligent, et les mélanges donnent lieu à d’innombrables soupes, plats en sauces, grillades, etc. Partout dans les rues, des vendeurs tirent une petite carriole derrière leur vélo pour cuire et vendre toutes sortes de beignets, galettes, grillades, fruits, gâteaux… et tellement d’autres choses !

 

 Un petit restaurateur aux fourneaux
 

Vente de galettes frites

 

Préparation de raviolis à la vapeur
 

 
Quelques constantes tout de même, que vous connaissez sans doute déjà : la nourriture est très épicée et très grasse. Heureusement, on mange souvent de petites quantités.  
Dans le nord du pays, on mange essentiellement des nouilles, même si on trouve aussi du riz. Les nouilles sont faites maison, sous vos yeux. Les classiques, un peu jaunes, sont réalisées de la façon suivante : ils prennent une boule de pâte qu’ils étirent et replient en deux (donnent deux épaisseurs), qu’ils étirent à nouveau et replient en deux (donne quatre épaisseurs) etc jusqu’à donner des nouilles, soit environ cent ou cent cinquante épaisseurs de pâtes. C’est un travail physique et les cuisiniers sont très musclés !
Quant aux blanches transparentes dites « nouilles wantu », spécialité de Pingyao, elles sont « épluchées » directement de la pâte dans le bouillon !

 

 

 

 
Dégustation d'un plat de nouilles à 50 cts!

 

On trouve également partout de très bons raviolis frais, des yaourts faits maison et des fruits frais présentés en brochettes.
Pour trouver une bonne adresse où manger, il suffit de se balader dans les rues, et de se laisser tenter. Nous sommes plutôt adeptes des boui-boui, pas chers et généralement très bons. Notre méthode pour choisir où se restaurer : nous allons là où il y a le plus de locaux, quitte à faire la queue !  Mais ce qui nous a le plus charmé avec Landry, c’est la culture de la rue. Tout le monde mange dehors, sur de minuscules tables installées sur le trottoir. En plus d’une nourriture délicieuse et fraîchement préparée, nous savourons aussi l’ambiance des lieux, assis au milieu de chinois plus ou moins éméchés, souvent joyeux, et prenant beaucoup de plaisir à nous interpeller (sauf qu’en général on ne capte rien !).

 

 

Un trottoir envahit de tables dans les rues de Xi'an

 

 

En train de déguster des brochettes sur un trottoir de Xi'an

 

Parmi nos plus belles découvertes, les brochettes dans les hutongs de Beijing ou de Xi’an. On désigne au cuisinier tout ce qui nous tente au sein de son étal : champignons, seiches, moutons, poulet, aubergines, etc. Il nous les met à rôtir en les assaisonnant copieusement. Accompagné d’une bière fraîche, c’est génial !

 

Un énorme étal de brochettes dans les rues de Beijing
 
 

 

Choix cornélien!

 


D’ailleurs, côté bière, un petit point pour les adeptes : la bière chinoise est très peu alcoolisée, et semble parfois coupée à l’eau. Parfaite pour se désaltérer, elle peut « laisser sur sa faim ». Il ne faut donc pas hésiter lorsque l’occasion se présente, à mettre quelques Yuan de plus et à se payer une bière haut de gamme. La Tsing tao est une des meilleures du marché !


Nous ne pouvions quitter Beijing sans goûter son fameux « canard Pékinois », aussi dit canard laqué, une véritable institution ! Les restaurants de la capitale en proposent à tous les coins de rue, à qui le plus croustillant, le plus sucré ou le moins gras ! Une véritable bataille rangée. Pour cette soirée hors du commun, nous avons choisi d’aller avec nos Québécoises favorites dans un restaurant réputé, histoire de ne pas se rater sur cette affaire d’état ! Réservation obligatoire, le restaurant est pris d’assaut !
Nous voici donc dans un des quartiers chic de la ville. Ici les traditions sont respectées, le canard est découpé devant notre table, et servi avec un assortiment de légumes, de crêpes et de sauces typiques. Marie-Line et Jade nous offrent un vin ambré. Bref, la soirée est un régal ! Le reste en images !

 

La troupe franco québécoise attend son canard laqué!

 

 

Le voici découpé sous nos yeux!
 

     

 

 

Jade et Marie Line aiment bien le canard laqué!!

 

 

Autre expérience gastronomique marquante : le petit déjeuner chinois. D’une façon générale, les chinois mangent très peu de sucre, et j’ai erré des heures dans les rayons du supermarché à la recherche de pâte à tartiner chocolatée, sans résultat. Nous avons donc tenté une immersion totale en commençant la journée par un beignet  aux cives, une soupe de riz ou de nouilles, ou encore un petit pain au mouton. Si cela me convient assez, Landry a opposé un véto au bout du 2ème jour ; il y a des choses sur lesquelles on ne peut transiger !

 

Enfin, nous avons adoré le quartier musulman de Xi’an et ses étals méditerranéens ! Ici dates, noix, moutons et coriandre sont à l’honneur. Un savant mélange d’Asie et d’Orient très bien réussi !

 

 

Un étal de dessert dans le quartier musulman de Xi'an

 

 

Cuisine improvisée sur de petites carioles dans le quartier musulman. Ici, un gâteau de semoules.


 

Un étal de fruits confits et/ou séchés


Cependant, tous ces papillonnements d’étals en étals ne sont pas sans risque. Brice nous l’avait prédit, elle est là, la tourista ! Une cure de riz et c’est reparti, il en faudra plus pour brider nos appétits féroces !

 

Nous nous apprêtons à descendre plus au Sud. La gastronomie devrait changer avec les paysages, ce qui donnera peut-être lieu à une autre critique gastronomique ! Quel pays mieux que la Chine pour se prêter à ce petit jeu ? ;))



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Publié à 04:06, le 27/08/2012 dans Chine, Chine
Mots clefs : canard laquépingyaochinepékingastronomiebrochettesnouillesxi'an


Beijing, capitale de la Chine d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Beijing, capitale de la Chine / du 4 au 11 août 2012

 

"Beijing is amazing", "An incredible city", "Best place i've ever been"...

 

De la bouche de nos interlocuteurs backpackers croisés au hasard des hostels Russes et Mongols, les superlatifs ne manquaient pas pour décrire la fascination incroyable qu'exerçait la capitale chinoise sur ses visiteurs.

 

De notre côté, l'impatience était variable : le train était à peine rentré en Chine que Lucy regrettait déjà les campagnes Mongoles et Jade se demandait quel attrait elle pourrait bien trouver à une ville aussi grande. L'attente était sans doute un peu plus forte du côté de Marie Line qui souhaitait approfondir ses notions de Chinois. En ce qui me concerne, l'impatience me gagnait au fil des jours précédants notre arrivée en Chine. J'attendais avec ferveur la découverte de cette ville, intrigué par la mutation incroyable du pays dont elle est la capitale et le plus célèbre symbole.

 

"La porte du devant", qui marque l'entrée de la place Tian' ânmen

 

L'histoire de Beijing est tourmentée, marquée par des conflits séculaires, des destructions et reconstructions incessantes, des occupations étrangères (Mongoles, Franco Anglaises, Japonaises) et des gouvernances d'"humeur variable"!

Depuis le 1er octobre 1949 et la prise de pouvoir du PCC, le visage architectural de la ville a commencé à changer (destruction des remparts historiques et de très nombreux hutongs, ces petites rues étroites typiques, et construction de très larges avenues pour faciliter la circulation, et de bâtiments à l'inspiration très stalinienne). A la fin du 20ème siècle, le virage capitaliste pris par le régime a contribué à accélérer cette mutation : toujours plus de voitures et moins de vélos, toujours plus d'immenses buildings ne rivalisant pas tous par leur beauté ou leur originalité architecturale, toujours plus d'habitants en provenance des campagnes et cherchant à mieux vivre. 

 

Dans la cité interdite, lors d'un rare moment sans une meute de visiteurs

Par conséquent, une fois l'excitation de l'arrivée estompée, où trouver le charme de Beijing ? 

Dans sa modernité ? Si tous les projets architecturaux de la ville sont loin d'être des réussites, certains quartiers modernes n'en demeurent pas moins très attrayants : restaurants et bars branchés, évènements culturels, bâtiments merveilleusement illuminés dès le crépuscule, intense activité économique...

 

Dans un quartier branché, après un excellent canard laqué !
 
 
Une grande rue commerçante, symbole de la néo modernité de Beijing
 
 
Beijing, vivante à toute heure

Dans ses traditions? Même si leur nombre a considérablement diminué au cours des 60 dernières années, de nombreux hutongs subsistent. Ces petites rues nous ravissent. Elles sont parfois éclairées par de traditionnelles lanternes rouges, parfois par les devantures lumineuses des petites cantines qui foisonnent, tantôt très animées par divers commerces ou restaurants, tantôt très calmes. Alors seuls quelques anciens apportent un peu d'animation au cours d'une partie de dames chinoises. L'authenticité urbaine et architecturale de la Chine nous explose alors en pleine figure dans ces petites rues, nous surprend, nous charme ! Les vélos et pousse-pousses se croisent dangereusement, les raviolis et nouilles chinoises se préparent dès l'aube, les petits artisans (plombiers ou menuisiers) trouvent dans les étroits trottoirs des extensions de leurs ateliers. C'est dans ces petites rues populaires que nous passons l'essentiel de nos journées à flaner, guettant les sourires des habitants, explorant les cours intérieures, et sentant les saveurs multiples des mets en préparation.

 

Lulu se baladant dans un hutong
 
 
Un hutong très animé
 
 
Partie endiablée de dames chinoises dans un petit et calme hutong
 
 
L'intense activité des cyclo moteurs dans les hutongs
 
 
Les cycles au repos !
   

Dans son histoire? Au vu de sa richesse culturelle et historique passée, Beijing regorge de sites à découvrir. Son patrimoine architectural datant de la dynastie des Qing, la dernière dynastie de l'histoire de l'empire chinois avant l'avènement du Guomindang, puis du communisme, est en partie intact. Certes, en plein mois d'août, l'afflux de touristes chinois et internationaux peut contrarier certaines visites comme celle de la cité interdite ou celle de la célèbre artère de Nanluogu Xiang. L'accès étrangement payant de certains sites comme le parc Beihai peut altérer le charme du lieu. En revanche, les temples bouddhistes (comme le temple des lamas et le temple du ciel), certains parcs où les Pékinois pratiquent des activités sportives (comme le parc Ritan), la visite insolite d'une partie non restaurée et déserte de la muraille de chine, l'architecture très stalinenne de la place ti'an an men et ses environs, le très moderne centre des arts et du spectacle, sont des exemples de la diversité remarquable du patrimoine culturel Pékinois à travers les siècles.

 

Le temple du ciel
 
  Les chinois viennent de tout le pays pour célébrer Bouddha dans le célèbre temple des lamas
 
 

L'un des halls du grand temple des lamas
 
 
Balade reposante dans le parc Beihai
 
Vue sur la ville depuis le parc Beihai

Dans sa gastronomie ? Lucy vous en dira plus très bientôt, mais c'est un régal pour les papilles !

   

Landry qui déguste des brochettes dans la rue
   

Dans sa population ? Avouons le : nous avons été bluffé par la gentillesse des chinois ! Ils n'hésitent pas à nous parler dans la rue, à nous aider à nous repérer, à nous servir spontanément d'interprètes dans diverses situations... Ils semblent très fiers de l'attrait que représente leur pays pour les occidentaux et nous le rendent bien ! Sans être à l'abri de certaines personnes mal intentionnées, un peu arnaqueuses, ou carrément antipathiques, l'ambiance générale est très détendue et les visiteurs très bien accueillis.

 

Relax et accueillants, les Pékinois ne sont pas avares en sourire et en "hello"!!

Bien sûr, Beijing est bruyante, polluée, parfois surfaite, comme toutes les grandes capitales occidentales. Bien sûr, son patrimoine est mis à mal par un développement économique accéléré. Mais le charme agit. Il subsiste tellement d'attraits, de curiosités qui ne demandent qu'à être explorées, que cette ville donne le sentiment de s'ouvrir spontanément au monde. Une semaine ne suffit évidemment pas pour percer ses mystères. L'idée nous tittille déjà l'esprit de revenir y faire un petit tour dans quelques années, mais l'hiver, une fois la cité couverte de neige et tous les touristes partis afin d'être au plus près des Beijinghua...

 
Mais en attendant de revenir en hiver, on se prend la pluie du mois d'août !!

 

 


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Publié à 06:26, le 14/08/2012 dans Chine, Pékin
Mots clefs : gastronomiehistoirebeijingChinehutongcité interditePekinparc


la gastronomie sibérienne

 

Notre séjour en Sibérie nous a enfin permis de connaître la gastronomie Russe, qui doit certes varier selon les régions, mais qui a visiblement de gros points communs. Bien que basée sur des aliments simples, caloriques et peu onéreux (vous comprendrez pourquoi, les russes sont assez démunis et il fait jusqu’à -40 l’hiver ici !), on aime !

Il est possible d’acheter un peu partout et à n’importe quelle heure des soupes chaudes et succulentes qui coutent entre 1 et 2 euros. La plus connue reste le BORSH, une soupe à base de Betterave et agrémentée selon l’humeur du cuisinier, en général de pommes de terres, de carottes et d’épices. Pour la manger comme les russes, il convient de glisser une grosse cuillère de crème fraîche en plus dedans… Un régal !

 

le borsch

 

Par ailleurs, le Lac Baïkal regorge d’Omouls, le poisson endémique du Lac (un pélagique fort gouteux). On pourrait presque dire que côté protéines, c’est ce qui se fait de mieux dans le coin. Du coup, les Sibériens en mangent matin, midi et soir, et nous aussi. On les retrouve également en grande quantité sur les quais de gare, vendus fumés dans des petits sachets en plastiques à la sauvette. Au début, c’est pas franchement appétissant de voir tout ce poisson séché qui sent fort et qui attend des heures au soleil, accompagné de quelques mouches... Mais lorsque vous êtes entassés en 3ème classe et qu’une Babouchka invite tout le compartiment à partager son repas (avec les doigts of course), et bien on ne peut pas refuser ! Et bien vraiment, c’est exquis !

 

omouls séchés

 

Côté boisson, le thé est à l’honneur. Il accompagne tous les repas et toutes les pauses. Côté eau, l’eau du Lac est réputée si pure qu'on la boit directement à n’importe quel endroit ! Ce serait mentir de ne pas dire que pour les hommes, malheureusement, les alcools forts sont également à l’honneur, et bien souvent ce sont des alcools frelatés (le problème est qu’il est très difficile de refuser un verre ; l’astuce que nous avons trouvé : surtout ne pas boire cul sec malgré les demandes réitérées de l’hôte, siroter lentement et jeter le reste lors d’un moment d’inattention). Nous croisons beaucoup de gens ivres dans les rues et les trains. D’après plusieurs sources, c’est la raison qui explique que l’homme russe ait une espérance de vie de seulement 56 ans, la plus faible des pays industrialisés.

 

landry en compagnie d'igor, un bon vivant!

 

Enfin, un petit mot pour les futurs voyageurs au Lac Baïkal : La Nikita’s guesthouse sur l’île d’Olkhone est le coup de cœur du Lonely, mais c’est également le nôtre ! Pour 20€ par personne et par jour, vous avez l’hébergement en pension complète. Au départ nous n’étions pas emballés par cette histoire de pension complète, mais en fait c’est très économique et ça se prête parfaitement au lieu, car l’île est très petite, il n’y pas de restaurant (peut-être 2 en haute saison mais ils ne sont pas encore ouverts), et les activités se font généralement alentour : vélo, randonnée, ballade, sieste… Nous avons donc vécu en petite communauté pendant une semaine, et c’était franchement super ! Côté cuisine, les mauvaises langues diront que les plats servis à la « cantine » sont peu variés et pas forcément hyper copieux. Pour ma part, j’ai trouvé ça génial. Effectivement vu le prix et l’éloignement, il ne faut pas s’attendre à de la grande gastronomie. Mais c’est bon et équilibré, et typique !! Chaque repas contient de l’Omoul. Pour le reste, c’est pâtes, riz, choux, patates et Borsh essentiellement, nous sommes en Sibérie !

 

 


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Publié à 05:36, le 27/06/2012 dans Russie, Irkoutsk
Mots clefs : omoulborschgastronomieSibériethéalcool


Qui suis-je ?


Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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