Jusqu'au bout de l'Asie...

Le panda géant du Sichuan

Le 20 février 2013, Chengdu, province chinoise du Sichuan.

 

Le panda géant est l'emblème de la Chine, de Chengdu et de WWF !

 

J'en rêvais, nous l'avons fait ! L'arrêt programmé à Chengdu nous permet d'aller admirer quelques spécimens d'une espèce désormais endémique à la Chine et menacée, le panda géant.

Nous nous sommes rendus au Centre de recherche sur la reproduction des pandas, situé à quelques kilomètres seulement du centre-ville de Chengdu. C'est l'endroit idéal pour faire connaissance avec l'animal et sa cause, car le centre n'a rien d'un triste zoo. En effet, il est spécifiquement dédié à la reproduction de l'animal. Or, pour l'amener à se reproduire, il faut qu'il se sente le mieux possible et le plus proche de son environnement naturel. Les enclos sont larges, non grillagés (séparés par des murets) et verdoyants. Les animaux sont bichonnés et suivis de près, cela se sent, et c'est chouette !

Nous sommes arrivés tôt le matin, à 8h, il y avait peu de visiteurs dans le parc et les animaux étaient en train de prendre leur petit-déjeuner. Ces gros nounours noirs et blancs sont vraiment très beaux !! Outre l'aspect ludique et charmant de la visite, le musée du parc et la projection vidéo nous en ont appris beaucoup sur les pandas.

 

Ses taches noires autour des yeux servent à leurrer ses prédateurs en donnant l'impression qu'il dort alors que ses yeux sont grands ouverts !

 

Si le panda disparaît, c'est essentiellement dû à l'activité économique de l'homme qui empiète sur son habitat et qui produit le réchauffement climatique. Sur les 60 espèces de bambous présentes dans les fôrets de l'ouest de la Chine où il vit, le panda géant n'en consomme qu'une quinzaine environ. Les modifications climatiques affectent directement ces forêts en modifiant la nature des bambous qui y poussent. Mais l'homme n'est pas le seul responsable. Le cycle naturel du bambou entraîne la mort de très nombreux arbres tous les 25 ans. Notre panda géant meurt alors de faim en pleine forêt... De plus, les femelles très exigentes sur le patrimoine génétique du père, ne peuvent plus se déplacer librement dans les montagnes à la recherche du mâle idéal à cause du surpeuplement humain des vallées. cela donne une espèce en voie de disparition !

Aujourd'hui, il ne resterait environ que 1 000 pandas géants à l'état sauvage, répartis dans 3 provinces de l'ouest de la Chine. Avant, il était présent dans presque toute l'Asie (Japon, Corée et Asie du Sud-Est également). WWF en a fait l'emblème de sa lutte, et sa mascotte vient justement de ce centre de Chengdu !

 

Malgré son air lourd, le panda géant est très agile dans un arbre.

 

Comme je vous le disais, dans la nature, le panda se reproduit déjà assez mal. D'abord parce que la femelle est très exigente sur son partenaire. Ensuite parce que les bébés pandas naissent "prématurés", bien avant le terme de leur développement suffisant à leur survie. Le nouveau-né mesure environ 15 cm, pèse de 50 à 150 grammes maximum, n'a pas de poils et est encore aveugle. Quand on sait qu'un panda adulte mesure en moyenne 1,80 mètre pour 135 kilos, on comprend que la mère soit parfois désemparée face à ces tous petits êtres fragiles. Il arrive qu'elle tue le nouveau né par erreur ou l'abandonne, ne sachant pas comment s'occuper d'une chose si petite. Enfin, 50% des naissances donnent lieu à des jumeaux. Dans la nature, la mère abandonnera systèmatiquement l'un des deux bébés pour assurer la survie de l'autre. Au final, le taux de reproduction est donc très faible.

Les efforts qui sont faits en captivité pour leur reproduction permettent de pallier ces problèmes, mais également de relâcher dans la nature de jeunes adultes jugés aptes à retrouver leur état sauvage après un petit camp d'entraînement ! Cela est fait afin d'aider l'espèce à se perpétuer dans son habitat naturel.

 

Depuis près de 20 ans le centre étudie le comportement des pandas géants et a développé un savoir-faire unique et mondialement reconnu pour leur reproduction comme pour leurs soins.

Côté reproduction, la première difficulté est de déceler la période des chaleurs d'une femelle car elle n'émet qu'une faible odeur et n'est féconde que 2 ou 3 jours par an. Lorsque cela est fait, on lui présente des mâles. Parfois la reproduction naturelle peut avoir lieu. Mais en captivité aussi la femelle est très exigente et repousse souvent les mâles qui lui sont présentés (parfois violemment, nous en avons eu la preuve en image !). Dans ce cas, les scientifiques procèdent alors à des inséminations artificielles. Puis ils suivent la grossesse au quotidien avec de nombreux tests afin de s'assurer que tout va bien et sont présents lors de l'accouchement pour éviter tout risque pour le bébé. A ce moment-là, si la mère est violente ou qu'elle abandonne son bébé, les scientifiques le récupèrent temporairement et l'élèvent en couveuse, en le nourissant du  colostrum de sa mère. Ils font de même lorsque ce sont des jumeaux. Dès que cela est possible, les scientifiques rendent les bébés à leur mère qui les prend en charge, gardent sur eux un oeil attentif et leur prodiguent des soins réguliers. Grâce à ce système, le pourcentage de survie des nouveaux-nés est très élevé, et même lorsque ce sont des jumeaux, la mère parvient à les élever tous les deux.

 

Voici les stades de développement à la naissance, à deux semaines et à deux mois :

 

   

  

 

Les bébés pandas naissent en été après environ 5 mois de gestation. Lors de notre passage, nous avons pu observer deux frères jumaux de 6 mois qui jouaient. Dans la nature ils sont livrés à eux-même à l'âge d'un an et demi, mais en captivité, il peuvent rester avec leur mère jusqu'à l'âge de 4 ans ! Les mères pandas sont très attentionnées : par exemple, dans la nature elles ne mangent presque pas pendant les 6 premiers mois pour mieux prendre soin de leur petit.

 

Nos bébés pandas de 6 mois, en chair et en os !

 

Enfin, d'autres informations nous ont beaucoup étonné !

Tout d'abord les scientifiques (contrairement à ce qu'indique Wikipédia) n'ont pas classé le panda dans la famille des ursidés, mais dans une famille à part, située dans l'arbre des espèces entre l'ours et le raton-laveur (ce qui se comprend bien lorsque l'on découvre le panda rouge).

 

Pandas rouges, la deuxième espèce de pandas existante.

 

Ensuite, bien que se nourissant quasi-exclusivemement de bambous, le panda a un "physique" (machoires et système gigestif) de carnivore ! Cela explique qu'il ait parfois recourt à la chasse pour se nourrir en cas de disette, même si certains d'entre eux n'y parviennent jamais. Par ailleurs cela explique également le fait qu'il assimile très mal les nutriments des bambous qu'il dévore, déjà eux-mêmes assez pauvres en ressources énergétiques. Il est donc obligé d'en consommer d'énormes quantités (15 à 35 kg /j), et peut passer 16 heures par jour à se nourrir. Le reste du temps, il évite de gaspiller le peu d'énergie qu'il a pu assimiler. C'est à cela qu'il doit sa réputation d'animal lent, gentil et dormeur !

 

Enfin, le panda géant a développé en plus de ses 5 "doigts" griffés une sorte de petit pouce, un 6ème "doigt". C'est pourquoi il peut attraper le bambou à "pleines mains" et le grignotter tranquillement, assis sur ses fesses, tandis que les autres animaux doivent plaquer l'objet au sol avec leurs deux pattes. 

 

Ses prédateurs naturels sont le léopard des neiges, le tigre et le loup.

 

Panda rouge qui se promène dans les allées et qui aimerait bien avoir à manger !

 

Au Sichuan, il était possible d'observer les pandas dans leur habitat naturel au sein de la réserve naturelle de Wolong, le plus grand lieu de protection et de conservation de pandas de Chine, mais elle a été fortement endommagée par le séisme qui a touché la région en 2008. Depuis, elle est fermée au public et on ignore la date de sa réouverture. En attendant, les pandas ont été transférés au centre de Ya'an, la "Bifengxia panda base", à une centaine de kilomètres de Chengdu.

 



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Publié à 12:19, le 27/02/2013 dans Chine, Chengdu
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Chengdu

Du 18 février au 28 février 2013 / Chengdu / Capitale du Sichuan / Chine

 

 

Cela fait 72 heures que nous avons franchi la frontière, et en arrivant à Chengdu au petit matin, ce 18 février, nous sommes dans les temps. 

 

 
 

Après un rapide trajet depuis Mohan vers Jinghong en bus (4 heures, de 9h à 13 h le 15 février), puis un bus de nuit depuis Jinghong jusqu'à Kunming (de 19h à 7h du matin, dans la nuit du 15 au 16 février), 24 heures de "far-pas grand-chose" à Kunming (du 16 au 17 février), et enfin un train de nuit bondé en places assises qui traverse les somptueux paysages de montagne des provinces du Yunnan et du Sichuan (du 17 février à 10h jusqu'au lendemain 6h), nous voilà donc à Chengdu, capitale du Sichuan, province voisine du Tibet.

Nous sommes dans les temps à condition d'attraper rapidement un train pour Urumqi, dans l'extrême ouest de la Chine, proche de la frontière avec le Kazakhstan. Notre calcul est simple : nous devons quitter le territoire Chinois le 3 mars. Nous devons donc monter dans un train pour Almaty au Kazakhstan le 2 mars, donc obtenir nos passeports Kazakhe le 1er mars, donc poser nos passeports au consulat Kazakhe à Urumqi le 24 février, donc arriver à Urumqi le 23 février, donc prendre un train depuis Chengdu le 21 février. Impossible enchaînement des évènements ?

 

Le temps est très frais ce matin, en sortant de la gare de Chengdu. C'est clair, nous ne sommes plus au Laos, ni même dans le Yunnan, et même si le climat est réputé clément dans le Sichuan, le choc thermique n'en est pas moins violent ! Nous sommes gelés, et une furieuse envie de fuir cette impressionnante foule qui rendrait n'importe qui agoraphobe, et qui déambule sans but apparent aux alentours de la gare, se fait pressante. L'envie de prendre une douche chaude également. Mais nous ne perdons pas de vue nos impératifs de timing : nous rassemblons nos forces et nous dirigeons vers les guichets où les files d'attente s'étalent sur des dizaines de mètres devant les nombreux guichets déjà ouverts malgré l'heure matinale (6h30).

Enfin, c'est notre tour ! Quand le guichetier entend les quelques mots d'anglais prononcées par Lucy, il baisse les yeux, devient rouge pivouane, se lève de sa chaise et cours chercher du secours. "Heeeeeelp" semble-t-il crier (en chinois dans le texte !) à son chef. Les villes Chinoises se succèdent dans notre périple, et les scènes se répètent aux guichets des différentes gares ! L'aimable supérieur rapplique. Après avoir enfin compris la requête, il nous annonce que les prochains trains pour Urumqi sont le 25 février. Là, on a un problème !

 

Les files d'attentes devant les guichets de ventes de billets de train ressemblent toujours à cela en Chine.

 

   

Il y a également les files d'attentes à la descente du train, où pour acheter un ticket de métro, pour n'en citer que quelques unes !

 

Quelques heures plus tard, après une douche chaude et une sieste réparatrice, nous demandons à notre auberge de jeunesse quelques renseignements sur les trains. Les jeunes employés parlent anglais, ce qui s'avère un tantinet plus simple qu'au guichet d'une gare. Là encore, stupeur ! Plus de train pour Urumqi (dont nous découvrons la véritable prononciation : "woulumuchi" !) avant le 15 mars ! Une jeune employée nous confie que les congés du nouvel an Chinois (appelés le "spring festival") peuvent s'étendre jusqu'à la mi-mars pour certains travailleurs. C'est ainsi que pendant environ 1 mois, de mi-février à mi-mars, 1 300 000 000 de Chinois sont  en vacances à peu près en même temps. De quoi saturer n'importe quel réseau de transport ! Nous réalisons au passage que les employés Chinois ont maintenant plus de vacances que les employés Américains ou Canadiens du privé !

Même si nous avons la possibilité de prolonger notre visa, nous n'oublions pas que nous avons une dead-line pour notre retour en France : le 30 mars, jour de célébration des 30 printemps du brother ! Etant un frère indigne (!!), j'ai déjà raté ses 20 ans, étant à l'époque emmitouflé dans une épaisse doudoune et faisant face au rude hiver Montréalais ! Alors, aucune marge de manoeuvre possible, nous serons en France à la fin mars.

Afin de nous changer les idées, nous partons rendre une petite visite à l'emblème de la ville de Chengdu : les pandas. Après avoir exploré de son fin palais les gastronomies asiatiques (dont certains articles circulent sur le web, youpi ! et dont voici le lien : http://www.mosaic-voyages.com/blog/2013/02/21/petit-point-sur-la-gastronomie-mongole-et-la-vie-dans-les-yourtes/), Lucy vous fera partager sa nouvelle passion pour la grosse bébette chinoise dans un futur article ! Nous nous rendons également, le soir-même, à l'opéra de Chengdu, pour assister à une représentation d'arts traditionnels Chinois : danse, musique, ombres chinoises et changement de visage, dans un théâtre dans lequel, comme dans tous les lieux publics, on se gèle ! Face au spectacle lumineux des buildings modernes offert toutes les nuits, on a du mal à croire que de nombreux bâtiments publics tels que les restaurants, gares, hôtels, administrations, ne soient toujours pas équipés de chauffage en Chine !

 

Le spectacle nous présente des spécialités artistiques chinoises ancestrales. Ici une scène d'opéra.

 

  

Le fameux "changement de face" (transformisme de masque ancestral) et du théâtre d'ombres.

 

Faisant face à l'imparable logique arithmétique et à la cruauté d'un temps que nous ne remonterons pas (nom de zeus !), nous rendons les armes et changeons nos plans. Un train pour Beijing est disponible le 5 mars. Un transsibérien part le 9 de la capitale Chinoise, et rallie Moscou le 15. Nous devrions être sans difficulté à Avignon aux alentours du 25, après avoir exploré quelques capitales Européennes. 10 jours pour rallier Moscou à Avignon, nous semblons même avoir un peu de marge, filet de sécurité indispensable vu les obstacles administratifs ou logistiques (transport) qui se dressent sur notre route depuis quelques jours, et dont nous n'osons plus espérer l'éradication ! Nous posons donc une option sur ces billets en direction de Beijing, et partons déposer nos passeports aux services d'immigration faire prolonger nos visas. De toute évidence, si la prolongation est refusée, notre périple terrestre s'arrêtera là, et ce seront les voies aériennes qui nous ramèneront en France.

5 jours ouvrables pour examiner une demande de prolongation de visa, soit une semaine entière, puisqu'un week-end se glisse au milieu. Et la consigne de ne pas quitter Chengdu !

Nous disposons donc d'une semaine pour visiter la capitale du Sichuan et ses proches environs. Un luxe ? Pas tant que ça en fait !

 

Chengdu by night. Jusqu'au 15 février les feux d'artifice et les lancers de lanternes se sont succédés tous les soirs dans la ville.

 

Peuplée par un peu plus de 7 millions d'habitants (statistiques de 2010, source : Bureau d'études statistiques de la République Populaire de Chine), Chengdu donne une fausse première impression : celle d'une ville nouvelle. Des tours de verre flambant neuves, un métro ultra moderne et de larges artères s'intégrant avec harmonie dans le paysage urbain, semblent être sortis de terre très récemment. Sauf qu'avant, il y avait autre chose ! 

La Chine unifiée telle que nous la connaissons était très loin d'exister que Chengdu et sa région étaient déjà peuplées il y a plus de 4000 ans. Son histoire est chargée et son patrimoine en conserve quelques traces : cottage conservé du poète Du Fu, temples passés sous le bistouri afin de paraître plus jeune (et de faire payer un ticket d'entrée plus cher !) comme le Wenshou Monastery, construit il y a 1300 ans, et qui abrite également un restaurant végétarien, une librairie bouddhiste et une...guesthouse ! Ou encore la vieille rue Jinli à la magnifique architecture attirant une masse impressionante de touristes Chinois. Aujourd'hui, malgré son virage délibérément moderne, tournée vers les affaires, les technologies de pointe et le prestige de ses universités, la ville échappe à l'engorgement, aux embouteillages monstres et au stress quotidien propre aux grandes métropoles.

 

Dans les rues de Chengdu.

 

Les habitants de Chengdu sont plutôt débonnaires et rieurs, et la qualité de vie est indéniable dans la "cité des hibiscus" malgré l'absence quasi ininterrompue d'ensoleillement. La ville doit son surnom au Roi Mengchang du Royaume Shu (907-960) dont Chengdu était la capitale. Le monarque avait ordonné la plantation d'hibiscus sur les imposants remparts délimitant alors les frontières de la ville. Suite à la visite de Mao Zedong en 1958, de remparts on ne parla plus !! Le grand Timonier pensait qu'ils gêneraient la circulation ! Si on ne fait pas de sentiments pour le patrimoine dans la Chine moderne, certains détails de l'histoire ne s'effacent pas, et dans ce cas précis, c'est son surnom que la ville conserve depuis 2000 ans.

 

Les jours passent, le printemps semble s'installer, et de timides rayons de soleil accompagnent de temps à autre les Sichuanais sur les bords de l'une des rivières irriguant la ville pour une partie de mahjong, une promenade agréable ou la dégustation d'une tasse de thé au jasmin. Les habitants envahissent de nouveau les espaces verts et jardins publics. L'occasion de partager leur quotidien nous est donnée, un dimanche, dans "people's park" : démonstration de nunchakou, de taï-chi, de calligraphie, de danses diverses, de karaoké et de chorale. L'animation ne manque pas, et les petits commerçants ou artisans, même les plus improbables, tentent de gagner quelques piécettes, par exemple en nettoyant vos oreilles !! 

 

Séance de peinture à l'encre de Chine.

 

  

Séances collectives de sport en plein air. Messieurs font des arts martiaux, mesdames dansent !

 

 

Avec sa frontale, ce monsieur s'adonne à une spéléo d'un genre particulier !

 

Autre curiosité : le quartier Tibétain. En effet, la "région administrative autonome" (la colonie quoi !) du Tibet n'est pas loin, et la communauté Tibétaine est, de ce fait, assez importante à Chengdu. Même si le coeur du quartier se résume à une rue, elle transpire de tout son long l'ambiance et la culture Tibétaine, avec ses boutiques d'artisanat, ses moines déambulant dans les rues, et ses vieilles dames arborant magnifiquement le costume traditionnel.

 

  

Boutique du quartier tibétain / Moines tibétains.

 

Les nombreux quartiers populaires de Chengdu sont garnis d'un nombre incalculable de gargottes, restaurants populaires, cantines, dans lesquels les Chinois, grands épicuriens, viennent déguster les nombreuses spécialités Sichuanaises lors de mémorables banquets entre amis ou en famille. Nous observons tout cela avec curiosité, et ne manquons pas, dans le même temps, de goûter quelques-unes de ces spécialités. Même si la cuisine Sichuanaise, au même titre que la gastronomie Cantonnaise, est l'une des plus réputées de Chine, nous profitons, à l'occasion de mon... "oulaladéjà"ème anniversaire, de la diversité ethnique de Chengdu pour offrir à nos papilles une "authentique" pizza Italienne. Même si elle est loin d'être la meilleure de notre vie, une pizza en 10 mois ne peut pas complètement nous décevoir ! 

 

  

Avec le printemps les arbres de la ville se parent de fleurs somptueuses. 

On se croirait parfois au Japon en avril, lorsque les cerisiers sont en fleur...

 

La date fatidique du 27 février arrive : nous retournons aux services d'immigration récupérer nos passeports. Nos nouveaux visas y sont tamponnés. Nous avons maintenant jusqu'au 22 mars pour sortir du territoire.

Notre train pour Beijing est dans 5 jours. D'ici là, nous avons le temps de découvrir quelques curiosités, quelques sites incontournables du tourisme dans le Sichuan. 

 

 
Petite sieste à la chinoise... 
  


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Publié à 19:15, le 25/02/2013 dans Chine, Chengdu
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Boten, mais qui es-tu, mais où sommes-nous ??

14 et 15 février 2013 / Quelques heures à Boten / Frontière Sino-Laotienne

 

Cela commençait mal ! Nous n'avions pas encore quitté Louang Namtha que le chauffeur du minibus nous demandait un bakshich, alors que nous avions déjà acheté nos billets au guichet de la gare routière. Il faut dire, la foule ne se précipite pas pour emprunter ce transport en direction de Boten. A tel point que le bus public reste à quai, et que la gare fait appel à un minivan privé pour prendre en charge les voyageurs. 

Renonçant à contre coeur à son "petit supplément", le chauffeur se met en route lorsque 2 Laotiennes nous rejoignent pour effectuer le trajet. Bien leur en a pris, cela devrait calmer les ardeurs de notre homme à nous soutirer un conséquent supplément et lui permettre de rentrer dans ses frais.

 

Les bornes sur le bas-côté de la route n'indiquent pas les kilomètres restants pour Boten, mais pour la frontière Chinoise. La ville frontalière étant censée se trouver un kilomètre avant le poste frontière.

8 kilomètres avant celui-ci, nous traversons un petit bourg. Notre chauffeur souhaite nous faire descendre là, sous prétexte qu'il n'y a pas d'hôtels à Boten, et qu'il est trop tard pour rentrer en Chine. 

Devant cette mauvaise foi apparente dont le seul but semble être l'économie d'un soupçon de carburant, d'une larme de temps, et peut être aussi le brin de vengeance prévisible après un refus de bakshich, un léger doute nous envahit malgré tout : lors de nos rapides recherches la veille, nous n'avons pas été en mesure de trouver des informations d'hébergement à Boten. Difficile à croire, puisque la ville est censée être le Las Vegas Laotien ! Nous feignons l'étonnement et demandons à notre homme de continuer. Quelques mètres plus tard, nous arrivons à des barrières de douane. L'homme râle à nouveau. Entre l'incertitude de ce qui nous attend à la frontière et la lassitude qui s'empare de nous face à l'attitude de ce chauffeur, nous descendons.

Un convoi de berlines immatriculées en Chine arrive au poste de douane. Nous leur demandons s'il y a des hébergements à Boten... "Bien sûr !" L'enfoiré !

 

Nous dégotons alors un tuk-tuk qui accepte de nous y déposer. Les derniers kilomètres de la route moderne construite récemment par les Chinois traverse la jungle. Comment imaginer un Las Vegas à cet endroit ? En approchant de la petite ville, nous apercevons d'imposants bâtiments aux couleurs vives s'extirpant avec aisance du paysage luxuriant du Nord Laos. Nous arrivons enfin dans ce que nous croyions être le coeur de la cité. Nous sommes alors surpris par le calme ambiant. Personne ne circule dans les rues, les herbes sauvages envahissent les bas- côtés des artères goudronnées, 2 ou 3 bouis-bouis sont ouverts, mais déserts ! Ce n'est pas possible, il doit bien y avoir un centre-ville...

Notre tuk-tuk nous dépose à l'entrée d'un gigantesque hôtel dont la façade rose bonbon semble flambant neuve. Le hall de l'hôtel est désert. Nous sortons la jeune réceptionniste de sa torpeur. Elle nous annonce un prix en Yuan Chinois. Nous sommes toujours au Laos que diable ! Sans doute pouvons-nous payer en Kip Laotien ? Certes, nous le pouvons. Seul problème, nous n'en avons plus suffisamment ! La devise qu'il nous reste est le Bath Thaïlandais. Nous partons alors en quête d'un bureau de change ou d'un distributeur automatique. Cela devrait être facile à trouver dans la ville Laotienne du jeu ...

 

Notre hôtel, immense bâtiment rose dont nous sommes les seuls clients !

 

Nous arpentons des rues désertes. Seuls quelques aboiements de chiens parviennent à troubler le silence ambiant. Certains bâtiments, aux peintures fraîches, semblent être à peine sortis de terre, mais laissent apparaître un flagrant manque de finition. D'autres, au contraire, ont l'air abandonnés et complètement défraichis. Nous pénétrons dans un hôtel-casino dont le hall est allumé. Des chaises s'entassent dans un coin, des rideaux sales cachent tant bien que mal l'accès à certaines pièces où moisissent pas mal de fournitures diverses dans un sacré fatras. Pourtant, il y a bien une réceptionniste. Elle nous indique qu'elle ne fait plus de change.

C'est dans une rue manquant cruellement d'activités citadines, d'enfants qui jouent, de femmes qui font du shopping et de Chinois crachant par terre (!) que nous finissons par croiser l'un des rares représentants de la vie sur terre dans cette ville : Je montre à l'homme en question ma carte de crédit et lui mime le geste du retrait d'argent. "oh no no no no no..." me dit-il en effectuant un grand geste du bras semblant signifier que je ne trouverai rien ici.  

 

Une rue de Boten à l'heure de pointe !

 

Finalement, après avoir cherché en vain pendant une bonne demi-heure une trace, même minime, de services bancaires et financiers, nous abandonnons. Sur le chemin du retour la tenancière passablement éméchée de ce qui semble être un établissement plus ou moins en activité de livraison de plateaux repas, accepte de nous changer 1000 baths. Nous nous retrouvons avec 200 yuans, suffisants pour payer la nuit d'hôtel et manger. 

 

Le crépuscule tombe sur la ville tandis que de rares éclairages ne nous permettent pas d'y voir à 5 mètres. Nous rejoignons alors l'artère principale qui traverse Boten et mène à la frontière. Quelques commerces de frippes chinoises sont ouverts... et déserts eux aussi. Un premier restaurant refuse de nous servir, sans que l'on sache trop pourquoi. A l'intérieur, un groupe de bruyants Chinois semblant apprécier la bière locale apporte un contraste saisissant avec l'atmosphère atone de la ville. L'établissement voisin accepte de nous servir... dans un enthousiasme très intériorisé ! Boten est déserte et ils rechignent à recevoir les rares clients ! 

Nous dégainons nos sourires les premiers et déridons nos hôtes. L'ambiance se détend et nous retrouvons avec joie les saveurs de la cuisine chinoise. L'horloge du restaurant indique l'heure... chinoise. Nous payons en monnaie... chinoise. Et regardons un programme télévisé... chinois bien sûr. Pourtant nous ne sommes pas encore en Chine, mais nous ne sommes plus vraiment au Laos. 

 

Sorte de no man's land éteint dont on ne saurait dire s'il a un avenir radieux ou un passé subversif, s'il se construit une destinée ou porte les stigmates d'un temps révolu, Boten nous met d'abord mal à l'aise. On se demande où est-ce qu'on a mis les pieds ? Ce que l'on fait dans cette ville fantôme, abandonnée, quasi morte ? La surprise est de taille quand on s'attend à trouver une ville frontalière dynamique, tenter le jackpot sur une ou deux machines à sous, ou simplement s'adonner à des activités urbaines normales comme retirer de l'argent, croiser des gens ou juste observer la vie qui s'écoule. Ici, la vie est rare, et le silence s'engouffrant dans ses rues désertes dominées par d'austères bâtiments tout ausi déserts, est un peu angoissant. De plus, pourquoi l'influence Chinoise (monnaie, fuseau horaire, programme télé) se fait tant sentir alors que nous sommes toujours au Laos ?

Puis elle aiguise notre curiosité, notre envie de comprendre ce qu'il se passe ici : quel est ce mystère entourant cette ville ? Alors, c'est sûr, dès qu'une connexion nous permettra d'en savoir plus, nous ferons chauffer nos moteurs de recherche !

 

Le lendemain matin, tandis qu'une brume épaisse a recouvert la petite ville toujours plongée dans son coma artificiel, nous prenons la direction de la frontière. Le poste Laotien, sous un stuppa doré, se limite à quelques bureaux dans une cabane en bois. C'est sommaire, et contraste avec l'ultra-moderne poste Chinois quelques centaines de mètres plus loin : bâtiment design à l'architecture originale, lecture électronique des passeports, contrôle des bagages comme dans un aéroport, et quelques mots d'accueil en Français (après un petit interrogatoire sur nos projets dans le pays !) de la part d'un gradé sans doute un peu surpris de voir débarquer 2 Européens à une frontière terrestre (ben ouais, on est censé avoir des billets d'avion) ! Mais cette fois, nous rentrons pour de bon en Chine. C'est à Mohan, la ville frontalière, que démarre notre contre-la-montre. 17 jours pour rejoindre le Nord-Ouest du pays, faire un visa, et rentrer au Kazakhstan. Délai à priori suffisant... A priori...

 

En route vers la Chine... la vraie !

 

 

Le poste frontière Laotien / Le poste frontière Chinois

 

Note : Après quelques recherches, nous avons pu nous informer sur l'histoire de Boten.

En 2004, le gouvernement Laotien a voulu imiter son voisin Chinois en créant une ZES, une Zone Economique Spéciale. Ces zones, en Chine, sont le moteur de la croissance et le symbole de l'ouverture de l'empire du milieu au capitalisme. Par le biais d'un système fiscal avantageux pour les entreprises, étrangères notamment, celles-ci s'y implantent en masse, attirant ainsi des millions de travailleurs, créant des millions d'emplois et aboutissant à l'avènement de gigantesques mégapoles comme Shenzhen, Chongqing, ou le quartier de Pudong à Shanghaï.

C'est ainsi que le gouvernement Laotien a cédé Boten a des investisseurs Chinois qui ont souhaité en faire la ville du jeu au Laos, les jeux d'argent étant interdits en Chine, excepté à Macao. Des milliers de clients Chinois en provenance de la province voisine du Yunnan ont commencé à affluer en masse. Les hôtels casinos de la ville se sont mis à recruter et former des travailleurs en provenance de toute l'asie du sud-est aux métiers de l'hôtellerie et du jeu. Mais très vite, la ville est devenue une zone de non-droits, loin des règles et des polices. Abandonnés aux triades chinoises, les lieux étaient devenus une plate forme du crime organisé. Le gouvernement Laotien a alors réagi en fermant le grand casino début 2012 mettant ainsi fin à l'histoire de Boten comme capitale du jeu au Laos. En attendant sa réorientation vers le commerce et le tourisme, Boten est une ville économiquement morte.

Quelques liens retraçant l'étrange histoire de la ville dans le temps :

- http://aquarium-asia.over-blog.com/article-33370628.html

- http://www.liberation.fr/grand-angle/010199641-laos-vegas

- http://www.jeuxcasino.com/casino/news/543-le-laos-ferme-son-casino-boten

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Boten

- http://talent.paperblog.fr/5450832/laos-plus-de-casinos-chinois-dans-le-boten/

 

 



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Publié à 15:50, le 23/02/2013 dans Laos, Ban Botèn
Mots clefs : mohanfrontière sino laotiennelas vegas laotienbotenlaoscasinochineville fantôme


Louang Namtha : la der des ders en Asie du Sud-Est

Du 11 au 14 février / Louang Namtha / Nord du Laos

 

Maison de paysans dans les rizières jouxtant Louang Namtha.

 

D'abord rassurés par le mercure qui ne baisse pas, nous faisant ainsi gagner quelques jours de chaleur avant de rejoindre des contrées moins "short-tongues", nous sommes très vite heureux de notre décision de venir attendre à Louang Namtha, l'accalmie touristique et vacancière chez le grand voisin Chinois après les célébrations de la nouvelle année, mettant à l'honneur le serpent ! Nous ne le savons pas encore, mais nous aurions dû attendre bien plus longtemps...

 

Louang Namtha donne l'impression d'avoir été plantée au milieu de nulle part, d'être loin de tout, et de vivre à son rythme. Impression tendant certainement à diminuer depuis que les Chinois (encore eux !) sont venus construire leur propre axe de communication dans le Nord Laos afin de relier rapidement la Thaïlande par voie terrestre. La route en question, d'une largeur respectable (!), traverse Louang Namtha. Un grand axe traversant une paisible bourgade, cela a des airs de far-west, de diligences qui percent le silence de la "grand-rue" et de chevaux sauvagement éperonnés. Ici, les diligences sont des tractopelles, les chevaux des berlines, et si l'or tombe du ciel, dans le far-north Laotien, on sait qui va le ramasser ! Pas de quoi perturber les habitants pour qui il en faut sûrement plus avant de troubler le quotidien, entre la réparation d'un scooter et la préparation d'une divine soupe de nouilles !

 

De nombreuses ethnies montagnardes vivent dans les alentours de Louang Namtha. Des Hmong, des Laotan, des Akha, après plusieurs heures de marche depuis leur village montagnard, défilent dans les rues et marchés de la ville en exhibant leur superbe costume, afin de vendre leur production agricole et leur artisanat. Ces dames des ehtnies ne se privent d'ailleurs pas pour déambuler dans les guesthouses à la recherche du touriste prêt à leur acheter leurs bijoux... ou leur opium qu'elles cultivent dans le plus grand secret (de polichinelle !) et qu'elles proposent entre 2 bracelets, en parlant très très très très très doucement, et se parant d'un sourire malicieux sur le visage !

 

   

Vendeuses d'artisanat Akha. Elles portent une coiffe particulièrement majestueuse, noire et recouverte de plaques argentées.

Les grosses pièces en argent sont presque toutes françaises et datent de la colonisation. On a pu en voir certaines datant de 1890 !

(Le "protectorat" du Laos a été officialisé en 1886 face aux vélléités de l'empire Siamois).

 

Nous nous procurons une carte de la région auprès de notre guesthouse qui, bien que manquant de précision, nous indique les emplacements de ces villages de minorités. Nous nous décidons à partir explorer l'ouest de la petite ville : une route goudronnée nous sert de sentier, et traverse la campagne où de verdoyantes rizières s'étendent du nord au sud, axe qui nous permet de rejoindre 2 grands stuppas perchés sur des collines et qui nous servent de repères. Malgré quelques approximations de directions et un trajet de retour traînant en longueur (traduction : on s'est perdu !), cette petite balade au soleil nous aura permis de faire quelques rencontres inattendues.

 

Depuis le stuppa, vue sur la petite bourgade de Louang Namtha.

 

Stuppa proche de Louang Namtha _ pas si proche en fait !

 

Comme celle avec le gardien de ce grand stuppa à l'intérieur duquel il nous fait pénétrer afin d'y admirer un bouddha. En sortant, je me cogne le crâne avec une violence inouïe (n'ayons pas peur des mots !!!) sur l'armature de la porte. Notre homme, bienveillant, s'approche de moi.  Il porte alors sa main sur ma tête et se met à lentement masser la zone du choc en récitant une prière. Puis il enlève sa main, y crache dans la paume comme pour conjurer le mauvais sort, puis retouche mon crâne (!) et masse à nouveau en répétant ses incantations. Cela dure quelques secondes, mais cela ressemble à l'éternité pour le cartésien que je suis. Une fois sa main définitivement enlevée, toute douleur a disparu... Puissance du psychisme ou magie du bouddhisme ?

 

Notre homme tient à nous garder : il nous fait admirer sa tortue qu'il garde précieusement à l'abri du soleil, nous remplit notre bouteille vide d'une eau... Enfin, c'est l'intention qui compte !! Puis nous indique la direction à suivre afin de rejoindre le second stuppa, qui s'avèrera être à une bonne heure et demie de marche.

Comme celle aussi avec ce grand père tressant des paniers en osier à l'ombre de la maison familiale en bambou, son (tout) petit-fils à ses côtés gazouillant ses premiers mots de Laotien ! Sans doute les parents de l'adorable nouveau-né sont au turbin quelque part dans les champs, pendant que le grand père, très fier de sa descendance, nous permet de prendre le chérubin en photo, et tente de se lancer dans un début de conversation. Tentative de communication rapidement vaine, mais qu'importe, là encore, c'est l'intention qui compte !

 

 

 Un grand-père Lao tresse un panier pour cuire le riz gluant tout en surveillant son adorable petit fils.

 

 

Paysages de rizières, de cabanes en bambou plantées au milieu des champs, défilé d'écoliers en costume avalant les kilomètres à vélo sur ces routes de campagne, villages de minorités pratiquant divers artisanats comme la fabrique de papier. Errant dans cette atmosphère campagnarde, on se croirait perdus au milieu de nulle part, et on en oublierait presque que nous sommes en réalité à quelques encablures de l'une des principales villes Laotiennes. Décidément, ce pays est à part, avec son urbanisation limitée et son mode de vie très rural.

   

Un petit garçon attend son papa qui travaille dans un champs à côté.
 

Les impressions sont les mêmes en allant explorer l'est de la ville en vélo. Cette fois, nous nous écartons de la route afin d'emprunter des chemins de terre reliant les villages. L'artisanat demeure, mais la place manque pour les rizières dans ce paysage proche de la jungle. Alors, on compense par l'élevage : porcs, poulets, buffles croisent notre chemin et offrent une distraction bien ludique aux enfants qui rentrent de l'école. Mais ne rêvons pas, le tableau n'est pas idyllique : plus on s'enfonce dans la campagne, plus la pauvreté sévit et les conditions de vie sont précaires. 

 

  

C'est l'époque de la fabrication du papier. A partir du bambou, les femmes fabriquent une pâte

qu'elles étalent en couches successives sur une grande toile avant de le mettre à sécher au soleil.

Très épais, il est réputé pour sa qualité et s'exporte souvent pour des marques de commerce équitable.

 

 

 

Eternel dilemme pour un pays qui conserve ses traditions et son mode de vie, qui nous offre de merveilleux moments de dépaysement, mais qui ne permet pas encore à sa population rurale d'embrasser la voie du développement et de voir ses conditions de vie s'améliorer. L'agriculture (riz, opium, maïs, coton, tabac) demeure le principal secteur d'activité du Laos, et si les infrastrucutres se développent doucement, il est toujours l'un des pays les plus pauvres du monde, pendant que ses voisins prennent le train de la croissance en marche. Les régimes communistes Chinois et Vietnamiens ont ouvert leur économie aux marchés, aux investissements étrangers il y a quelques décennies. La démarche est très récente au Laos, et si les envahissants "amis/alliés" Chinois imposent leur omniprésence, les retombées pour la population Laotienne se font encore attendre. C'est aussi pour ces raisons que ce pays est encore si différent de ses voisins plus "démocratiques" Cambodgiens et Thaïlandais, et de ses "alliés" communistes Chinois et Vietnamiens. Dans un monde qui tend à s'uniformiser, cela ne durera certainement pas. Sans doute peut-on le souhaiter pour l'amélioration du niveau de vie de ses habitants. Mais puissent-ils ne pas perdre leur identité et leur nonchalance qui font du Laos et des Laotiens un pays et un peuple vraiment à part en Asie. 

 

Ecoliers de retour de l'école, Louang Namtha.

 

Le grand voisin Chinois, il est temps pour nous de le retrouver. Nous mettons donc cap au nord, en direction de la frontière sino-laotienne, à une cinquantaine de kilomètres de Louang Namtha, où la mystérieuse ville de Boten nous attend... 

 

Jeune femme "Lantène" vendant de l'artisanat local, en particulier des écharpes en soie.
La soie du Laos, naturelle et tissée à la main, est réputée danns le monde entier pour sa qualité.
 
 


Commentaires
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Publié à 15:14, le 16/02/2013 dans Laos, Louang Namtha
Mots clefs : fabrication papierartisanat laoslantènehmongakhalaotanlouang namthalaosminorités ethniques


Inventaire non exhaustif de la petite urbanité Thaïlandaise

Du 3 au 10 février 2013 / Khon Kaen ; Phitsanulok ; Phayao ; Chiang Raï / Thaïlande

 

Chat se reposant à l'ombre d'un stuppa, nord de la Thaïlande.

 

Initialement, ce début de mois de février devait marquer notre retour au bercail. Et puis, pris de passion pour les trains bondés asiatiques (!), nous prolongeons un poil ; un gros poil ! Car le gâteau du retour est énorme, ressemblant à un vrai contre-la-montre, entre réservations de transports et obtention de visas.

Afin de nous mettre doucement en appétit, nous prenons le parti de passer notre dernière semaine en Thaïlande en effectuant quelques sauts de puce dans le pays. Nous partons ainsi à la rencontre de petites capitales provinciales, où la chaleur de l'accueil des habitants se marie à l'atmosphère, calme et reposante, de ces cités méconnues. Si ce trait de caractère évoque leurs ressemblances, elles ont néanmoins chacune leur personnalité, ce qui fera de ce road trip dans la Thaïlande profonde un moment ininterrompu de découvertes.

 

 

Khon Kaen, ville de taille assez importante, plate et étendue, bénéficie d'une place stratégique, car centrale, dans le nord-est Thaïlandais : L'Isan. Cette grande région frontalière du Laos, au nord et à l'est, du Cambodge au sud, et irriguée par les eaux du Mékong, renferme quelques trésors méconnus, comme la route des citadelles khmères, de nombreux parcs nationaux, et quelques villes authentiques sans activité touristique.

Carrefour de toutes les routes de la région, Khon Kaen doit son dynamisme à sa position géographique, et son activité semble se concentrer essentiellement sur le commerce, de gros ou de détail, le petit service et l'artisanat. Le visiteur y découvre, en se mêlant à la population, une atmosphère très locale, loin des standards aseptisés des îles du sud. Se joindre à la clientèle du petit marché matinal pour y déguster une soupe traditionnelle, observer la sympathique population étudiante élisant domicile au McDo du coin après les cours, discuter avec les employés du petit musée national pas avares de sourires, ou essayer des chemises dans une petite boutique du night bazaar, bien aidé par une adorable vendeuse. Pas grand chose d'autre à faire à Khon Kaen ! Mais prendre le temps d'observer le quotidien citadin d'un peuple, c'est déjà beaucoup, surtout quand il est aussi attachant !

 

Marché matinal de Khon Kaen

 

Khon Kaen n'est pas une jolie ville. Elle ne possède pas de célèbres sanctuaires bouddhistes. Mais elle a bien plus à offrir aux voyageurs : une étape agréable, où l'accueil et les sourires de ces habitants sont autant de cadeaux à offrir que le patrimoine architectural ou culturel de n'importe quelle ville-musée. 

   

Phitsanulok, elle non plus, n'est pas une ville-musée. Pour preuve, l'une de ses principales attractions touristiques, la fabrique de bouddha, ressemble plus à une décharge semi-couverte où tout s'entasse. On s'attend à une fabrique marchande, avec une partie visite pédagogique, et une partie charmante boutique. On se retrouve en fait au milieu d'un hangar au fatras incroyable et d'une boutique poussiéreuse ! Mais au moins, ça respire l'authenticité, et on ne se casse pas la tête davantage !

 

Coucher de soleil sur la rivière Nan à Phitsanulok

 

La ville, quant à elle, se situe à une heure de route du site archéologique de Sukhotaï (ancienne capitale du royaume de Siam), sur la voie de chemin de fer très empruntée "Bangkok / Chiang Maï". Profitant pleinement de la présence de la rivière Nan, les habitants se détendent sur l'agréable promenade aménagée le long du cours d'eau en y pratiquant des cours de gym, ou de petits footings, sérieux pour certains, à l'intérêt plus "ciblé" pour d'autres qui effectuent de véritables sprints en bombant le torse afin d'attirer l'attention de la gente féminine !  

Tiens ! Une tête qui dépasse de la foule des runners ! Une tête blonde !! Un "farang", équipé comme un pro de la tête au pieds, quand certains Thai courent en converse, voilà qui ne passe pas inaperçu !

 

  

 Bords de rivière sportifs à Phitsanulok avec de la gym collective et du footing !

 

Le night bazaar, dont la présence est incontournable dans la plupart des villes Thaïlandaises, étale également ses stands le long de la rivière. Cela nous donne une bonne occasion de flâner au milieu des boutiques, et de déguster une excellente cuisine locale accompagnée d'une bière bien fraîche, bercés par le lent écoulement du fleuve faiblement illuminé par les lumières des petits restaurants flottants sur la rive opposée. Les propriétaires, charmant couple d'âge mûr, nous réservent un accueil toujours plus enthousiaste à chaque fois que nous revenons, même en plein après-midi, alors que la boutique est déserte, pour nous rafraîchir à l'ombre du brûlant soleil qui inonde la ville de sa chaleur. Nous ne manquons pas, grâce aux écrans présents, le dénouement d'une passionante série tv thaïlandaise, dont le suspense de l'intrigue amoureuse semble ne pas avoir d'égal ! Qu'Hitchcock remballe ses navets !

Mais à Phitsanulok, on y vient essentiellement pour son temple, en tout cas les bouddhistes ! Ayant échappé au dramatique incendie de 1960 qui a ravagé la ville, le Wat Phra Si Ratana Mahathat est donc le dernier témoin du passé de la cité. Datant du XVème siècle, l'édifice est immense et renferme en réalité plusieurs temples et cheddis. La plus grande partie du site est calme, propice à une déambulation lancinante, alternant contemplation de bouddhas, pause à l'ombre de grands stuppas et déchiffrage des fresques ornant l'intérieur des temples.

 

Le temple de Phitsanulok est un lieu de pélerinage important pour les Thaïlandais.

 

   

Les traditionelles offrandes de fleurs au Bouddha.

 

Puis nous arrivons au Phra Buddha Chinara. L'une des représentations du Bouddha les plus vénérées de Thaïlande car il symbolise une importante victoire de guerre du royaume de Sukhotaï sur les Khmers ! Pas très bouddhiste tout ça, mais le temple qui l'abrite ne désemplit pas. Les Thaïlandais viennent de tout le pays, et de nombreux moines effectuent également le petit pélerinage.

Phitsanulok, malgré son nom un peu barbare (!), charme le visiteur grâce à un savant cocktail de sourires, de vie urbaine paisible, et de quelques sites (marché, temple et rivière) où flâner devient un art de vivre.

 

Sur les conseils de Céline et Jérôme, et de leurs 3 têtes blondes, voyageurs familiaux autour du monde (lien : www.leglobedes5.fr ) rencontrés au Laos, nous posons ensuite nos petites affaires à Phayao, capitale de la province du même nom, proche de Chiang Raï.

 

Vue du Lac de Phayao.

 

La première impression, qui ne sera jamais démentie, est celle d'un retour au Laos. Le calme extrême de cette cité, vaguement troublé le matin, de ci de là, par un camion de livraison ou un petit marché qui voit s'installer ses commerçants, ou le soir, par un cours de danse en plein air, en fait une étape plus reposante que les campagnes du sud-est asiatique où le silence est régulièrement percé par les aboiements stridents d'une meute de chiens ou le chant matinal beaucoup trop précoce d'une colonie de coqs ! Ici, le silence est roi, et il s'écoute avec attention le long de la rive du lac... phayao.

Cadre agréable pour une promenade diurne, nous contemplons le long de la rive de ce lac quelques scènes de la vie quotidienne : un pique-nique d'amoureux, un pêcheur au travail sur sa petite barque, quelques restaurateurs qui ouvrent leur gargotte. Les symboles bouddhistes sont omniprésents en ces lieux propices au recueillement et à la méditation à l'ombre d'un bananier : un bouddha sauvé des eaux et exposé sur une plateforme au milieu du lac, une sculpture de naga s'échappant des profondeurs, et rappelant sa présence à chacun afin de prévenir une éventuelle mauvaise action !

 

 

2 nagas s'échappant du lac et rappelant à tous leur présence...

 

C'est alors que des étudiantes Thaïlandaises nous abordent, sans doute curieuses de l'origine de ces farangs loin des spots touristiques. Comme à chaque fois, le visage s'illumine, les yeux pétillent, à l'évocation de la France. Quand on leur confie que nous habitions Paris, l'extase est proche ! En Asie, il y a encore de la magie qui envahit l'imaginaire des gens quand on leur avoue nos origines ! On ne leur parlera pas de l'existence du "syndrôme japonais" afin de ne pas gâcher cet instant de fierté nationale !  

Le soir venu, les lieux deviennent romantiques, le ciel se parant de divines couleurs, les reflets crépusculaires se mélangeant aux lanternes lâchées vers les astres, symboles de chance et de bonheur... Le tout arrosé d'une bière Thaïlandaise bien fraîche !  

Que serait Phayao sans ses temples ? Véritable complexe à l'animation permanente, ou petit sanctuaire à l'écart de l'agitation, les wat de la ville sont nombreux et les découvrir peut relever du hasard. 

Le Wat Sri Khom Kham est grand, tellement grand que des représentations du paradis et de l'enfer, à taille humaine, dans de petits jardins, nous laissent pantois ! Comment justifier, par exemple, la présence de ce dinosaure, à l'entrée du "jardin" des damnés ? Comment interpréter ces impressionantes représentations de ces anges de l'enfer, au physique à mi-chemin entre E.T et les avatars de James Cameron ? Troublant ! Tout comme cette cérémonie, musicale et joyeuse, qui s'avère être un enterrement ! Mais après tout, dans les textes bouddhiques, la mort n'est pas une fin, mais un recommencement, loin du jardin des damnés si le défunt a produit toute sa vie de bonnes actions.

 

Procession pour un enterrement, mais ici tout le monde rit, chante et nous fait "coucou" !

 

Juste en face le Wat Sri Khom Kham, de l'autre côté de la grande route, se dresse un immense escalier de pierre, au milieu de la végétation, et gardé par 2 longs nagas s'étalant comme de véritables rampes tout le long des marches. Nous commençons l'ascencion. Il fait chaud, et c'est haut ! Mais en arrivant, nous découvrons un petit sanctuaire au milieu des pins, gardé par un vieux moine assis en tailleur, et que nous tirons bien involontairement de sa méditation. Très gentiment, il nous salue et nous remercie pour notre présence. Ici, pas d'enfer, pas de gai enterrement, juste un grand stuppa doré censé renfermer de vieilles reliques de hautes personnalités du bouddhisme de la région. Un grand auvent abrite un buddha et ses gardiens. Le silence est presque déstabilisant. Nous nous asseyons, apprécions les lieux un moment, puis sortons en remerciant notre vieux moine, le laissant dans sa quête de l'Eveil.

 

Après une rude montée, ce temple de Phayao récompense tous nos efforts.

 

Nous regagnons les rives du lac, sous l'intense chaleur de la Thaïlande, conscients que nos 2 mois dans le pays s'achèvent, nos 5 mois en Asie du Sud-Est également.

 

Nous continuons vers le nord, et bouclons la boucle Thaïlandaise. Chiang Raï fut notre première étape il y a 2 mois, elle sera aussi notre dernière.

Le plaisir n'est pas moins fort quand il ne s'agit pas de découvertes, mais de retrouvailles. Nous avions bien aimé cette ville, son ambiance. A la fois relaxante et dynamique. Elle semble de taille parfaite. Nous goûtons une dernière fois aux saveurs culinaires de la Thaïlande sur la grande place du marché de nuit, nous nous perdons dans la périphérie où les sourires des gens, une fois de plus, illuminent leur visage et égayent notre journée, nous rattrapons des oublis de notre précédent séjour, comme la visite de l'incontournable white temple, à l'architecture extérieure extravagante, et aux fresques intérieures... déroutantes, où superman croise la route de batman, et où les attentats du 11 septembre semblent avoir été commis par un démon tout droit sorti des livres bouddhiques, le tout dans un style moderne et très coloré !

 

Comme si nous n'étions pas assez chargé, et comme si nous prenions l'avion le lendemain pour rentrer au pays, nous faisons l'acquisition de quelques souvenirs de taille respectable, notamment un bouddha en bois ! Peu favorable à l'idée de les trimballer pendant 1 mois et demi dans divers transports asisatiques, je me résouds finalement à l'indispensable achat face à l'enthousiasme immodérée de Lucy qui pense déjà comment agencer ces discrètes figures bouddhiques dans un futur salon !

 

Et voici le temple le plus original de Thaïlande, entièrement blanc et aux fresques ultra-modernes !

Une fin en beauté, car désormais, les temples, CA SUFFIT !!

 

10 février : alors que des pétards ont explosé toute la nuit (les restes jonchent le sol des rues de la ville qui semble s'être parée de rouge) afin de célébrer le nouvel an chinois et le passage à l'année du serpent, nous nous réveillons avec de petits yeux, réalisant que nous sommes arrivés à l'avant dernier jour de notre visa Thaïlandais. Nous sautons dans un bus en direction de Chiang Khong, ville frontalière du Laos. Une nouvelle traversée du Mékong en barque (voir l'article : http://jusquauboutdelasie.uniterre.com/234250/Laos++Tha%C3%AFlande%2C+d%26%23039%3Bun+monde+%C3%A0+l%26%23039%3Bautre.html) et quelques formalités plus tard, nous revoilà, pour quelques jours, au "pays du million d'éléphants".

 

 

Ci-dessus et ci-dessous, offrandes aux esprits pour le nouvel an chinois, Chiang Rai.

 

 

 



Commentaires
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Publié à 04:08, le 11/02/2013 dans Thailande, Phitsanulok
Mots clefs : phayaophitsanulokkhon kaenurbanité thaïlandaisechiang raïwatnight market


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Prendre le temps. Prendre le temps avec les gens, avec la vie, avec nous-même. Prendre le temps de découvrir des cultures, des langues, des coutumes. Prendre le temps d'apprendre des autres, d'apprendre à se débrouiller dans un environnement totalement inconnu, d'apprendre sur soi. Pour prendre ce temps, quel meilleur moyen que de se déplacer en train depuis Paris jusqu'au bout de l'Asie...

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