Jusqu'au bout de l'Asie...

Chengdu

Du 18 février au 28 février 2013 / Chengdu / Capitale du Sichuan / Chine

 

 

Cela fait 72 heures que nous avons franchi la frontière, et en arrivant à Chengdu au petit matin, ce 18 février, nous sommes dans les temps. 

 

 
 

Après un rapide trajet depuis Mohan vers Jinghong en bus (4 heures, de 9h à 13 h le 15 février), puis un bus de nuit depuis Jinghong jusqu'à Kunming (de 19h à 7h du matin, dans la nuit du 15 au 16 février), 24 heures de "far-pas grand-chose" à Kunming (du 16 au 17 février), et enfin un train de nuit bondé en places assises qui traverse les somptueux paysages de montagne des provinces du Yunnan et du Sichuan (du 17 février à 10h jusqu'au lendemain 6h), nous voilà donc à Chengdu, capitale du Sichuan, province voisine du Tibet.

Nous sommes dans les temps à condition d'attraper rapidement un train pour Urumqi, dans l'extrême ouest de la Chine, proche de la frontière avec le Kazakhstan. Notre calcul est simple : nous devons quitter le territoire Chinois le 3 mars. Nous devons donc monter dans un train pour Almaty au Kazakhstan le 2 mars, donc obtenir nos passeports Kazakhe le 1er mars, donc poser nos passeports au consulat Kazakhe à Urumqi le 24 février, donc arriver à Urumqi le 23 février, donc prendre un train depuis Chengdu le 21 février. Impossible enchaînement des évènements ?

 

Le temps est très frais ce matin, en sortant de la gare de Chengdu. C'est clair, nous ne sommes plus au Laos, ni même dans le Yunnan, et même si le climat est réputé clément dans le Sichuan, le choc thermique n'en est pas moins violent ! Nous sommes gelés, et une furieuse envie de fuir cette impressionnante foule qui rendrait n'importe qui agoraphobe, et qui déambule sans but apparent aux alentours de la gare, se fait pressante. L'envie de prendre une douche chaude également. Mais nous ne perdons pas de vue nos impératifs de timing : nous rassemblons nos forces et nous dirigeons vers les guichets où les files d'attente s'étalent sur des dizaines de mètres devant les nombreux guichets déjà ouverts malgré l'heure matinale (6h30).

Enfin, c'est notre tour ! Quand le guichetier entend les quelques mots d'anglais prononcées par Lucy, il baisse les yeux, devient rouge pivouane, se lève de sa chaise et cours chercher du secours. "Heeeeeelp" semble-t-il crier (en chinois dans le texte !) à son chef. Les villes Chinoises se succèdent dans notre périple, et les scènes se répètent aux guichets des différentes gares ! L'aimable supérieur rapplique. Après avoir enfin compris la requête, il nous annonce que les prochains trains pour Urumqi sont le 25 février. Là, on a un problème !

 

Les files d'attentes devant les guichets de ventes de billets de train ressemblent toujours à cela en Chine.

 

   

Il y a également les files d'attentes à la descente du train, où pour acheter un ticket de métro, pour n'en citer que quelques unes !

 

Quelques heures plus tard, après une douche chaude et une sieste réparatrice, nous demandons à notre auberge de jeunesse quelques renseignements sur les trains. Les jeunes employés parlent anglais, ce qui s'avère un tantinet plus simple qu'au guichet d'une gare. Là encore, stupeur ! Plus de train pour Urumqi (dont nous découvrons la véritable prononciation : "woulumuchi" !) avant le 15 mars ! Une jeune employée nous confie que les congés du nouvel an Chinois (appelés le "spring festival") peuvent s'étendre jusqu'à la mi-mars pour certains travailleurs. C'est ainsi que pendant environ 1 mois, de mi-février à mi-mars, 1 300 000 000 de Chinois sont  en vacances à peu près en même temps. De quoi saturer n'importe quel réseau de transport ! Nous réalisons au passage que les employés Chinois ont maintenant plus de vacances que les employés Américains ou Canadiens du privé !

Même si nous avons la possibilité de prolonger notre visa, nous n'oublions pas que nous avons une dead-line pour notre retour en France : le 30 mars, jour de célébration des 30 printemps du brother ! Etant un frère indigne (!!), j'ai déjà raté ses 20 ans, étant à l'époque emmitouflé dans une épaisse doudoune et faisant face au rude hiver Montréalais ! Alors, aucune marge de manoeuvre possible, nous serons en France à la fin mars.

Afin de nous changer les idées, nous partons rendre une petite visite à l'emblème de la ville de Chengdu : les pandas. Après avoir exploré de son fin palais les gastronomies asiatiques (dont certains articles circulent sur le web, youpi ! et dont voici le lien : http://www.mosaic-voyages.com/blog/2013/02/21/petit-point-sur-la-gastronomie-mongole-et-la-vie-dans-les-yourtes/), Lucy vous fera partager sa nouvelle passion pour la grosse bébette chinoise dans un futur article ! Nous nous rendons également, le soir-même, à l'opéra de Chengdu, pour assister à une représentation d'arts traditionnels Chinois : danse, musique, ombres chinoises et changement de visage, dans un théâtre dans lequel, comme dans tous les lieux publics, on se gèle ! Face au spectacle lumineux des buildings modernes offert toutes les nuits, on a du mal à croire que de nombreux bâtiments publics tels que les restaurants, gares, hôtels, administrations, ne soient toujours pas équipés de chauffage en Chine !

 

Le spectacle nous présente des spécialités artistiques chinoises ancestrales. Ici une scène d'opéra.

 

  

Le fameux "changement de face" (transformisme de masque ancestral) et du théâtre d'ombres.

 

Faisant face à l'imparable logique arithmétique et à la cruauté d'un temps que nous ne remonterons pas (nom de zeus !), nous rendons les armes et changeons nos plans. Un train pour Beijing est disponible le 5 mars. Un transsibérien part le 9 de la capitale Chinoise, et rallie Moscou le 15. Nous devrions être sans difficulté à Avignon aux alentours du 25, après avoir exploré quelques capitales Européennes. 10 jours pour rallier Moscou à Avignon, nous semblons même avoir un peu de marge, filet de sécurité indispensable vu les obstacles administratifs ou logistiques (transport) qui se dressent sur notre route depuis quelques jours, et dont nous n'osons plus espérer l'éradication ! Nous posons donc une option sur ces billets en direction de Beijing, et partons déposer nos passeports aux services d'immigration faire prolonger nos visas. De toute évidence, si la prolongation est refusée, notre périple terrestre s'arrêtera là, et ce seront les voies aériennes qui nous ramèneront en France.

5 jours ouvrables pour examiner une demande de prolongation de visa, soit une semaine entière, puisqu'un week-end se glisse au milieu. Et la consigne de ne pas quitter Chengdu !

Nous disposons donc d'une semaine pour visiter la capitale du Sichuan et ses proches environs. Un luxe ? Pas tant que ça en fait !

 

Chengdu by night. Jusqu'au 15 février les feux d'artifice et les lancers de lanternes se sont succédés tous les soirs dans la ville.

 

Peuplée par un peu plus de 7 millions d'habitants (statistiques de 2010, source : Bureau d'études statistiques de la République Populaire de Chine), Chengdu donne une fausse première impression : celle d'une ville nouvelle. Des tours de verre flambant neuves, un métro ultra moderne et de larges artères s'intégrant avec harmonie dans le paysage urbain, semblent être sortis de terre très récemment. Sauf qu'avant, il y avait autre chose ! 

La Chine unifiée telle que nous la connaissons était très loin d'exister que Chengdu et sa région étaient déjà peuplées il y a plus de 4000 ans. Son histoire est chargée et son patrimoine en conserve quelques traces : cottage conservé du poète Du Fu, temples passés sous le bistouri afin de paraître plus jeune (et de faire payer un ticket d'entrée plus cher !) comme le Wenshou Monastery, construit il y a 1300 ans, et qui abrite également un restaurant végétarien, une librairie bouddhiste et une...guesthouse ! Ou encore la vieille rue Jinli à la magnifique architecture attirant une masse impressionante de touristes Chinois. Aujourd'hui, malgré son virage délibérément moderne, tournée vers les affaires, les technologies de pointe et le prestige de ses universités, la ville échappe à l'engorgement, aux embouteillages monstres et au stress quotidien propre aux grandes métropoles.

 

Dans les rues de Chengdu.

 

Les habitants de Chengdu sont plutôt débonnaires et rieurs, et la qualité de vie est indéniable dans la "cité des hibiscus" malgré l'absence quasi ininterrompue d'ensoleillement. La ville doit son surnom au Roi Mengchang du Royaume Shu (907-960) dont Chengdu était la capitale. Le monarque avait ordonné la plantation d'hibiscus sur les imposants remparts délimitant alors les frontières de la ville. Suite à la visite de Mao Zedong en 1958, de remparts on ne parla plus !! Le grand Timonier pensait qu'ils gêneraient la circulation ! Si on ne fait pas de sentiments pour le patrimoine dans la Chine moderne, certains détails de l'histoire ne s'effacent pas, et dans ce cas précis, c'est son surnom que la ville conserve depuis 2000 ans.

 

Les jours passent, le printemps semble s'installer, et de timides rayons de soleil accompagnent de temps à autre les Sichuanais sur les bords de l'une des rivières irriguant la ville pour une partie de mahjong, une promenade agréable ou la dégustation d'une tasse de thé au jasmin. Les habitants envahissent de nouveau les espaces verts et jardins publics. L'occasion de partager leur quotidien nous est donnée, un dimanche, dans "people's park" : démonstration de nunchakou, de taï-chi, de calligraphie, de danses diverses, de karaoké et de chorale. L'animation ne manque pas, et les petits commerçants ou artisans, même les plus improbables, tentent de gagner quelques piécettes, par exemple en nettoyant vos oreilles !! 

 

Séance de peinture à l'encre de Chine.

 

  

Séances collectives de sport en plein air. Messieurs font des arts martiaux, mesdames dansent !

 

 

Avec sa frontale, ce monsieur s'adonne à une spéléo d'un genre particulier !

 

Autre curiosité : le quartier Tibétain. En effet, la "région administrative autonome" (la colonie quoi !) du Tibet n'est pas loin, et la communauté Tibétaine est, de ce fait, assez importante à Chengdu. Même si le coeur du quartier se résume à une rue, elle transpire de tout son long l'ambiance et la culture Tibétaine, avec ses boutiques d'artisanat, ses moines déambulant dans les rues, et ses vieilles dames arborant magnifiquement le costume traditionnel.

 

  

Boutique du quartier tibétain / Moines tibétains.

 

Les nombreux quartiers populaires de Chengdu sont garnis d'un nombre incalculable de gargottes, restaurants populaires, cantines, dans lesquels les Chinois, grands épicuriens, viennent déguster les nombreuses spécialités Sichuanaises lors de mémorables banquets entre amis ou en famille. Nous observons tout cela avec curiosité, et ne manquons pas, dans le même temps, de goûter quelques-unes de ces spécialités. Même si la cuisine Sichuanaise, au même titre que la gastronomie Cantonnaise, est l'une des plus réputées de Chine, nous profitons, à l'occasion de mon... "oulaladéjà"ème anniversaire, de la diversité ethnique de Chengdu pour offrir à nos papilles une "authentique" pizza Italienne. Même si elle est loin d'être la meilleure de notre vie, une pizza en 10 mois ne peut pas complètement nous décevoir ! 

 

  

Avec le printemps les arbres de la ville se parent de fleurs somptueuses. 

On se croirait parfois au Japon en avril, lorsque les cerisiers sont en fleur...

 

La date fatidique du 27 février arrive : nous retournons aux services d'immigration récupérer nos passeports. Nos nouveaux visas y sont tamponnés. Nous avons maintenant jusqu'au 22 mars pour sortir du territoire.

Notre train pour Beijing est dans 5 jours. D'ici là, nous avons le temps de découvrir quelques curiosités, quelques sites incontournables du tourisme dans le Sichuan. 

 

 
Petite sieste à la chinoise... 
  

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Publié à 19:15, le 25/02/2013 dans Chine, Chengdu
Mots clefs : people's parksichuanchengdunouvel an chinoisbus en chinetrain en chinejinghongmohankunming


De shangri-la à sapa, descente vers les tropiques

Du 22 au 25 septembre 2012 : sur les rails (et surtout les routes) de Shangri-la à Sapa.

 

Notre périple chinois s'est terminé de la manière dont nous le souhaitions : en visitant le Yunnan. Des campagnes de Dali aux montagnes tibétaines de Shangri-la, nous en aurons pris plein les yeux pendant une semaine.

Peut être n'avons nous pas assez pris le temps de nous évader des grandes métropoles chinoises pour davantage parcourir les campagnes? Mais point de regret ! Ce périple demeurera un très bon souvenir, et déjà, dans nos têtes, surgissent des projets de prochaines visites du pays, davantage vers l'ouest!

 

Mais parlons du présent !  Et tournons-nous vers l'asie du sud-est. La 2ème partie de notre voyage. Les 4 derniers mois ! C'est par le Vietnam que l'aventure va commencer.

 

Par voie terrestre, la frontière se franchit à Hekou (côté chinois) / Lao Cai (côté vietnamien). Quitter la fraîcheur et l'humidité des montagnes pour retrouver la chaleur et... l'humidité des tropiques!!

 

Encore une fois par manque d'infrastructure ferroviaire, c'est en bus que nous quittons Shangri-la, afin de rejoindre Lijiang, d'où nous pourrons prendre un train de nuit pour Kunming. De là, et à nouveau en bus (suite à de graves inondations survenues il y a 2 ans, les lignes de chemin de fer sont coupées dans le sud de la province), nous pourrons rejoindre la frontière. Dans le bus urbain nous menant à la gare routière, nous faisons la connaissance d'un couple chinois de Hong Kong. Très gentiment, ils nous aident à acheter nos billets de bus, eux prenant le même.

 

Après 6 heures de route, nous arrivons à Lijiang en début d'après midi. 

Lijiang, dont la vieille ville est classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'unesco, est l'une des places fortes du tourisme en Chine. Nous avions hésité à nous y arrêter, pour finalement y renoncer... Ces 5 heures forcées en attendant notre train de nuit seront largement suffisantes.

Du coup, nous passons la journée avec notre couple hong kongais, grâce à qui nous gagnons un temps fou. Après nous avoir aidé à acheter nos billets de bus à shangri-la, nous nous rendons avec eux à la gare ferroviaire de lijiang, très éloignée de la ville. Puis ils nous font visiter la vieille ville qu'ils connaissent déjà !

Nos compagnons sont charmants! Elle, est plutôt réservée, et ne parle pas anglais. Lui ne baragouine que quelques mots, mais est très volubile... Et facétieux. D'une manière assez inattendue, nous arrivons à passer un bon moment à Lijiang grâce à leur compagnie. 

 

Notre charmant couple de Hong Kongais

 

Lui, très facétieux, prend la pause!

 

La ville est très jolie, mais s'apprécie difficilement. Ce n'est plus du tourisme, c'est une véritable invasion de groupes. Avec tout le tralala qui va autour : cafés, restaurants et boutiques à destination de ces groupes. Ce n'est plus "Charlie" que l'on cherche désespérément, mais le charme et l'authenticité.

 

Après une dernière soupe de "nouilles sur le pont" (spécialité du yunnan), et de chaleureux "adieux" à nos amis du jour, nous embarquons pour une courte nuit dans notre train à destination de Kunming. Arrivés tôt le matin, nous en profitons pour mettre votre blog préféré à jour, et prendre quelques infos d'autres bloggueurs sur le nord vietnam que nous allons bientôt visiter.

 

Le lendemain matin, l'interminable trajet (une bonne heure) en bus urbain du centre ville de kunming jusqu'à la gare routière, est ponctué de notre 3ème accident de la circulation en 3 pays traversés. Une fois de plus, notre bus rentre dans une voiture (comme en mongolie!), et une fois de plus, le conducteur de la voiture n'a absolument pas regardé derrière lui en changeant de voie de circulation.

 

Engloutie!

 

Demi surprise pour nous ! Mais entière déception ! Cette "légère" perte de temps va nous contraindre à passer la nuit à la ville frontalière de Hekou avant de rentrer au Vietnam car notre arrivée sur place risque d'être tardive. 

 

En effet, après être enfin arrivés à la gare routière, nous obtenons 2 places pour un bus partant à 13 heures. Arrivée prévue à la frontière à 21 heures... Arrivée effective 22 heures. Cela fait bien longtemps que les bureaux ont fermé.

 

Ce qui n'est finalement pas pour nous déplaire! Nous retrouvons la chaleur de Hong Kong, et les brochettes sur le trottoir de Beijing! Ce sont nos dernières images de la Chine.

 

Le lendemain, sacs sur le dos, nous parcourons à pieds les quelques centaines de mètres qui nous séparent du poste frontière en nous demandant à quelle sauce nous allons être dévorés. En effet, ce poste précis est réputé pour son côté "pointilleux" : bagages fouillés, guides confisqués, suppléments à payer... Charmant!

 

En route pour la frontière

 

Pas encore au Vietnam (à quelques centaines de mètres près), et déjà les fameux chapeaux pointus!

 

 

Résultat : nous n'avons jamais passé une frontière aussi vite. Même à Berlin, il m'est arrivé d'avoir le visage osculté sous tous ses angles!!Ici, rien!! Quelques minutes auront suffi!

 

Après cette formalité nous rentrons donc dans la ville vietnamienne de Lao Cai, avec pour seul objectif de trouver un bus nous menant à Sapa, notre première étape vietnamienne. Après avoir "généreusement" rémunéré un chauffeur de taxi pour nous conduire à la gare routière, nous évitons de "couillonnement" surrémunérer des chauffeurs privés au minibus flambant neuf. C'est dans l'enceinte même de la gare (étant donné qu'il n'y a personne au guichet) que nous trouvons un minibus public sur le point de partir. Le chauffeur accepte de nous vendre 2 billets à un prix plus en rapport avec les prix indiqués dans notre cher routard (50000 dongs, soit 2 euros, pour 30000 indiqués, on s'en remettra!), mais restant sans doute supérieur au prix "vietnamien". 

A nous de nous y faire, c'est comme cela que tout fonctionne ici.

 

1 heure plus tard nous sommes à Sapa, notre petite virée vietnamienne peut commencer...


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Publié à 18:13, le 27/09/2012 dans Au fil des rails, Yunnan Province
Mots clefs : lao caihekoulijiangsapashangri-lakunmingchinetrainsbus


Et maintenant?

Du 9 au 14 septembre : de Hong Kong à Kunming

 

Notre départ de HK ne se fit pas de gaieté de coeur! 

D'abord parce que nous avons adoré Hong Kong.

Ensuite parce que la suite de notre périple est encore très flou : Tibet? Myanmar? Combien de temps restons nous encore en Chine? Quittons-nous la Chine par le Laos ou le Vietnam? De vrais problèmes quoi!

 

Nous nous rendons d'abord à Guangzhou, 2 heures au nord de Hong Kong, pour seulement 24 heures sur place, afin d'attraper un train pour Kunming, capitale du Yunnan, province que nous souhaitons visiter (sud ouest de la Chine).

Guangzhou, plus connu sous le nom de Canton en Europe, est un nouvel exemple de développement urbain accéléré. 12 millions d'habitants, et historiquement, une intense activité commerciale de par son emplacement stratégique. Pour nous, peu d'intérêt vu la brièveté de notre arrêt. Sauf un : une magnifique petite île au milieu de la ville qui échappe à l'assourdissante activité urbaine : nous nous y réfugions 24 heures. Au vu de l'architecture  des bâtiments de l'île, elle était également le refuge d'anciens colons.

 

 Façade coloniale sur l'île de Shamian à Canton

 

A la terrasse d'une maison d'époque devenue...  Un starbuck !!

 

Après 28 heures de train depuis Guangzhou, nous arrivons finalement à Kunming. La ville ne présente à priori pas beaucoup d'attractions culturelles ou architecturales. Pour ne rien gâcher... Le temps est éxécrable !

 

 

 En "hard sleep" sur le trajet Canton - Kunming

 

Premières images des cultures de riz du Yunnan

 

Peu importe. Cet arrêt nous permet de mettre à jour certaines démarches administratives et de découvrir une ville chinoise non touristique.

Nous commençons par amener nos passeports au consulat du vietnam afin de faire nos visas. Ils seront prêts dans 48 heures. Puis nous allons à la pêche aux informations sur les modalités d'entrée au Myanmar par voie terrestre... Les agences dans Kunming sont introuvables... ou le personnel ne parle pas anglais! Nous contactons donc une agence franco birmane basée à Yangon en espérant avoir des réponses à nos nombreuses questions. Aucune réponse! La Birmanie par voie terrestre s'éloigne.

 

Les réponses concernant le Tibet, nous les avons déjà. 

Nous savions que le Tibet était fermé en Juin. D'après toutes les agences ou auberges que nous interrogeons depuis notre arrivée en Chine, il est toujours fermé. En fait, nous apprenons par hasard qu'il a rouvert, mais que les conditions d'accès se sont durcies. Il faut être 5 personnes de la même nationalité, en tour organisé, et suivre strictement le programme prévu. 1 ou 2 agences sont en mesure de nous organiser cela.  Mais il semble que les délais d'obtention des permis d'entrée sont d'au moins 2 semaines, et les prix des tours et treks...au dessus de notre budget... Nous avons finalement la confirmation par mail qu'aucun permis ne sera plus délivré aux étrangers avant fin octobre. Difficile de connaître les véritables raisons des ces nouvelles restrictions. Au grand désespoir de lulu qui en rêvait, nous n'irons pas au Tibet cette année.

 

Le consulat du vietnam nous apporte nos dernières réponses quant à la suite de notre programme! En remplissant les formulaires de visa, nous avons indiqué le 20 septembre comme date possible d'entrer sur le territoire, pensant qu'il était valable 3 mois, comme tous les visas. Et bien non! Notre visa est valable du 20 septembre au 20 octobre! Nous n'avons donc que quelques jours à passer au Yunnan. 

 

C'est en arpentant les rues afin d'accomplir ces quelques démarches que nous découvrons un vieux quartier au sein duquel un grand marché nous donne l'occasion de faire l'acquisition de quelques souvenirs...  Nous en profitons pour acheter également nos billets de train pour Dali, cité du centre de la province.

 

 

 

 

Marché aux fleurs et aux oiseaux de Kunming, où se vend en réalité un peu de tout, y compris serpents et araignées

 

 Lulu très fière de ses souvenirs achetés au marché!

 

Une rue de la vieille ville à Kunming

 

Une rue populaire de Kunming où "tout" s'achète!

 

C'est donc le 15 septembre à 10h que nous embarquons pour 6 nouvelles heures de train à travers le Yunnan...  

 

 


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Publié à 14:16, le 12/09/2012 dans Au fil des rails, Kunming
Mots clefs : tibetmyanmarkunmingguangzhouhong kongchinevisatrain


Qui suis-je ?


Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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